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Contrat de mariage Pasquet BUZIN et Marie Catherine BOITTEAU : 30-04-1733 [2E26-41]

Par devant les notaires royaux résidents à Cambrai soussignés, furent présents Pasquet Buzin, jeune homme à marier de feux Jean et Marie Gilles, demeurant à Saint Vaast, assisté de Jean Buzin son oncle demeurant audit lieu d’une part, Marie Catherine Boitteau, jeune fille aussi à marier de défunt Pierre Antoine et d’encore vivante Jeanne Pamart, accompagnée de sa dite mère, d’Antoine Boitteau son oncle, demeurante au même lieu d’autre part. Lesquelles parties, désirant mettre fin et accomplir le mariage entre elles pourparlé, et qui se doit solenniser en face de Notre Mère la Ste Eglise, entre ledit Pasquet Buzin et ladite Marie Catherine Boitteau, et avant qu’il y ait aucun lien et engagement entre eux, sont convenus ainsi que s’en suit.

Premièrement, quant au portement de bien dudit futur mariant, icelui a déclaré qu’il tient par ses mains à titre d’arrentement tout un jardin et héritage amazé de plusieurs édifices où il fait sa demeure contenant six pintes de terre appartenant à l’église de Saint Hilaire, situé audit St Vaast, tenant au jardin de Toussaint Leblanc, et à six pintes de pareilles terres occupées par Pierre Bazin, pour par lui en jouir de la totalité dudit jardin après le décès d’Anne Buzin sa sœur, jouissante de trois pintes et d’icelles six pintes sur la rue et d’une des places du même côté pendant sa vie tant seulement. Outre ce, il a pareillement déclaré qu’il lui compte et appartient d’acquisition qu’il a fait depuis la mort de ses dits père et mère une rasière de terre labourable située en diverses pièces au terroir dudit St Vaast. Si comme une demie mencaudée de terres tenant à une rasière de Thomas Cacheux de St Aubert. Item une boitellée prise en demie mencaudée à l’encontre dudit Pierre Bazin tenant à une mencaudée d’Anne Lhuissier. Et finalement trois boitellées tenant à une mencaudée de Daniel Descaux, et à une boitellée de Jean Vilain. Ayant au surplus déclaré le même futur mariant que tous les biens meubles existant et bâtiments du prédit jardin et héritage lui appartiennent pour tout de ce que dessus en jouir en toute propriété de ce jour d’hui et en avant et suivant le contenu du partage qu’il a fait avec sa sœur.

Et venant au portement de biens de ladite future mariante, ladite Jeanne Pamart sa mère, a promis et s’est obligée de lui compter et payer, acceptante, une somme de cinquante florins, monnaie de Flandre, à sa première réquisition. De plus, sa dite mère lui fait donation, acceptante, d’une demie mencaudée de terres labourables patrimoniale, située en une pièce au terroir de St Hilaire, tenant à une boitellée de Henti Daussy, à une rasière du maréchal-ferrant de Saint Hilaire, pour par elle en jouir en toute propriété et en disposer à sa pure et franche volonté au même jour de ses épousailles. En outre, sa mère lui retourne à titre de bail une mencaudée de terres labourables, avestie à blé, située au terroir dudit St Vaast, sous le bon plaisir des sieurs chapelains du Grand Commun de la Métropole de Cambrai, ainsi que les parties ont déclaré à l’un des notaires, tenant ladite mencaudée à une mencaudée de pareilles terres occupées par Jacques Antoine Daussy, et à une autre mencaudée appartenant audit Jacques Antoine Daussy, et conformément pour par elle en jouir du même jour de la célébration de son mariage audit titre, aux charges, clauses et conditions portées et … au bail qu’en a sa dite mère.

Desquels portements de biens les mêmes parties ont réciproquement déclaré de se contenter. Convenu et arrêté entre lesdites parties que le survivant des futurs conjoints, soit avec ou sans hoirs du léal mariage, demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles meublant, effets mobiliaires, noms, raisons et actions de la communauté et choses réputées pour telles, et sera viager de tous les biens de fond patrimoniaux échus ou à échoir sans pouvoir être besoin d’en faire et passer devoirs de loi, étant ainsi conditionné expressément entre les susdites parties, à charge des dettes, obsèques et funérailles du prémourant.

Ayant été expressément convenu, stipulé et conditionné entre les mêmes parties, qu’en cas que ledit futur mariant viendrait à décéder avant sa future épouse, sans hoir ou apparant à naître de cette future conjonction, et aussi avant ladite Anne Buzin sa sœur, ladite future mariante a promis et s’est obligée en ces deux cas de retourner et payer à ladite Anne Buzin, sœur de son dit futur mari, une fois la somme de cinquante florins, monnaie dite, six mois après le décès de son dit futur mari. Aussi convenu qu’en cas que ladite Anne Buzin viendrait à prédécéder son dit frère futur mariant, ladite future mariante ne sera aucunement tenue au retour de ladite somme de cinquante florins, à qui que … si cette présente clause de retour ne serait ici spécifié.

A l’accomplissement de tout quoi, les prédites parties ont respectivement obligé leurs personnes et biens, présents à venir, sur soixante sols tournois de peine & renonçant à chose contraire. Fait et passé à Cambrai, le trente d’avril mil sept cent trente trois.

Suivent les marques de Jean Buzin, Jeanne Pamart, Marie Catherine Boitteau, Pasquet Buzin, Antoine Boitteaux, et Baret (notaire) et Ancelin (notaire).

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