Formulaire de recherche

Contrat de mariage Jean François SAVARY et Marie Anne RAMETTE : 04-06-1718 [2E26-434]

Du quatre de juin mil sept cent dix huit par devant les notaires royaux d’Artois et du Cambrésis soussignés furent présents François Savary, natif de Graincourt demeurant présentement à Cauroir, fils à marier de Guillaume et de feue Barbe Wiard, assisté de son père, de Philippe Antoine, Jacques et Catherine Savary ses frères et sœurs, de Jacques Wiard son oncle et de Louis Savary son cousin d’une part, Marie Ramette fille aussi à marier de Jean et Marie Jeanne Capron demeurant à Séranvillers, accompagnée de ses père et mère, de Vincent Capron son oncle d’autre part, et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre elles pour parler qui de bref au plaisir de Dieu se fera en face de notre mère la Ste Eglise si elle y consente et accorde et avant qu’il y ait aucun engagement entre lesdits Jean François Savary et Marie Anne Ramette, futurs mariants d’avoir convenu de ce que s’en suit.

Premièrement quant est des biens et portement en ce mariage dudit Jean François Savary, icelui son père déclare qu’il lui appartient une monture de bête blanche à laquelle ledit Savary père ne prétend aucunes choses se consistant en trente quatre tant en brebis qu’agneaux. Il déclare qu’après son décès le futur mariant son fils aura part égale dans une rasière de terre labourable en trois pièces au terroir de Graincourt dont le partage se fera après ledit décès. Le futur mariant de son bon gré, sans contrainte, et du consentement de sa future épouse, a renoncé et renonce par ces présentes au droit et profit de Catherine et Marie Anne ses deux sœurs ce acceptant en leurs noms par leur dit père à cette part et droit qu’il peut et avoir prétendre dans le jardin et héritage amazé de maison, grange et autres édifices où ledit Savary père fait sa demeure audit Graincourt venant de la succession de ladite feue Barbe Wiard contenant deux pintes de terre ou environ pour être partagées entre elles également. Qui est le portement du futur mariant duquel sa future épouse se contente.

Et au regard du portement de ladite Marie Ramette, iceux ses père et mère, ladite femme de son mari autorisée, lui donnent acceptante en faveur de ce mariage et en avancement de succession un jardin et héritage non amazé audit Séranvillers contenant demie mencaudée de terre ou environ tenant au jardin d’Antoine Mailliet, d’autre à celui de François Roland et à la rue, pour en jouir par elle du jour de son mariage et en avant à toujours, à la charge des redevances anciennes et foncières, promettant lesdits conjoints en faire les œuvres de loi nécessaires pour validité de la présente donation. Promettent encore payer et compter à leur dite fille la somme de cent florins, monnaie de Flandre, sur la première réquisition. Seront libres futurs conjoints de faire leur demeure et vivre en commun avec ledit Ramette et sa femme aussi longtemps qu’ils trouveront à propos et pendant lequel temps ils jouiront aussi en commande prédit jardin et héritage donné à la future mariante. Lui fourniront encore pour son entrée en ménage un coffre, une armoire, au moyen de tout quoi icelle future mariante du gré et consentement de son futur époux a renoncé et renonce par ces présentes au droit et profit d’Antoine et Jean ramette ses frères acceptant par leurs dits père et mère à toute telle part et droit qu’elle pouvait avoir et prétendre après les décès desdits père et mère au jardin et héritage amazé de maison et autres édifices où ils font à présent leur demeure contenant une boitellée de terre ou environ pour être partagée également entre lesdits Antoine et Jean Ramette. De tout quoi le futur époux a dit être content et apaisé.

Convenu entre les parties qu’à dissolution de ce mariage soit à enfant ou non, le survivant des futurs mariants demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles actions mobiliaires et pour tels réputés et outre ce viager des immeubles généralement quelconques que délaissera ledit prémourant, échus et échoir de telles natures qu’ils soient et où ils puissent être situés et assis nonobstant tous us, loi et coutumes au contraire, auxquels les parties ont dérogé et renoncé en payant par ledit survivant les dettes et funérailles du décédé.

A quoi faire et accomplir, les parties comparantes ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir, accordant sur iceux main assise et mise de fait deniers … à la maison rouge à Arras, acceptant à juges messieurs du conseil provincial d’Artois sur aussi soixante sols tournois de peine & notamment ladite Capron au droit du senat consule Velleian et à l’authentique si qua mulier à elle donné à entendre.

Passé à Cambrai les jour, an et par devant que dessus. Signé Jean François Savary, marque de ladite Marie Ramette, marque dudit Guillaume Savary, marque de Philippe Antoine Savary, marque de Jacques Savary, marque de Marie Catherine Savary, marque dudit Jean Ramette, marque de Marie Jeanne Capron, marque de Jacques Wiard, marque dudit Vincent Capront et A.Queulain (notaire).

 

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.