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Contrat de mariage Philippe LEDUC et Marie Françoise SEGARD : 19.02.1724 [2E26-360/438]

Aujourd'hui dix neuf de février mil sept vingt quatre, par devant nous notaires royaux résidant à Cambray soussignés furent présents Philippe Leducq laboureur demeurant au village de Cattegnieres, veuve de feue Anne Ursule Crinon, accompagné de Jacques Direz, père grand de sa feue femme, de Christophe Crinon son beau-père, d'Antoine Hutin son oncle allié, de Philippe Hutin, son neveux d'une part Marie françoise Ségard fille à marier de feu Jacques Philippe et d'encore vivante Adrienne Hennino demeurante au lieu, accompagnée de sa dite mère, de Jean François Ségard son frère, de Jacques Hennino son oncle maternel d'autre part. Et reconnurent les dite parties pour parvenir au mariage entre elles pour parler qui de bref au plaisir de Dieu le fera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consent et accorde et avant qu'il y ait aucun engagement entre les Philippe Leducq et Marie Françoise Ségard futurs marians d'avoir convenus comme s'en suit 
 
Premièrement quant est des biens et portement en ce mariage dudit futur mariant sa future épouse a déclaré s'en tenir pour content et appaisée sans qu'il soit besoin d'en faire ici aucune déclaration ni spécification.
 
Et au regard du portement de la même future épouse, son futur mari a pareillement déclaré de s'en tenir pour content et appaisé sans qu'il soit besoin d'en faire ici aucune déclaration ni spécification. 
 
Et comme le futur mariant est chargé de trois enfants qu'il a reconnu de sa feue femme nommées Caroline Euphroisine, Marie Anne Joseph et Jeanne Leducq, il déclare que pour les causes et raisons reprises au décret de monsieur Lemercier audiencier de l'officialité de cette ville en date du cinq du courant ci-joint dument controllé et insinué ce jourd'huy, il compte et appartient auxdits enfants la somme de deux mils quatre cens florins, monnaye de Flandres, que les futurs conjoints devront leur payer et founir lorsqu'ils prendront état honorable ou atteint l'âge de vingt ans jusqu'auquel terme ils seront obligés les nourrire et entretenir enseigner et faire endoctriner comme à leur état et conditions appartient en rendant leurs peines et services au profit des dits futurs conjoints ou survivant qui jouiront des biens des jeunes enfants pendant ces temps. De plus lesdits trois enfants auront encore quatre mencaudées de terres mainfermes situées en plusieurs pièces au terroir dudit Categnières provenant de Jeanne Marguerite Leducq leur tante paternelle lesquels quatre mencaudées seront partagées entre elles trois au cas qu'il y ait un enfant male de cette future conjonction et s'il n'y en avait point en ce cas la moitié leur appartiendra et partageront par teste l'autre moitié entre elles et les enfants à naître dudit mariage. A ladite Marie Anne Joseph Leducq, seconde fille dudit futur époux appartiendront seule deux autres mencaudées de terres labourables au terroir dudit lieu que le même futur mariant vient d'acquérir et dont les devoirs se feront au profit de la seconde fille et desquels ses deux soeurs seront héritières au cas qu'elle vienne à mourir enfant avant leur père desquels avantages ci-dessus faites auxdites trois filles tant en argent qu'en terre. Elles seront aussi héritière l'une de l'autre parmi quoi les futurs mariants, leur père ne pourra être inquiété par ses trois filles pour les huit cent florins qu'il a reçu acompte de la succession de leur mère ni pour la renonciation qu'il prétend faire en qualité de père et tuteur légitime d'icelles aux deux héritages mentionnés auxdittes règles et décret. Et comme tous les habits, linges, bagues et joyaux de ladite Crinon sont présentement es main de soeur Marie Béatrice Leducq religieuse aux sources grises aux sœurs grises du Quesnoy leur dit père déclare qu'ils appartiendront aux dittes trois filles à leur fournir au terme cy devant déclarée et de quoi elles seront aussy héritières l'une de l'autre aussi bien que d'une paire de draps à chacune que les mêmes futurs mariants devront aussy leur fournir audit terme suivant leur condition.
 
Convenue entre les parties qu'a dissolution de ce mariage soit à enfant ou non, le survivant des futurs mariants sera et demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles actions mobiliaires et pour tels réputés que délaissera le pré-mourant en payant toutes les dettes et funérailles du décédé en quoi la dite somme et tout ce que dessus sera comprise. A l'accomplissement desquels clauses et conditions les parties comparantes ont obligées leurs personnes et biens terres et héritages présents et advenir sur soixante sols tournois de peines & Renoncant à choses contraires passés audit Cambray.
 
Monsieur le révérend official de Cambray juge ordinaire remontre très humblement Philippe Leduc demeurant au village de Cattegnières veuf d'Anne Ursule Crinon qu'en contractant son mariage le père de sa dite femme n'était obligé de lui payer que sept cent florins de formeture au lieu de quoi on lui a promis quinze cents florins qu'il a effectivement reçu. il est écrit dans ledit contrat que cette somme le paye acompte de la succession future. Il a été lors conditionné verballement entre tous les parents et assistants que c'était pour renoncer à la part et moitié que la dite femme avait dans la maison et héritage ou son père faisait sa demeure à Elincourt, et pour renoncer ausi au quart d'un autre héritage tenant de trois sens au wuarescai du seigneur et au presbytère qu'appartenait à ladite femme du chef et succession de sa mère pour le dernier et le premier avoir été acheté par les père et mère de sa dite femme et conditionné pour les enfants procréés de leur deux chairs. Le ??? s'était engagé verballement avec sa femme d'en faire les devoirs lorsqu'elle aurait été majeure s'étant marié à l'âge de dix neuf ans, mais ces devoirs n'ont point été faits quoi qu'elle en avait vingt huit ans au temps de sa mort, ledit ??? désirant de rendre la justice qui est due à son beau père désirerait de faire lesdits devoirs et comme il va se remarier il s'est arrangé avec les parents de sa dite femme sur l'intérêt des trois enfants mineurs qu'il a retenu deladite Crinon de la manière suivante. Il leur assignera pour eux trois deux mille quatre cent florins de formeture dont ils seront héritier l'un de l'autre. 
 
Il vient d'acquérir deux mencaudées de terre dont les devoirs ne sont point encore faits qu'il donnera à Marie anne Joseph Leduc sa seconde fille et dont ses deux autres soeurs germaines seront aussi héritières au cas qu'elle vienne à mourir sans enfants avant le ??? Il donnera encore à ses dites trois filles quatre mencaudées de terre mainfermes provenantes de sa soeur qui sont réputées acquet suivant le contrat de mariage du ??? avec sa site femme dont elles seront ausi héritières l'une de l'autre à l'exclusion des enfants du second mariage ne soit que dudit second mariage il n'y ai ppoint de garçon auquel cas la moitié des quatre mencaudées du chef du ??? se partagera egalement par tete entre les enfants tant de l'un que de l'autre mariage. Au nom de tous ces avantages, il ne pourra point être inquiété par les trois enfants qu'il a à present pour les huit cent florins qu'il a reçu à compte de la succession de leur mère ni pour la renonciation qu'il prétend faire en qualité de père et tuteur légitime de ses dits enfants aux deux héritages ci devant mentionnés. 
 
Ce considéré monsieur il vous plaise entendre Jacques Direz bisaieul maternel de ses dits enfants qu'il vous plaira de leur établir pour tuteur subrogé et en conséquence les autoriser de faire les devoirs de renonciation cession et vente desdits deux parts de jardin et héritage amaré au profit de Christophe Crinon et Catherine Milot sa seconde femme parmi les avantages que le ??? fait à ses dits enfants qui leur prendront lieu de tout remploy et dédommagement accordant à cet effet votre décret. Quoi faisant 
Suit la signature de Le Mercier
 
L'an mil sept cent vingt quatre le cinquième jour de février par devant nous vice-gérent général de l'officialité de Cambray pour les empêchements de monsieur le grand official juge ordinaire de cette ville, pays et comté de Cambrésis ont comparu Philippe Leduc lequel nous a représenté sa requête requérant qu'il n'ont plus établir tuteur aux trois enfants mineures qu'il a retenu de feue Anne Ursule Crinon vivante sa femme 
Sont aussi comparus Jacques Direz bisaieul maternel, Christophe Crinon ayeuls desdits mineurs et Anthoine Hutin plus proches parents d'iceux mineurs lesquels ont consenti à l'établissement de tuteur et qu'il convient établir ledit Jacques Direz et le dit Anthoine Huttin lesquels ont accepté ladite tutelle et ont prêté le serment en tel cas requis promis et s'obligé solidairement en forme ordinaire et ont signé 
 
Suivent les signatures 
Jacques Direz 
Anthoine Hutin 
 
Ce fait avons fait faire lecture aux dits tuteurs de ladiite requête, lesquels ont déclaré que tout le contenu en icelle véritables et qu'ils sont du plus grands bien et avantage desdits mineurs de faire et passer les devoirs de ratifications mentionnées en icelle requête. Et nous avons autorisés lesdits tuteurs de faire et passer les devoirs de loi des parties déclarées en laditte requête aux charges clauses et conditions y mentionnées de quoi lesdits tuteurs demeurent chargés et de nous en rendre compte toties quoties accordant aux fins notre autorité licence et décret. En foi de quoy nous avons aux présentes signées de nous et de notre greffier ordinaire fait mettre et apposer le scel aux causes de la dite officialité les jours, mois, an et pardevant que dessus.
 
suivent deux signatures 
Ass Morthier 
Bernard 
Insinué à Cambray le 19 février 1724 aurai a. fol. 13 R. reçu trois livres du ??? 
Suit une signature 
Ruffin 
 
Les jours an et par devant que dessus bien entendu que les dittes trosi filles ne jouiront des terres cy devant exprimé que du jour du décès de leur dit père et en tel état qu'elle se trouveront sans néanmoins déroger à la charge ou il est dit que la future épouse survivante son futur mari jouira des biens des mêmes enfants pendant qu'elle les nourrira et entretiendra après quoy elles les prendront comme du en un tel état qu'elle seront audit tems, au cas de non enfant le survivant des futurs conjoints devra retrouver et fournir un héritier plu proche du décédé les trois meilleures pièces d'habits qui auront servi à ses corps et chef.
 
Signatures de : ............................................................Marques de : 
Philippe Leduc ............................................................Marie Françoise Segard 
Jacques Direz.............................................................. Philippe Hutin 
Christophe Crinon .....................................................Adrienne Henino 
Anthoine Hutin 
Jacques François Ségard 
Delbique 
Queulain 
 
 
Controllé à Cambray le 23 février 1724 et ??? V. reçu 20 livres et pour l'insinuation au ??? reçu pareille somme et ??????? 
Suit une signature 
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