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Dispense de consanguinité entre Claude VAILLANT et Marie Elisabeth SAUDEMONT : 21-09-1745 [5G463]

Du vingt et un septembre 1745. Fulmination de la bulle obtenue en cour de Rome en faveur de Claude Vaillant et Marie Elisabeth Saudemont.

 

L’an mil sept cent quarante cinq, le vingt un de septembre par devant nous, official de Cambrai, juge ecclésiastique de ladite ville et du diocèse, commissaire apostolique délégué par notre St Père le pape Benoît XIV, sont comparus Claude Vaillant de la paroisse de Cattenières et Marie Elisabeth Saudemont d’Estourmel, lesquels nous ont représenté certaines bulles de Rome qu’ils ont affirmé d’avoir donné ordre d’obtenir en leur faveur pour être dispensé de l’empêchement y énoncé, requérant qu’il vous plaise procéder à la vérification des faits contenus es dites bulles et déclarent leur généalogie et aussi ce que s’en suit.

Généalogie


 

Jean SAUDEMONT

 

Marie Elisabeth ROLAND

veuve en 2° noce de Dominique SAUDEMONT

1

Marie SAUDEMONT

Marie Elisabeth SAUDEMONT

2

Madeleine HERBIN

 

3

Claude VAILLANT


Laquelle généalogie ainsi qu’elle est ci-dessus transcrite tant les impétrants que les témoins ci-après ont affirmé véritable, y ont persisté et signé.

Ce nous acceptant avec respect la commission de notre St Père le pape avons dit qu’il sera par nous présentement procédé à la vérification des faits contenus es dites bulles, ce fait et les impétrants retirés.

Est comparu Nicolas François, clerc cléricant d’Estourmel, y demeurant, âgé de cinquante huit ans, lequel après serment pris de dire vérité a dit de bien connaître les impétrants pour être du diocèse de Cambrai, bons catholiques apostoliques et romains, qu’ils sont tellement pauvres qu’ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains, qu’ils sont parents ensemble au deuxième et troisième degré de consanguinité suivant la généalogie ci-dessus, que ce nonobstant, ils ont tenu une conduite si familière ensemble qu’il les a soupçonné de mauvais commerce, ce qui serait cause que l’impétrante demeurerait diffamée à marier et dont pourraient naître grands scandales si ce mariage manquait, qu’il n’y a point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense, au contraire ce sera le moyen de réparer celui qui est arrivé et d’éviter à celui qui pourrait arriver sans le faire, que pour ce l’impétrante n’a point été ravie. Lecture à lui faite de sa déposition a dit qu’elle contient vérité, y a persisté et signé Nicolas François.

Jean Baptiste Delewarde, manouvrier à Estourmel, âgé de quarante ans, lequel après serment prêté de dire vérité, enquis sur les faits contenus en la déposition par dessus dont lui avons fait lecture, les a affirmé véritables, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer.

Claude Vaillant, meunier, demeurant à Cattenières, âgé de vingt huit ans, lequel après serment prêté de dire vérité, a dit que lui aussi bien que l’impétrante sont du diocèse de Cambrai, bons catholiques, vivant sous l’obéissance de notre mère la sainte église romaine et qu’avec la grâce de Dieu ils espèrent d’y persévérer jusqu’à la mort, qu’ils sont tellement pauvres qu’ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains, qu’ils sont parents au deuxième et troisième degré de consanguinité selon la généalogie ci-dessus, que ce nonobstant, ils ont tenu une conduite familière ensemble qu’on les a soupçonné, quoique faussement, de mauvais commerce, ce qui serait cause que l’impétrante demeurerait diffamée à marier et d’où pourraient naître grands scandales si ce mariage manquait, qu’il n’y point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense, au contraire il sera réparé au moyen du présent mariage, que ce n’a point été pour avoir plus facilement la dispense qu’ils ont commis cette faute, qu’ils sont maris de l’avoir commise, promettent de ne la plus commettre et de ne jamais donner conseil, aide, faveur ou assistance à qui que soit de la commettre, et promettent d’accomplir la pénitence qui pour ce leur sera imposée, que pour ce l’impétrante n’a point été ravie. Lecture faite de déposition, a dit qu’elle contient vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire.

Marie Elisabeth Saudemont, demeurant à Estourmel, âgée de vingt sept ans, laquelle après serment prêté de dire vérité, enquise sur les faits de la déposition précédente dont lui avons fait lecture, les a affirmé véritables, y a persisté et déclaré ne savoir écrire.

Fait à Cambrai, les jour et an susdits. Signé Mutte, official de Cambrai.

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