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Contrat de mariage Pierre Antoine LALIN et Marie Jeanne Thérèse HEGO : 10.01.1736 [2E26-74/448]

Du dix janvier mil sept cent trente six par devant les notaires royaux résidents à Cambray soussignés furent présents Pierre Antoine Lalain fils à marier de feu Jean Philippe et d'encore vivante Catherine Jeanne Deleau demeurant à Marcoing assisté de sa mère, de Jean Estienne Martin censier demeurant à Cagnicourt et Jeanne Marie Deleau sa femme son oncle allié et propre tante, de Jean Philippe Lalain son frère, de Jean-Baptiste Petit, censier de la cense de Belaise son cousin issu de germain d'une part. Marie Jeanne Thérèse Hégo fille aussi à marier de Jean et de Marie Elisabeth Bricout demeurants à Cattenières accompagnée de ses père et mère, d'Olivier Bricout, son père grand, de maistre François Bricout prêtre chapelain de Marcoing son oncle, de Maximilien Hégo, son frère, de Pierre François Lefebvre son beau-frère, d'autre part et reconnurent les dites parties que pour parvenir au mariage entre elles pour parler qui de bref au plaisir de Dieu se fera et solemnisera en face de notre mère la sainte église si elle y consente et accorde d'avoir convenu de ce que s'en suit. 
 
Premièrement quant au port de mariage du futur époux, il a déclaré jointement sa dite mère et ses assistants que de la succession du dit Jean-Philippe Lalain son père, il lui compte et appartient onze mencaudées de terres labourables en une pièce au terroir de Crêvecoeur ??? à présent trois fiefs ??? de la baronne du dit Crêvecoeur suivant l'arrangement et choix fait avec son frère aîné Jean Philippe Lalain à l'intervention des dits Jean-Baptiste Petit et d'Antoine Boulanger aussi présents leurs tuteurs établis pour la règle de leurs biens pour les bailly et hommes de fiefs de la dite baronne tenantes les dites onze mencaudées aux terres de la dame de Revelon présent ses hoirs, aux terres de la cense de Vinchy et au chemin de Marcoing à la rue des vignes et comme sa dite mère avoir droit d'usufruit en iceluy fiefs. Elle y a renoncé et renonce au profit du futur mariant son fils acceptant en faveur de ce mariage. De plus sa ditte mère ??? dire le prédit Jean Philippe Lalain son frère aîné âgé de vingt et un ans ou environs promet lui fournir et compter acceptant la somme de trois cent cinquante florins une fois lorsque le prédit Jean-Philippe prendra état honorable, au moyen de quoi le même futur mariant du gré et consentement de sa ditte mère et de la future épouse a renoncé et renoncé à la part qu'il doit avoir de la succession de ses père et mère en la maison, jardin et héritage ou elle fait actuellement sa demeure au dit Marcoing contenant trois boitellées de terres ou environs tenantes d'une part au warescaix ou ruelle menant de l'église à la cense de Famas à autre warescaix des ??? du premier à la rue des juifs menant aussi de la ditte église à la même cense et en lisière a l'héritage de Sainte ??? et ce au proffit singulier du dit Jean Philippe son frère la ditte maison jardin et héritage ayant été estimé par les parties intéressées à la somme de mil quatre cent florins, a été convenu que le prédit Jean Philippe Lalain venait à mourir sans hoirs légitimes ou sans disposition valable, la prédite maison, jardin et héritage appartiendra à l'une de ses deux sœurs en payant et retournant aux autres frères et sœurs à chacun un tiers de la dite somme de mil quatre cent florins avant dette ! La dite Catherine Jeanne Deleau a encore déclaré qu'après son décès ce trepas appartiendra au dit futurs mariants son fils un fiefs d'une mencaudée deux pintes relevants de Marcoing et situé au terroir du même lieu tenantes à quarante mencaudées de la cense de Famas a une razière d l'église de Marcoing et aux terres occupées par Joseph Defontaine de Ribecourt et cent aussi suivant le choix arrangement et partage fait entre les enfants au regard des terres main fermes. Elle seront partager également entre tous les frères et sœurs après le décès de leur mère qui a droit d'en jouir pendant sa vie qui en son portement de quoi sa future épouse se contente. 
 
Au regard du portement de la même future épouse le prédit Olivier Bricout, son père grand du gré et consentement de ses enfants ci-dessus nommés lui donne acceptante la maison, jardin et héritage ou il fait actuellement sa demeure au dit Cattenières contenant trois boitellés deux pintes de terres mains fermes ou environs au dit Cattenières tenantes à un jardin et héritage tenue en arrentement de l'abbaye de Saint Sepulchre occupé par Philippe Leducq a une mencaudée de Gaspar Lasselain et a la rue menant de Cambray à la cense de Besain lui donne pareillement cinq chevaux arnachés et un poulain, ses chariot, herses arnaits et autres ustensiles de labour les meubles meublants la maison, trois vaches, tous les cochons et poulets de la cour, en laquelle donation sont aussi compris les granges, pigeonniers et autres bâtiments, lui rétrocède de plus sous le bon plaisir des propriétaires pourlesquels il promet faire agréer les futurs mariants, le droit de bail et occupation des terres qu'il tient à cense de plusieurs particuliers consistant en vingt et un ou vingt deux mencaudées de terres à la solle de tous quoi les même futurs conjoints pourront du jour de leurs épousailles en payant les vendages et autres submissions locatives sauf les réservations ci-après. Il promet encore de nourrir les futurs conjoints et leurs bestiaux jusqu'au compris le premier d'août prochain en travaillant à son profit, le dit Olivier Bricout se réserve pendant sa vie une chambre de son choix pour sa demeure, son lit, ses linges, ses habits et autres nippes servant à ses corps et chef tel coffres et quelques pièces de mariage dont il aura besoin. Il se réserve de plus jouir en forme et disposer à sa volonté huit arbres montants tant ormes que frêne, croissants sur l'héritage ci-dessus donné, Item l'usage d'un cheval lorsqu'il en aura besoin ou d'une vache autant de pigeons du pigeonnier qu'il aura besoin au moins deux coupes par semaine : les futurs conjoints lui fourniront aussi annuellement pendant sa vie une ??? veut dire la voiture de la forêt de Mormal ou autre bois à la même distance un cochon gras de la valeur de neuf ou dix florins trois tonnes de forte bière et une de petite ou sept rasières de ??? à son choix, les mêmes futurs conjoints jouiront à titre de bail et occupation pendant la vie du dit Olivier Bricout de toutes ses terres de patrimoine et de propriété en payant annuellement pour rendage deux mencauds et demie de bon bled ??? mencaudées quand bled y aura ou avoir devra et autres submissions locatives payables au jour de Saint-André de chaque année. [dont le premier rendage ??? au jour de Saint-André prochain de cette présente année mil sept cent trente six] Le dit bled bon secq et ??? tel qu'à bonne cense appartiendra vendu et livré en sa maison ou il fera sa demeure ou à Cambray à son choix item le dit maistre François Bricout donne à la future mariante sa mère la propriété de trois mencaudées de terres labourables main fermes au terroir de Cattenières en une pièce tenants au chemin de Cambrai au Cateau Cambrésis, à cinq boitellées occupées par François Benicourt et à cinq boittelées du sieur ??? avec promesse d'en faire les oeuvres de loin nécessaires à la charge de son usufruit, lequel usufruit consistera en deux mencaudées et demie de bon bled par chaque mencaudée dépouillée tel qu'est ci-devant dit en payant aussi par la future épouse toutes submissions locatives, les mêmes futurs époux feront aussi annuellement au profit du dit sieur Bricout pendant sa vie trois voitures de bois ou il trouvera ??? en payant par lui le prix des dits bois et les petits frais des dites voitures. Et comme par le contrat de mariage du prédit Maximilien Hégo le prédit Olivier Bricout son père grand s'est obligé de labourer à son profit et de toutes ??? une rasière de terres, pendant la vie du dit Olivier, iceux futurs mariants y satisferont à son entier acquit et des charges au moyen de tous quoi la future épouse du gré et consentement de son futur mari a renoncé et renonce à la succession nobiliaire de ses père et mère au profit de ses frères et sœurs ainsi et de la manière que ses dits père et mère voudront disposer, elle renonce pareillement à tel part et droit qu'elle devait avoir à la maison jardin et héritage ou ses dits père et mère dont actuellement leur demeure contenant trois boitellées de terres ou environs au dit Cattenières, aussi bien qu'à la brasserie et ustensiles d'ycelle tenantes à trois boitellées occupées par Thomas Sédent à une mencaudée des héritiers d'Hubert Pilliet et à la Grande Rue, mais elle aura pour au reste de la succession immobilière de ses dits père et mère qu'ils délaisseront et qui ne seront point valablement disposés.
 
Les dits Olivier Bricout, Jean Hégo et Marie Elisabeth Bricout sa femme de lui autorise déchargent la future épouse de toutes dettes jusqu'à ce jour. En reconnaissance et considération des avantages ci-dessus faits à la future épouse par le prédit Olivier Bricout les futurs conjoints promettent et s'obligent de lui payer et retourner acceptant la somme de deux mil florins une fois savoir mil quatre cent florins en dedans le mois d'août prochain exclusivement pour aquoy parvenir les mêmes futurs mariants vendront les prédittes onze mencaudées de terres au trois fiefs au terroir de Crêvecoeur en obtenant pour ce tout décret nécessaire attendu la minorité des dits futurs conjoints et si le prix ne suffit point pour bon vendra aussi le fief d'une mencaudée deux pintes au terroir de Marcoing donné au même futur mariant, au regard des six cent florins restants, ils seront payer au dit Olivier Bricout par les futurs conjoints ou à ses aïeux causes en six payements égaux qui seront de cent florins chacun par année dont le premier eschera aux Pasques que l'on dira mil sept cent trente sept pour aussi ??? de payer d'an en an jusqu'à plein et entier payement de la sus-ditte somme de six cent florins. Bien entendu que la ditte somme de mil quatre cent florins tiendra nature de fond au dit futur mariant et ayant cause et suivront ses ????????? que de ce mariage il y ait enfant ou non, laquelle somme de mil quatre cent florins néanmoins ne pourra l'exiger qu'après le décès de la future épouse dont et de tous quoi les mêmes futurs mariants et assistants aussi bien que toutes les autres parties se tiennent contents et apaisés. Ce fait a été conditionné entre toutes les parties qu'à la dissolution de ce mariage son a enfant vivant ??? à naître ou non le survivant des futurs conjoints sera héritier mobiliaire et jouira pendant sa vie des immeubles du décédé, de tels natures qu'ils furent et où ils puissent être situés et ??? eschues ou à escheoir car les parties en sont aussi convenus dérogeant au besoin de tout us, lois et coutumes à ce contraire aux promesses même d'en faire toutes œuvres de lois nécessaires devant ou après les épousailles et pour faire valoir et ??? effet aux renonciations, donations, cessions et autres clauses ci-dessus précisées. Concernant les immeubles l'on fera aussi toutes œuvres de loi devant ou après les épousailles et l'on obtiendra pour ce touts décrets et autorisations de justice que besoin sera et aux dépens de qui il appartiendra.
 
A l'accomplissement de toutes lesquelles clauses et conditions les mêmes parties comparantes chacune en leur égard ont obligé leurs personnes et leurs parents et advenir sur soixante sols tournois de peine et renonçant à choses contraires notamment les comparantes au droit du sénat consul Veleyan et l'authentique si qua mulier à elles expliquées aussi fait et passé à Cambrai les jours et an sus-dits et à l'instant le dit Maître François Bricout pour certaine considération et en faveur de ce mariage a déchargé et des charges le dits futurs mariants des deux voitures ci-devant stipulé de sorte qu'au lieu de trois ils n'en feront qu'une annuellement et si on fournir au dit Olivier Bricout ou à ses ayants causes la prédite somme de deux mil florins à un seul payement avant ou pendant le 1er août prochain, en ce cas les mêmes futurs conjoints ne payeront pour rendage des terres patrimoine et de propriété du dit Bricout père grand que deux mencaudéss de bled au lieu de deux et demie de chaque mencaudée quand bled y aura ou avoir deux bien entendu qu'il sera libre au dit Olivier Bricout de demeurer et vivre avec les futurs conjoints et en ce cas ils seront obligé de le nourrir, comme à sa condition appartient et de subministrer tout ce qu'il lui sera nécessaire tant en bonne faute qu'en maladie ; ce faisant ils seront déchargés des trois tonnes de forte bière une de petite et des fortunes qu'ils devaient faire annuellement aussi bien que du cochon gras facilement. Néanmoins, si ledit Olivier Bricout venait à être attaqué d'une longue maladie les futurs conjoints ne seront point tenus lui fournir les aliments nécessaires et se tiendront à ce qu'on doit lui fournir annuellement. 
 
Signatures : 
Pierre Antoine Lalain 
Marie Jeanne Thérèse Hégo 
Jean Etienne Martin 
Jeanne Marie Deleau 
Jean Philippe Lalain 
Antoine Boulanger 
Jean Hégo 
Olivier Bricout 
François Bricout 
Maximilien Hégo 
Pierre François Lefebvre 
Jean-Baptiste Petit 
Maître Queulain 
??? 
 
Marques : 
Catherine Jeanne Deleau 
Marie Elisabeth Bricout 
 
Et du depuis ??? le quatorze juillet mil sept cent trente six par devant le même notaire est comparu le sus-dit Olivier Bricout, demeurant au village de Cattenières, reconnut d'avoir reçu des mains de Pierre Antoine Lalain et Marie Jeanne Thérèse Hégo la femme de lui autorisée ??? la somme mil quatre cent florins monnaie de Flandres a compte de deux mils dites monnayes pour le premier payement de la somme de deux mil florins, de laquelle somme de mil quatre cent florins, il cite et décharge les dits Pierre Antoine Lalain et Marie Jeanne Thérèse Hégo et tous autres citoyens et a signé à Cambrai les jours et an sus-dits. 
 
Suivent les signatures de Olivier Bricout et Queulain 
 
Et à l'instant sont comparus les sus-dits Pierre Antoine Lalain et Marie Jeanne Thérèse Hégo la femme de lui autorisée demeurant à Cattenières, lesquels ont déclaré que la dite somme de mil quatorze cent florins ??? scavoir douze cent florins les droits ??? ?? préalables déduits de la vente de onze mencaudées de terres labourables tenues en trois fiefs de la ??? de ??? provenantes du dit Lalin qu'ils ont vendu : jointement Jean Hégo, beau et propre père, et Antoine Boulanger leur cousin tous deux leurs tuteurs établis par justice et les ??? et florins leur ont été comptés et fournis par leur dite mère acompte de ce qu'elle ?????? ou son fils leur compter pour les causes reprises au présent contrat de mariage, de laquelle somme de quatorze cents florins provenant de la vente des dits trois fiefs, ils déclarent en décharger leurs dits tuteurs et de celle de deux cents florins, la sus-dite Catherine Jeanne Deleau et tous autres citoyens au dit Cambrai les jours et ans sus-dits. 
 
Suivent les signatures de Pierre Antoine Lalain, Marie Jeanne Hégo, Queulain 
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