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Contrat de mariage Gilles VAILLANT et Marie Reine LENGRAND : 18.02.1746 [2E26-82]

Pardevant les notaire Royal et témoins residens a Cambray soussignés furent presens Gilles Vaillant, fils a marier et majeur des feus Auger et de Marie Adrienne Dascotte demeurant au village de Catenier, accompagné d'Olivier François Vaillant son frère demeurant à Fontaine à Bauvois, Pierre Joseph Daillencourt son beau frère demeurant audit Fontaine a Bauvois d'une part ; Marie Reine Lengrand fille aussi a marier de feu Ignace et d'encore (vivante) Marie Jeanne Brulant d'icelle assistée et accompagnée de Jean Michel Brulant son oncle, de Marie Elisabeth et Marie Jeanne Lengrand ses deux sœur demeurantes au village de St Hilaire d'autre part ; lesquels pour parvenir au mariage projetté, traité et pour parlé qui se doit solemniser a bref terme entre ledit Gilles Vaillant et lad. Marie Reine Lengrand sont convenus comme s'ensuit

Premierement quant est des biens et portements de mariage dudit Vaillant futur époux icelui et ses assistants ont déclaré qu'il lui appartient suivant leur partage une demie mencaudée de terres jardinage amazée situé audit Cattenières tenant à Jean Baptiste Bricout, à Jean Delacourt, et au Warescaix il lui appartient aussi six mencaudées de terres labourables mainfermes en plusieurs pièces au terroir de Cattenières, savoir, deux mencaudées et demie tenantes à Jaques Soyez, à Claude Cardon et au Warescaix au chervis du bois. Item une mencaudée tenante et en deux pièces à Jean Hego et Philippe Leducq, finalement Cinq boitellées tenantes a Servais Bricout, a Jacques Foriere et aux terres de la cure, il tient aussi trois mencaudées et demie de terres a cense dont deux et demie appartiennent a monsieur Mairesse de la ville de Cambray, et l'autre a la fabrique de St Géry qui est tous le port de mariage dudit futur époux dont la future épouse et assistants se sont contentés et en duquel mariage lesdits Olivier François Vaillant son frère et Pierre Joseph Daillencourt son beau frère a titre de Marie Catherine Vaillant sa femme qui viendra ratifier ces présentes ont renoncé aux parties de terres ci-dessus déclarées au profit du futur époux comme ils ont déclaré d'avoir fait ci devant par leur contrats de mariage qui sortiront leur plein et entier effet,

Et venant au port de mariage de ladite Lengrand future épouse sa dite mère lui donne la somme de cinq cens cinquante florins monnaie de Flandres, payables a sa commodité ; conditionné cependant qu'au cas que ladite Brulant mère vienne a mourir sans avoir payé ladite somme, ou partie d'icelle. Les futurs époux la prendra sur son hérédité mobiliaire et sur les rentes qui peuvent lui appartenir, sous laquelle clause le présent mariage ne s'ensuivrait ; elle lui donne aussi trois mencaudées de bled tous les trois ans, un coffre, une couverte a son choix et une paire de draps de la toile neuve pour faire une paillasse et un chevet et autre paire de draps, elle partagera aussi également avec ses autres frères et sœurs ses immeubles venant tant de son chef que de celui de leur père après son décès au moyen de tous quoi la future épouse renonce du consentement de son futur époux à la succession mobiliaire de sa dite mère ; qui est aussi tous son port de mariage dont le futur époux et assistants se sont contentés.

Convenu et expressement stipulé qu'au cas que Jean Pierre Lengrand, frère de la future épouse vienne a mourir mineur ou sans avoir disposé de trois fiefs qui lui appartiennent dans trois différentes seigneuries, celle de ses sœurs qui lui sera habille à lui succéder en totalité sera tenue de retourner la somme de 1000 florins a ses autres sœurs et ce seulement quand celle qui en aura atteint la propriété en aura la jouissance en totalité et que lesdits trois fiefs soient divisibles et que la totalité d'iceux ne tombe pas à la même personne, ladite somme de mille florins sera reparti au prorata sur la valeur d'iceux a estimer, et si celle de fille au cas susdit a laquelle ils tomberont ne veut fournir ladite somme a ses autres sœurs, ils seront vendus ou partagés pour être le prix reparti au profit de qui il appartiendra au désir de la coutume des lieux de la situation desdits fiefs à quel effet cependant se feront au besoin tous actes et autres devoirs requis et nécessaire autant que cette stipulation pourra avoir lieu ; finalement convenus que le survivant desdits futurs époux tant avec que sans enfants sera héritier mobiliaire et viager respectivement des immeubles venus et à venir tant fiefs que mainfermes que délaissera le prémourant a charges des dettes, obsèques et funérailles d'icelui pour lequel usage se feront des devoirs au cas que fiefs échoient à l'un ou l'autre des futurs époux a l'accomplissement duquel contrat de mariage les parties ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur & promettant --- et venant au ---. Fait et passé audit St Hilaire le dix huit de février mil sept cens quarante six et ont signé a la réserve dudit Olivier François qui a fait sa marque pour ne savoir écrire de ce enquis et interpellé en présence de Jean Michel Brulant qui a déclaré n'avoir aucun intérêt dans le contrat et vouloir bien signer comme témoin et Jaques Eugène Quarré tous deux témoins a ce requis et appelés.

Suivent les signatures de Gille Vailliant Marie raine lagrand Mariejenna brulant Pierre Joseph daliencour Marie Elizabeth Lengrand J.M Brulant. Suivent les marques de : Olivier François Vaillant Marie Jeanne Lengrand.

Et ce depuis est comparue Marie Catherine Vaillant femme dudit Joseph Daillencourt laquelle pour satisfaire à la promesse faite a son dit mari, après lecture a elle faite du présent contrat de mariage a déclaré de l'approuver et ratifier en tout son contenu et a fait sa marque pour ne savoir écrire de ce enquis et interpellée a Cambrai le quinze avril mil sept cent quarante sept en présence de Jacques Eugène Quarré et André François Baret, praticien, témoins a ce requis et appelé. Suit la marque de Marie Catherine Vaillant.

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