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Dispense de consanguinité entre Pierre Joseph LASSON et Marie Reine LAQUEU : 04-09-1745 [5G-463]

Du 4 septembre 1745, fulmination de Rome en faveur de Pierre Joseph Lasson et Marie Reine Laqueu.

L’an mil sept cent quarante cinq le quatre de septembre par devant nous official de Cambrai, juge ecclésiastique de ladite ville et du diocèse, commissaire apostolique délégué par nôtre St Père le pape Benoît XIV, sont comparus Pierre Joseph Lasson et Marie Reine Laqueu, tous deux de ce diocèse, lesquels nous ont représenté certaines bulles qu’ils ont affirmé d’avoir donné ordre d’obtenir en leur faveur en cour de Rome pour pouvoir être dispensés de l’empêchement y énoncé, lesquelles furent expédiées à Rome le sept juillet dernier requérant qu’il nous plaise procéder à la vérification des faits contenus es dites bulles et déclarent leur généalogie être ainsi qu’il s’en suit.


 

Nicolas Tordois

 

Marie Barbe Tordois

1

Jeanne Tordois

Pierre Joseph Lasson

2

Marie Reine Laqueu


Laquelle généalogie ainsi qu’elle est ci-dessus transcrite tant les impétrants que les témoins ci-après soussignés ont affirmé véritables, y ont persisté et signé.

Ce nous acceptant avec respect la commission de notre St Père le Pape avons dit qu’il sera présentement par nous procédé à la vérification des faits contenus es dites bulles. Ce fait et les impétrants retirés est comparu Joseph Monchau, mulquinier à Ligny, âgé de cinquante ans ou environ, lequel après serment par lui fait de dire vérité a dit de bien connaître les impétrants pour être du diocèse de Cambrai, bons catholiques apostoliques et romains, qu’ils sont tellement pauvres qu’ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains, qu’ils sont parents ensemble au deuxième degré de consanguinité selon la généalogie ci-dessus transcrite que lui avons représentée laquelle il a affirmé véritable. Que ce nonobstant, ils ont tenu une conduite si familière ensemble que le monde en a murmuré ce qui serait cause que l’impétrante demeurerait grièvement diffamée à marier et d’où pourraient naître grands scandales si ce mariage ici manquait. Qu’il n’y a point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense au contraire c’est le seul moyen de réparer celui qui est déjà arrivé et … à celui qui vraisemblablement arriverait dans la suite. Que pour ce l’impétrante n’a point été ravie. Lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé Joseph Monchau.

Jeanne Tordois, mère de l’impétrante, demeurant à Ligny, âgée de cinquante huit ans, laquelle après serment par elle fait de dire vérité, puis enquise sur les faits contenus en la déposition précédente les a affirmé véritables, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquise.

Pierre Joseph Lasson, mulquinier à Ligny, impétrant, âgé de vingt ans, lequel après serment de dire vérité a dit que lui aussi bien que l’impétrante sont de ce diocèse, bons catholiques, vivant sous l’obéissance de notre mère la Ste Eglise romaine et qu’avec la grâce de Dieu ils espèrent d’y persévérer jusqu’à la mort. Qu’il sont tellement pauvres qu’ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains. Qu’ils sont parents ensemble au deuxième degré de consanguinité selon la généalogie ci-dessus transcrite que lui avons représentée laquelle il a affirmé véritable. Que ce nonobstant, ils ont tenu une conduite si familière ensemble que par pure fragilité humaine, ils se sont connus charnellement, ce qui serait cause que l’impétrante demeurerait grièvement diffamée à marier et d’où pourraient naître grands scandales si ce mariage ici manquait. Que ce n’a point été pour avoir plus facilement la dispense qu’ils ont commis cette faute, qu’ils sont maris de l’avoir commis, promettent de ne la plus commettre à l’avenir, ni de jamais donner conseil, aide, faveur ou assistance à qui que ce soit de la commettre et promettent d’accomplir la pénitence qui pour ce leur sera imposée. Qu’il n’y a point scandale à craindre si on leur accorde la dispense au contraire, il sera réparé au moyen du présent mariage. Que pour ce, l’impétrante n’a point été ravie, lecture à lui faite de sa déposition, a dit icelle contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquis.

Marie Reine Laqueu, impétrante, demeurant à Ligny, âgée de vingt quatre ans, laquelle après serment par elle fait de dire vérité, puis enquis sur les faits contenus en la déposition précédente, les a affirmé véritables, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquise.

Fait à Cambrai les jour, mois et an que dessus.

Signé Mutte, official de Cambrai.

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