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Contrat de mariage entre Adrien DUWEZ et Maxellende LECUYER : 28-01-1724 [2E26-219]

Du vingt huit de janvier mil sept cent vingt quatre par devant les notaires royaux de Cambrai et pays de Cambrésis soussignés furent présent Adrien Duez, ménager, fils de Jean et Antoinette Mereau, ses père et mère, demeurant au village de Saint Aubert, assisté de ses dits père et mère, de Jean et Daniel Duez ses frères et de Philippe Vallet, mayeur dudit Saint Aubert son bon ami d’une part. Maxellende Lécuyer, jeune fille à marier de défunt Michel et Jeanne Bourlet ses père et mère, demeurant audit Saint Aubert, assistée de sa dite mère, de Jacques Antoine Lécuyer son frère et du sieur Adrien Lécuyer prêtre et chapellain en la ville de Condé aussi son frère et de Jean Baptiste Gabet son beau-frère d’autre part. Lesquels comparants dirent et reconnurent que comme ainsi soit qu’ils avaient convenu et projeté de parvenir au mariage entre eux pourparlé qui à la plus grande gloire de Dieu se doit faire et solenniser en face et sous la licence de notre mère la Sainte Eglise le plus tôt que faire se pourra, mais auparavant qu’il y ait aucun lien, promesse et engagement d’entre lesdits futurs époux, ils ont fait et ordonné les clauses et conditions matrimoniales suivantes.

Premièrement, quand est des biens et portement de mariage dudit futur mariant ledit Jean Duez son père et ladite Antoinette Mereau sa mère, laquelle de son dit mari autorisée présentement, acceptant, ont, pour ledit mariage parvenir, donné et donnent en avancement d’hoirie audit futur époux acceptant une demie mencaudée de terre labourable située au terroir dudit Saint Aubert tenant à neuf pintes de Nicolas Flamand et à demie mencaudée de Jean Lagouge, pour de ladite demie mencaudée se comporte et extend jouir et profiter par ledit futur époux et ayant cause aussitôt le décès de ses dits père et mère arrivé et de là en avant, propriétairement, perpétuellement et à toujours, estimée ladite demie mencaudée par les parties à cinquante florins, monnaie de Flandre. Plus, lesdits Jean Duez et sa dite femme se sont obligés solidairement de fournir audit futur époux acceptant deux estilles de mulquinier avec les fils nécessaires pour faire deux toiles, à faire ledit fournissement sitôt ledit mariage consommé le tout estimé cent florins, monnaie dite. Au surplus, lesdits Jean Duez et sa femme promettent de décharger ledit futur de toutes dettes généralement quelconques qu’il peut avoir contracté jusqu’au jour de ses épousailles. Duquel portement ladite future épouse et ses assistants ont déclaré d’être bien contents et apaisés.

Et au regard du portement de mariage de ladite future épouse, ladite Jeanne Bourlet sa mère, ici présente et comparante, a cédé et cède à ladite future épouse acceptant la jouissance qu’elle a vie durant dans six pintes de terre en jardinage amazée d’une maison, chambre, grange et autres édifices situés audit Saint Aubert tenant au jardin de la veuve d’Antoine Bertin, à celui de Claude Bourlet, à … et à la rue menant à Saulzoir, à commencer ladite jouissance sitôt ledit mariage consommé. Plus, ladite Jeanne Bourlet a encore cédé et cède faire durant à ladite future épouse acceptante la jouissance qu’elle a dans cinq boitellées de terres labourables situées en deux pièces au terroir dudit Saint Aubert. Savoir, une demie mencaudée tenant au jardin de Nicolas Flamand et à une mencaudée des pauvres de l’église dudit lieu. Et trois boitellées tenant à deux mencaudées de Philippe Vallet et au chemin de Saint Aubert à Saulzoir, à commencer ladite jouissance sitôt le mariage consommé. De plus, ladite Jeanne Bourlet a donné et donne aussi en faveur dudit mariage à ladite future épouse acceptant comme dessus tous ses biens meubles, effets mobiliaires et pour tels réputés en quelques endroits qu’ils soient ou puissent être pour par ladite future épouse et ayant cause en jouir et profiter du jour dudit mariage consommé et de là en avant, propriétairement, héréditairement à toujours, estimés lesdits meubles cent florins, monnaie de Flandre. Et, en considération des avantages faits à ladite future épouse, lesdits futurs époux ont promis et se sont obligés solidairement de nourrir et entretenir ladite Jeanne Bourlet leur mère et belle-mère et selon son état jusqu’à sa mort et faire en sorte qu’il ne lui manque rien tant en santé, maladie qu’autrement et à la charge de payer ses obsèques, service et funérailles seulement. Et a déclaré ladite Jeanne Bourlet de décharger ladite future épouse de toutes dettes généralement quelconques qu’elle pourrait avoir contracté jusqu’au jour de ses épousailles, et arrivant que la même Jeanne Bourlet ne pourrait s’accommoder de vivre avec lesdits futurs époux, elle sera libre de vivre … en reprenant la moitié desdits meubles ainsi que la jouissance de la moitié desdites six pintes de terre et amazements ainsi que la jouissance desdites cinq boitellées de terre labourables, le tout pour subvenir à ses nourritures et entretiens. Duquel portement ont ledit futur époux et ses assistants déclaré pareillement d’en être bien contents et apaisés.

Ayant été convenu et conditionné entre lesdits comparants que le survivant desdits futurs époux, avec enfant ou sans enfant, sera et demeurera paisible propriétaire de tous les biens meubles, effets mobiliaires et pour tels réputés, à charge des dettes, obsèques, service et funérailles du prédécédé et jouira viagerement des biens immeubles du prédécédé. Pour quoi les parties respectives ont promis et promettent d’en passer les œuvres de loi nécessaires avant ou après ledit mariage consommé. A l’accomplissement de tout quoi, lesdites parties ont obligé leurs personnes et biens, présents et à venir, sur soixante sols tournoi de peine à donner & renonçant à toutes choses contraires, ladite femme au droit de senatus Velleyen à l’authentique si qua mulier à elle expliqué. Ainsi fait et passé au village dudit Saint Aubert les jour et an et par devant que dessus.

Suivent les marques et signatures d’Adrien Duez, Maxellende Lécuyer, Jean Duez, Antoinette Mereau, Jean Duez, Daniel Duez, Philippe Vallet, Adrien Lécuyer, Jacques Antoine Lécuyer, Jean Baptiste Gabet, Jeanne Bourlet, Delvigne (otaire) Hubert (notaire).

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