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Contrat de mariage Nicolas François LARGILLIER et Marie Thérèse HUTIN : 29.10.1727 [2E26-439]

Comparurent personnellement Nicolas François Largillier fils à marier de Jacques et d'Antoinette Glay demeurant à Marquette accompagné de ses dits père et mère d'une part Marie Thérèse Hustain fille aussi à marier de Philippe et de Marie Michelle Foriere demeurant en cette ville de Cambray accompagné de ses dits père et mère de Jean Hutain et Gilles Hutain ses frères d'autre part et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre elles pour parler qui de bref au plaisir de Dieu se fera en face de notre mère la Ste Eglise si elle y consente et accorde et avant qu'il y ait aucun engagement entre elles d'avoir convenu comme s'en suit.
 
Premièrement quant est des biens et portement en ce mariage dudit futur mariant iceux ses père et mère ladite femme de son mari autorisée déclarent que leur dit fils aura part égale à l'encontre de ses frères et sœurs dans leur succession immobiliaire à l'exception seulement du jardin et héritage amazé de maison et autres édifices où ils font actuellement leur demeure audit Marquette dans lequel il n'aura aucune part ni plus que dans les meubles meublants effets mobiliaires pour tels réputés qui appartiendront à celui ceux ou celles au profit desquels lesdits père et mère en disposeront qui est le portement du même futur mariant duquel sa future épouse se contente.
 
Et au regard du portement de la même future mariante iceux ses père et mère ladite femme de son mari autorisée lui donne acceptant une maison jardin et héritage situé au village de Cattenières contenant une boistellée de terres ou environ tenant à l'héritage de François Ségard, au chemin de Cambray à la cense de Besain et d'un autre jardin occupé par ledit Segard de quoi elle jouira du jour de ses épousailles, à l'exception cependant des bois et …d'une place qui appartient à Noël Hustain qui est le portement duquel son futur mari a dit s'en contenter, après que lesdits Hustain et sa femme ont encore déclaré que la future mariante aura part égale dans leur succession immobiliaire à l'encontre de ses frères et sœurs, et au regard de leurs successions mobilaires elle n'aura aucune part, laquelle appartiendra à ses frères ou l'un d'eux ainsi qu'ils trouveront convenus. Finalement déclarent qu'elle jouira du jour de son mariage et en avant jusqu'au décès de ses dits père et mère d'une demie mencaudée de terres au terroir dudit Cattenières tenant à trois mencaudées de l'abbaye de Fontenelle occupées par Jean Baptiste Fiefvet, à demie mencaudée de Jérôme Leclercq, et à dix mencaudées de l'abbaye de Saint Sépulcre en cette ville occupées par Philippe Leducq. Item jouira encore comme dessus du tiers d'une mencaudée de terres labourables à prendre du côté et tenant à vingt mencaudées de ladite abbaye de Saint Sépulcre et à un tiers appartenant à Noël Hutain, d'autre à quatre mencaudées de l'église de Cattenières et du tiers d'une autre mencaudée tenant à une mencaudée d'Hubert Lasselain, à trois mencaudées des pauvres du même lieu et au chemin d'Estourmel à Haucourt. 
 
Convenus entre les parties qu'à dissolution de ce mariage soit à enfant ou non le survivant d'eux deux demeurera héritier mobiliaire du décédé en payant toutes (dettes) et funérailles d'icelui. Si la future mariante vient à mourir par avant son futur mari à enfant ou non, icelui demeurera propriétaire du jardin et héritage repris au portement d'icelle pour quoi les parties promettent au besoin d'en faire les œuvres de loi nécessaires devant ou après leurs épousailles. Pareillement si le futur mariant vient à mourir avant la future épouse à enfant ou non icelle sera propriétaire de deux coupes de terres labourables à prendre à son choix dans les immeubles que délaisseront lesdits Largillier et sa femme de quoi le futur mariant jointement ses dits père et mère lui en font donation acceptante dérogeant à cet effet à toutes us lois et coutumes à ce contraire, les parties ayant aussi convenu ce sans lesquelles conditions le présent contrat n'aurait été fait ni advenu. Si ledit Hutain père vient à mourir avant sa femme il lui sera libre de faire sa demeure dans une place de la maison et héritage ci-devant marqué à son choix si mieux vraiment les futurs conjoints de lui en faire construire une nouvelle qui leur demeurera réservé après son décès. 
 
A l'accomplissement desquelles clauses et conditions les parties comparantes ont obligé de leurs personnes et biens terres et héritages présents et advenir accordant sur …toute sureté de droit sur soixante sols tournois …peine à donner et servir à tels juges qu'il appartiendra acceptant …que de besoin soit ou serait à juger nos seigneurs de la cour de parlement de Flandres à Douay ainsi fait et passé à Cambray par devant le notaire royal y résidant soussigné le vingt neuf d'octobre mil sept cent vingt sept, présent et à l'intervention de Charles Ciprien Largillier frère du futur mariant et de Bauduin Queulain témoins à ce requis signés Nicolas François Largillier, Marie Thérèse Hustain, marque de Antoinette Glay pour ne savoir écrire ni signer, Jacques Largillier, Philippe Hutain, marque de ladite Marie Michelle Foriere pour ne savoir écrire, Charles Ciprien Largillier, Jean Hutain, B.Queulain et comme notaire A.Queulain avec paraphe. 
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