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Contrat de mariage entre Martin QUENNESSON et Sainte BERNARD : 04-08-1716 [2E26-432]

Du quatre d’août mil sept cent seize, par devant les notaires royaux résidents à Cambrai soussignés, furent présents Martin Quennesson, veuf de Claire Delattre demeurant à Caullery d’une part, Sainte Bernard fille à marier de feu Jean et d’encore vivante Marie Thore demeurant audit lieu accompagnée de sa mère d’autre part. Et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre elles pourparler qui de bref au plaisir de Dieu se fera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente et avant qu’il y ait aucun engagement entre lesdits Martin Quennesson et Sainte Bernard futurs mariants. Convenu comme s’en suit.

Premièrement, quant est des biens et portement en ce mariage dudit futur mariant, il a déclaré qu’il lui appartient de la succession de son père trois mencaudées et demie de terres labourables en trois pièces aux terroirs de Caullery et Clary. Savoir, une rasière tenant à demie mencaudée de Charles Quennesson et à une autre demie mencaudée de Jean Baptiste Quennesson, ses frères, d’autre au chemin nommé le chemin Monsieur le Marquis. Item, une mencaudée tenant à quatorze mencaudées […] Meriau, à une mencaudée de Louis Labbé de Caullery, à une mencaudée […]. Et une mencaudée tenant à douze mencaudées de Paul Leducq, à neuf mencaudées de Jean Baptiste Mairesse. Finalement, qu’il est demeuré héritier mobiliaire de sa feue femme, de tout quoi sa future épouse se contente.

Et au regard du portement de la même future mariante, icelle sa mère promet de l’aménager suivant sa condition qui est son portement duquel son futur époux se contente.

Et comme le même futur époux est chargé de deux enfants, il leur assigne du gré de sa future épouse à chacun dix pattars à leur payer lorsqu’ils prendront état honorable ou qu’ils auront atteint l’âge de vingt ans, jusqu’auquel temps les futurs mariants ou survivant seront tenus les nourrir, entretenir, enseigner et faire endoctriner comme à leur état appartient en rendant par lesdits enfants leurs peines et services au profit desdits futurs conjoints qui jouiront pendant ledit temps des biens des mêmes enfants. Convenu entre les parties qu’à dissolution de ce mariage, soit à enfant ou non, le survivant des futurs mariants demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires que délaissera le prémourant en payant toutes dettes et funérailles du décédé.

Jouira la future mariante au cas de survivance de son futur époux, à enfant ou non, pendant sa vie de la moitié desdites trois mencaudées et demie de terres labourables déclarées au portement du premier comparant comme aussi pendant trois ans à compter du jour de son décès d’un jardin et héritage amazé de maison et autres édifices où il fait présentement sa demeure contenant une mencaudée de terre fief tenant au jardin dudit Paul Leduc et à quatre mencaudées des prairies du chapitre Notre Dame. Et arrivant que les enfants et héritiers dudit futur mariant voudraient disputer à la future mariante la jouissance desdites sept boitellées de terres labourables, moitié des trois mencaudée et demie avant dites, en ce cas ils seront tenus lui payer pour et au lieu de ladite jouissance la somme de cent florins une fois avant pouvoir entrer dans la même jouissance.

A quoi faire et accomplir les parties comparantes ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournoi de peine & renonçant à choses contraires. Passé audit Cambrai le jour et par devant que dessus.

Suivent les marques de Martin Caneson, Sainte Bernard, Marie Thore et comme notaire A. Queulain.

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