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Contrat de mariage entre André FURGEROT et Marie Antoinette HUTIN : 13-07-1726 [2E26-233]

Comparurent personnellement André Furgerot, garçon mulquinier, jeune homme à marier de Jonas Furgerot et de Jeanne Marguerite Proye, conjoints ses père et mère, assisté et accompagné de ses dits père et mère, de Guillaume Desse son ami requis, tous demeurant à Dehéries les Walincourt et de Jacques Martin aussi son ami requis demeurant audit Walincourt d’une part, et Marie Antoinette Hutin, fille aussi à marier de Jean Hutin et Antoinette Langlet, conjoints ses père et mère, assistée et accompagnée de ses dits père et mère et de Jean Philippe Hutin son frère tous demeurant audit Walincourt d’autre part. Lesquels comparants de leur bon gré reconnurent que pour parvenir au mariage entre eux concerté qui de bref au plaisir de Dieu se passera et solennisera en face de notre mère la sainte église si elle y consente et accorde d’entre ledit André Furgerot et ladite Marie Antoinette Hutin, futurs mariants, ont fait les devises, promesses et conditions dudit mariage en la forme et manière que s’en suit.

Et premier, quant est des biens et portement de mariage dudit André Furgerot, ses dits père et mère lui ont donné et donnent en avancement d’hoiries et de succession et aussi sous les conditions ci-après déclarées, la juste moitié d’une rasière tenue en fief dudit Walincourt, enclos de haies vives audit Dehéries, icelle moitié à prendre de bout en bout de ladite rasière et tenant de lisière à trois mencaudées fief de Mathieu Langlet, d’autre lisière à l’autre parcelle moitié réservée par lesdits donateurs et par devant à la rue dudit Dehéries, pour d’icelle moitié ainsi qu’elle se comporte et extend en jouir et profiter par ledit futur mariant prestement et à toujours comme de son propre bien, auquel effet lesdits donateurs s’obligent d’en faire et passer tous devoirs d’éclipsement et deshéritance au profit dudit futur mariant par avant ses épousailles ou après. Ayant été expressément convenu, conditionné et accordé entre les parties, parents et assistants soussignés qu’arrivant le décès dudit André Furgerot par avant sa dite future épouse, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, en ce cas icelle aura droit de jouir desdites trois boitellées fief ci-dessus déclarées par abouts et tenants au présent port de mariage, usufructuairement sa vie durant seulement. A l’effet de quoi ledit futur époux a promis et sera tenu d’en faire et passer tous devoirs de rapport es mains de loi par devant qui il appartiendra par avant ses épousailles ou après, advestissant ladite future épouse d’en prendre l’adhéritance et possession en dedans l’an du décès de son dit futur époux, pour par elle en jouir lors sa vie durant comme dit est ledit cas arrivant comme dessus. S’étant au surplus lesdits donateurs obligés de donner à leur dit fils, futur mariant, à savoir une estille de mulquinier avec les outils et ustensiles y servant, le tout délivrable sitôt le présent mariage accompli, ensemble six frênes à choisir à prendre dans ceux présentement croissants dans les héritages desdits donateurs audit Dehéries aussi sitôt le présent mariage accompli. Duquel portement de mariage ladite Marie Antoinette Hutin, future mariante, assistée que dessus, a déclaré s’en tenir pour contente et bien apaisée.

Et à l’égard des biens et portement de mariage de ladite Marie Antoinette Hutin, ses dits père et mère lui ont donné et donnent en avancement d’hoiries et de successions sous les conditions et exceptions ci-après déclarées. A savoir, la juste moitié d’un certain jardin et héritage mainferme situé audit Walincourt là où lesdits donateurs font à présent leur résidence, icelle moitié amazée à prendre de bout en bout dudit héritage du côté et tenant de lisière à l’héritage d’Anne Hutin, d’autre lisière à l’autre pareille moitié réservée par lesdits donateurs, et par devant à la rue menant à Cambrai. Item, la juste moitié d’une pièce de deux mencaudées de terres labourables ou environ mainfermes à prendre indivisement dans le total situé au terroir dudit Walincourt au lieu appelé Saguierdon, tenant de lisière aux terres des héritiers de feu Antoine Gilliard, d’autre lisière auxdits héritiers et d’un bout à la queue de St Aubert et à la haie Himbert. Et finalement tout un certain jardin, lieu et héritage contenant une demie mencaudée ou environ appelé le jardin Buisson, non amazé, situé audit Dehéries tenant de lisière à la ruelle Calholte, d’autre lisière à la grande rue, et d’un bout à un autre jardin desdits donateurs. Ainsi que le tout se comporte et extend pour par ladite future mariante en jouir propriétairement et à toujours comme de son propre bien, à savoir dudit jardin et héritage situé audit Dehéries prestement et de ladite moitié de jardin et héritage situé audit Walincourt avec ladite moitié d’icelle pièce de deux mencaudées situées au terroir dudit Dehéries sitôt le décès du dernier vivant desdits donateurs et non devant, lesquels s’en sont expressément réservés l’usufruit jusqu’alors. Ayant été expressément convenu, conditionné et recordé entre les parties parents et assistants soussignés qu’arrivant le décès de ladite Marie Antoinette Hutin par avant son dit futur époux, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, en ce cas icelui aura droit de jouir desdites trois parties de biens en fonds, mainfermes tant en héritage que terres labourables ci-dessus données et déclarées, usufructuairement sa vie durant seulement, à charge que dessus, promettant lesdits donateurs d’en faire et passer tous devoirs de loi requis et nécessaires au profit desdits deux futurs conjoints par avant leurs épousailles ou après, pour et aux fins que dessus. De plus, lesdits donateurs promettent de donner à leur dite fille à savoir son lit garni qu’elle a présentement en sa possession avec aussi une vache délivrable sitôt le présent mariage accompli. Duquel portement de mariage ledit André Furgerot, futur mariant, assisté que dessus, a pareillement déclaré s’en tenir pour content et bien apaisé.

Ayant été expressément convenu, conditionné et accordé entre les parties parents et assistants soussignés que le dernier vivant desdits deux futurs conjoints, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, demeurera seul propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires de leur communauté et tels qu’ils se trouveront délaissés par le prémourant au jour de son trépas à charge des dettes, obsèques, services et funérailles dudit prémourant, ces deux ports de mariage et conventions ci-dessus estimés à trois cent cinquante florins.

Tout lequel contrat de mariage et choses dites, lesdites parties ont respectivement promis tenir, entretenir, laisser jouir, faire valoir et garantir, payer, fournir et entièrement accomplir de point en point et en la manière dite, par leur foi et serment, sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et futurs, et sur soixante sols tournois de peine à donner à tel juge qu’il appartiendra renonçant à toutes choses contraires.

Ce fut ainsi fait et passé audit Walincourt par devant le notaire royal de la résidence de Prémont soussigné en présence desdits Guillaume Desse et Jacques Marin dénommé au préambule du présent contrat requis pour témoins et assistants à ce appelé le treizième de juillet mil sept cent vingt six.

Suivent les marques et signatures d’André Furgerot, Marie Antoinette Hustin, Jonas Furgerot, Jeanne Marguerite Proye, Guillaume Daix, Jacques Martin, Jean Hutin, Antoinette Langlet, Jean Philippe Hustin, Leducq (notaire).

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