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Contrat de mariage entre Jacques MACHU et Marie Jeanne CATTELAIN : 28-12-1709 [2E26-347]

Comparurent personnellement Jacques Machu, veuf de Michelle Mairesse, demeurant à Boussières d’une part, Marie Jeanne Castelain, fille à marier de Claude et Marie Barbe Doize, d’icelui son père assistée et accompagnée d’autre part. Et reconnurent que pour parvenir au mariage traité et pourparlé, qui au plaisir de Dieu se doit solenniser en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente entre lesdits Jacques Machu et Marie Jeanne Castelain d’avoir fait les portements, promesses et conditions suivantes.

Premièrement, quant au portement dudit Jacques, futur mariant, sa future épouse s’en tient, aussi bien que son dit père, contente et apaisée, sans en faire ici plus ample ni particulière déclaration.

Et au regard du port de ladite Marie Jeanne, future mariante, ledit Claude Castelain, son père, a promis et promet de lui compter et payer la somme de deux cents florins, monnaie de Flandres, savoir cent florins aux Pâques prochaines et les autres cent au jour de St Rémy suivant, le tout de l’an mil sept cent et dix. Plus, ledit père lui a donné et donne six pintes de terre en jardinage situées audit Boussières, tenant à la rue menant à Beauvois, à la ruelle montante à Bévillers et à demie mencaudée de Pacquet Grière en lisière, pour en jouir présentement aux charges dues sur icelles terres et sur lesquelles ledit futur mariant sera tenu faire construire et bâtir une chambre et maison ci-après à ses frais particuliers. Promettant en outre de livrer une vache à sa dite fille à prendre entre les deux qu’il a à lui appartenant en la maison et étable. Dont et duquel portement son dit futur mari se tient aussi content sans plus le déclarer ni spécifier.

Et comme ledit Jacques Machu, futur mariant, a retenu de sa première conjonction avec ladite défunte Michelle Mairesse, un enfant nommé Philippe Machu, icelui son père lui fait et assigne pour son droit de formoture mobiliaire, tant paternel que maternel, la somme de cinquante florins une fois, monnaie dite de Flandres, du gré et consentement de sa dite future épouse, à lui payer et compter lorsqu’il prendra état honorable ou qu’il aura atteint l’âge de vingt quatre ans. Jusqu’à laquelle âge ou état, arrivant le décès de son dit père auparavant, ladite future mariante sera tenue et obligée de le nourrir et entretenir honnêtement selon son état et condition, parmi la jouissance qu’elle aura de son bien et les services qu’il pourra rendre en ce qu’il sera capable, durant le temps qu’il sera à la charge d’icelle.

Ayant au surplus été dit, convenu et conditionné entre les parties contractantes que le survivant des futurs conjoints sera et demeurera, aussi bien sans qu’à hoirs de la présente conjonction, en la possession et jouissance de tous les biens meubles, effets et actions mobiliaires que délaissera le premier mourant, à charge de payer et acquitter toutes dettes, obsèques et funérailles d’icelui, avec la formoture avant dite, même que ledit survivant jouira sans hoirs du bien de fond dudit prédécédé sa vie durant seulement.

Lequel contrat de mariage et conditions, les parties respectivement comparantes ont promis et promettent tenir, effectuer et accomplir par leur foi et serment sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et futurs sur soixante sols tournois de peine & renonçant &. Fait et passé à Cambrai par devant les notaires royaux y résidents soussignés le vingt huit de décembre mil sept cent neuf.

Suivent les marques et signatures de Jacques Machu, Marie Jeanne Castelain, Claude Castelain, Cocqueau (notaire) et Queulain (notaire).

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