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Contrat de mariage entre Vincent VELLY et Maxellende LASSELIN : 26-04-1930 [2E26-365]

Du vingt six d’avril mil sept cent trente, par le notaire royal résident à Cambrai soussigné, furent présents Vincent Velly, veuf de Marie Anne Proye, demeurant à Dehéries, accompagné de Jean Lacheron son oncle maternel d’une part, Maxellende Lasselin, fille à marier de feux Joseph et Marguerite Charlet demeurant à Wambaix, accompagnée de Dorothée Lasselin sa sœur, de Louis Sourmais son beau-frère d’autre part, et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre elles pour parler d’avoir convenu de ce que s’en suit.

Premièrement, le futur mariant a déclaré que suivant son premier contrat de mariage, il est demeuré héritier mobiliaire de sa feue femme, qu’au surplus, il lui compte et appartient trois boitellées et demie de terre jardinage qu’il a acquis en viduité situées audit Dehéries tenant à la grande rue, à quatre mencaudées de Jacques Proye, au chemin à brebis, qui est son portement duquel sa future épouse se contente.

Au regard du portement d’icelle, elle a pareillement déclaré qu’elle porte au présent mariage la somme de cent soixante florins, monnaie de Flandres, provenant de ses épargnes. Ladite Dorothée Lasselin, sa sœur, pour ce autorisée de Nicolas Leduc son mari comme elle a déclaré, et par lequel présent contrat sera ratifié incessamment, promet lui fournir et compter la somme de cent florins, monnaie de Flandres, sitôt que les devoirs de loi et droit ci-après sera fait. Au moyen de quoi, la future épouse renonce et a renoncé, du gré et consentement de son futur mari, au droit et profit desdits Leduc et sa femme à toutes telles parts et droits qu’elle avait et pouvait avoir dans la maison, jardin et héritage où ils font leur demeure audit Wambaix, venant de la succession de ladite feue Marguerite Charlet leur mère, contenant deux pintes de terre ou environ tenant à l’héritage de Jacob Boursier, d’autre à celui d’Adrien Mairesse et à la place dudit Wambaix, avec promesse d’en faire les œuvres de loi incessamment. Elle renonce pareillement aux meubles et effets mobiliaires de leurs feux père et mère, au profit que dessus. De quoi, son futur mari se tient pour content et apaisé.

Comme ledit Vincent Velly est chargé d’un enfant nommé Jean Joseph Velly, âgé de treize ans ou environ, qu’il a retenu de sa feue femme, il lui a assigné et assigne pour formouture paternelle et maternelle la somme de quatre vingt florins, monnaie de Flandre, ou vingt bêtes blanches tant brebis qu’antenois et antenoises, au choix des futurs époux ou survivant d’eux, à lui payer et fournir lorsqu’il prendra état honorable ou autrement atteint l’âge de vingt cinq ans, jusqu’auquel temps, iceux futurs conjoints devront le loger, nourrir, entretenir, enseigner et faire endoctriner comme à son état et condition appartient en rendant par lui ses peines et services au profit des mêmes futurs conjoints qui jouiront pendant ledit temps des biens dudit enfant, le tout au cas qu’il y ait enfant de ce mariage, et en cas de non enfant de cedit mariage la somme de cent florins ou vingt bêtes blanches comme dit est, au moyen de quoi il ne pourra prétendre à même chose et successions mobiliaires de ses père et mère.

Convenu entre les parties qu’à dissolution de ce mariage soit à enfant venant, apparant à naitre ou non, le survivant des futurs mariants sera héritier mobiliaire du décédé en payant les dettes et funérailles d’icelui sauf qu’arrivant la mort de la future épouse par avant son futur mari, sans enfant, les héritiers mobiliaires et immobiliaires dudit futur époux devront payer et retourner aux parents et héritiers plus proches de la même future épouse la somme de cent florins, monnaie de Flandre, avant pouvoir entrer en la jouissance et propriété des biens d’icelui. Et si elle vient à survivre son dit futur mari, à enfant ou non, elle jouira pendant sa vie des trois boitellées et demie de terre jardinage, duquel droit de jouissance il fera les œuvres de loi nécessaires d’avant ou après les épousailles.

A quoi faire et accomplir, les parties ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournois de peine & renonçant à toutes choses contraires. Ainsi fait et passé audit Cambrai les jour et an que dessus et par devant que dessus en présence de Bauduin Queulain et d’Etienne François Boucher, praticiens demeurant audit Cambrai, témoins pour ce requis et appelés.

Suivent les marques et signatures de Vincent Velly, Maxellende Lasselin, Jean Lacheron, Dorothée Lasselin, Bauduin Queulain, François Boucher et A.Queulain (notaire).

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