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Contrat de mariage entre Jean LAPOSTOLLE et Antoinette DELAFONTAINE : 18-10-1704 [2E26-535]

Comparurent en leurs personnes Jean Lapostol, jeune homme à marier demeurant à Caudry, lequel accompagné et assisté de Jean et Marie Delacourt, ses père et mère, de Pierre Lapostol son oncle, de Robert et Jean Beauvillain ses cousins et de Martin Delacourt aussi son cousin d’une part. Antoinette Delafontaine, aussi jeune fille à marier demeurant audit lieu, icelle accompagnée et assistée de Philippe son père, de Pierre Philippe, Jean et Jean François Delafontaine ses frères et d’Antoine Plé son oncle allié d’autre part. Lesquels, de leur bonne volonté, sans contrainte ni séduction, reconnurent avoir ce jour d’hui convenus et accordés les devises et conditions de mariage d’entre ledit Jean Lapostol et ladite Antoinette Delafontaine, lequel si à Dieu plaît et devant notre mère la Sainte Eglise si elle y consente se parachèvera et solennisera à brefs jours et c’est moyennant les conditions et obligations tels que s’en suit.

Prime, quant au portement du mariage dudit Jean Lapostol, ses dits père et mère, présents et pour ce comparant, ont promis et se sont obligés de payer à leur dit fils pour l’avancement de son mariage la somme de trente florins, monnaie de Flandre, payable à deux termes et paiements égaux. Savoir la moitié ci-devant le jour de Noël prochain venant du présent an mil sept cent quatre et l’autre moitié au jour de Pâques en suivant.

Et venant au portement du mariage de ladite Antoinette Delafontaine, ledit Philippe son père a dit que sa fille a à elle appartenant une boitellée de jardinage où est amazé de maison, chambre et autres édifices à prendre dans un jardin contenant cinq boitellées et demie où à présent les frères de ladite mariante font leur résidence séant à Borneville lez Caudry. Et comme ledit Jean François Delafontaine, frère d’icelle mariante, avait la moitié desdits bâtiments et de la cave pour travailler … dedans moyennant recevoir les trente florins que ledit Jean Lapostol et sa dite femme promettent par ce présent de payer audit mariant leur fils. Au lieu de leur dit fils, il renonce à tout sondit droit de bâtiment et cave sus-mentionné, ce qu’iceux mariants du contentement des parties ont convenu et accepté de sorte que ledit Jean François recevra ladite somme au lieu d’iceux mariants comme dit est et moyennant ladite somme ledit Jean François ne pourra plus disputer sondit droit, à quoi il promet à toujours à condition d’y demeurer jusqu’à l’août prochain dans lesdits bâtiments et cave.

De plus, ledit Philippe Fontaine son père cède à sa dite fille toutes les pièces d’aménagement qui sont à présent en sa maison à la réserve d’un chaudron et une … pour lui en disposer ci-après. Item, ladite Antoinette assigne audit Jean Lapostol son futur mari ladite boitellée de jardin et bâtiments sus-déclarés pour lui en jouir à titre de douaire tout le cours de sa vie durant, soit qu’il y ait enfant ou non de leur conjonction, promettant d’en passer les devoirs de loi pour ce dès par avant leur épousailles. Et en cas qu’elle n’en ferait les devoirs de loi et qu’elle viendrait à prédécéder sondit futur mari sans hoirs, ses héritiers seront tenus de payer une fois audit Jean Lapostol la somme de deux cent florins, monnaie dite, payable le jour qu’il y viendrait à succéder en icelle boitellée, à quoi ils seront obligés.

Bien entendu, qu’à défaut de paiement de ladite somme de trente florins par ledit Jean Lapostol et sa dite femme, ainsi aux termes mentionnés ci-devant, ledit Jean François sera habile de contraindre ledit Jean Lapostol et sa dite femme par telle loi de justice qui se trouvera convenir, à quoi ledit Lapostol et sa dite femme ont promis d’y satisfaire comme leur propre dette bien.

Toutes lesquelles devises, promesses et obligations en dessus, les parties respectivement ont promis de tenir et entretenir, payer, fournir et accomplir de point en point sans y aller au contraire le tout par leur foi et serment sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et à venir, même de faire ratifier ce présent par devant notaire royal à la première réquisition d’iceux mariants.

Fait, convenu et accordé audit Borneville le dix huitième jour du mois d’octobre an mil sept cent quatre en la présence d’Abraham Defruit et du greffier dudit lieu soussigné comme témoins pour ce évoqué.

Suivent les marques et signatures de Jean Lapostol, Antoinette Delafontaine, Jean Lapostol père, Marie Delacourt, Philippe Delafontaine père, Philippe Delafontaine, Caron (notaire).

 

Et du depuis le quatrième du mois de novembre mil sept cent quatre, sont personnellement comparus lesdits Jean Lapostol et Antoinette Delafontaine, futurs mariants énoncés au contrat ci-devant, icelui accompagné de Jean Lapostol son père se faisant fort de Marie Delacourt sa femme, et ladite Antoinette assistée de Jean François Delafontaine son frère, lesquels de leurs propres volontés ont reconnu et ratifié le contrat de mariage ci-dessus promettant y satisfaire, fournir, laisser jouir et accomplir de point en point parmi le retour y mentionné. Et ledit Jean Lapostol père, se faisant et portant fort de sa dite femme comme dessus, et ayant été conditionné que le dernier vivant des futurs conjoints, soit à hoirs ou sans hoirs, demeurera en tous biens meubles et actions mobiliaires à charge des dettes, obsèques et funérailles du prédécédé, par leur foi et serment sous l’obligation de leur biens présents et à venir sur soixante sols tournoi de peine à donner à tel juge qu’il appartiendra renonçant à toutes choses contraires, notamment ledit Jean François Delafontaine au droit qu’il avait en ladite boitellée de jardinage amazée. Ainsi fait et ratifié à Cambrai les jour, mois et an que dessus.

Suivent les marques et signature de Jean Lapostol, Antoinette Delafontaine, Jean Lapostol père, Jean François Delafontaine.

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