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Contrat de mariage entre Antoine COURTOIS et Marie Barbe LEVAIN : 11-02-1724 [2E26-233]

Comparurent personnellement Antoine Courtois, garçon mulquinier de sa profession, jeune homme à marier de feu Antoine Courtois en son vivant rosier de sa profession, et d’encore vivante Marie Ségard, qui furent conjoints, ses père et mère, assisté et accompagné de Pierre François Oblin son beau-père, de ladite Marie Ségard sa mère et femme audit Oblin, de lui autorisée à l’effet que s’en suit, Martin Courtois son oncle paternel et d’Antoine Bracq son beau-frère, tous demeurant à Caudry d’une part. Et Marie Barbe Levain, fille aussi à marier de feu Nicolas Levain en son vivant valet de charrue, et de Catherine Aimé qui furent conjoints ses père et mère, assisté et accompagné de Catherine Levain sa sœur aussi à marier demeurant audit Caudry sur la juridiction de Montigny en Cambrésis, Pierre Lefebvre et Philippe Lefebvre ses deux beau-frères, Marie Jeanne Levain sa sœur et femme audit Pierre Lefebvre, de lui autorisée à l’effet que s’en suit, et Thérèse Levain aussi sa sœur et femme audit Philippe Lefebvre de lui pareillement autorisée à l’effet que s’en suit, demeurant audit Caudry d’autre part. Lesquels comparants, de leur bon gré, reconnurent que pour parvenir au mariage entre eux concerté, qui de bref au plaisir de Dieu se passera et solennisera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente et accorde d’entre ledit Antoine Courtois et ladite Marie Barbe Levain, futurs mariants, ont fait les devises, promesses et conditions dudit mariage en la forme et manière que s’en suit.

Et premier, quant est des biens et portement de mariage dudit Antoine Courtois, icelui avec ses dits assistants soussignés, ont déclaré et mis en avant qu’après le décès de ladite Marie Ségard sa mère, lui appartient la troisième partie par indivise à l’encontre d’Etienne et Marie Madeleine Courtois, ses frère et sœur, pour chacun pareille part et portion, en un certain jardin, lieu et héritage amazé situé audit Caudry sur Hainaut, tenant le total de lisière au pré dit le pré à porcs, d’autre lisière à une autre portion d’héritage desdits Pierre François Oblin et sa femme, et par devant au chemin menant à Cambrai. Et quant au surplus des autres biens se consistant en meubles que ledit futur mariant a à lui appartenant, ladite Marie Barbe Levain, future mariante, assistée que dessus, a déclaré s’en tenir pour contente et bien apaisée sans qu’il soit besoin d’en faire ici plus particulière déclaration.

Et à l’égard des biens et portement de mariage de ladite Marie Barbe Levain, lesdits Pierre Lefebvre et sa femme, Philippe Lefebvre et sa femme, et ladite Catherine Levain, ont déclaré, promis et se sont obligés par le présent contrat de laisser suivre, jouir, faire valoir et garantir par forme de partage au droit et profit de ladite Marie Barbe Levain, future mariante leur sœur et belle-sœur présente et acceptante, sous les charges, conditions et exceptions ci-après déclarées. Tout un certain petit héritage amazé venant de la succession de feue Catherine Aimé leur mère et belle-mère, situé audit Caudry sur la juridiction de Montigny, terres de Cambrésis, tenant le total de lisière à l’héritage de Michel Delsottière, d’autre lisière au chemin menant à Valenciennes, d’un bout par derrière à une portion d’héritage de Jean Beauvillain et par devant à la rue menant à Bévillers. Pour dudit futur héritage amazé ci-dessus déclaré ainsi qu’il se comporte et extend en jouir et profiter par ladite future mariante prestement propriétairement et à toujours comme de son propre bien. Auquel effet ses dits beau-frères et sœurs assistants soussignés, tant pour eux que pour leurs hoirs et ayant causes, ils y ont renoncé et renoncent à toujours en faisant et déclarant par ces présentes ladite future mariante vraie propriétaire de la totalité dudit petit héritage. Même en tant que de besoin s’obligent de lui en faire et passer tous devoirs de loi requis et nécessaires par devant qui il appartiendra toutes et quante fois qu’ils en seront requis. A charge néanmoins que lesdites Catherine et Marie Jeanne Levain, sœurs, demeureront en droit et liberté, si bon leur semble, de résider avec ladite future mariante ou dans une place séparément sur ledit petit héritage et jouir d’une portion dudit héritage suffisante pour un courtillier raisonnable. Le tout pendant leur deux vies durant pour elles-même et non d’autres seulement et cela pour leur droit, part, lot et prétentions dudit héritage et aussi parmi et moyennant la somme de huit patacons et quarante huit pattars chacun que lesdits Philippe Lefebvre et sa femme ont confessé avoir ce jourd’hui reçus des mains de ladite future mariante, à laquelle ils en passent quittance irrévocable à toujours. Et cela aussi pour la part, droit prétention et lot de ladite Thérèse Levain procédant dudit héritage, ayant été expressément convenu, conditionné et accordé entre les parties, parents et assistants soussignés, qu’arrivant le décès de ladite Marie Barbe Levain par avant son dit futur époux, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, en ce cas icelui aura droit de jouir de la totalité dudit petit héritage amazé ci-dessus déclaré par abouts et tenants au présent port de mariage et appartenant à la dite future mariante usufructuairement sa vie durant seulement. Et quant au surplus des autres biens de ladite future mariante se consistant en effets mobiliaires, ledit Antoine Courtois, futur mariant, assisté que dessus a pareillement déclaré s’en tenir pour content et bien apaisé sans qu’il soit besoin d’en faire ici plus particulière déclaration. Les deux ports de mariage, y compris ledit petit héritage partagé, droit de jouissance et autres ci-dessus estimé entre les parties à trois cents florins.

Si, a été au surplus conditionné et accordé entre lesdites parties, parents et assistants soussignés, qu’arrivant le décès dudit Antoine Courtois par avant sa dite future épouse, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, en ce cas icelle aura droit de jouir de ladite troisième partie de jardin, lieu et héritage ci-dessus déclaré au port de mariage d’icelui et qu’il prétend, après le décès de sa dite mère, usufructuairement sa vie durant seulement, après le décès de ladite Marie Ségard et non devant.

Et finalement, a été au surplus conditionné et accordé entre lesdites parties que le dernier vivant desdits deux futurs conjoints, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, demeurera seul propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires de leur communauté et tels qu’ils se trouveront délaissés par le prémourant au jour de son trépas à charges des dettes, obsèques, service et funérailles dudit prémourant. Tout lequel contrat de mariage et choses dites, lesdites parties ont respectivement promis tenir, entretenir, laisser jouir, faire valoir et garantir, payer fournir et entièrement accomplir de point en point et en la manière dite par leur foi et serment sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et futurs et sur soixante sols tournois de peine à donner à tel juge qu’il appartiendra, renonçant à toutes choses contraires.

Ce fut ainsi fait et passé sur la juridiction dudit Montigny en Cambrésis par devant le notaire royal de la résidence de Prémont soussigné, en présence d’Antoine Jacquemain, mulquinier demeurant audit Caudry, requis pour témoin à ce appelé le onzième de février mil sept cent vingt quatre.

 

Suivent les marques et signatures d’Antoine Courtois, Marie Barbe Levain, Pierre François Oblin, Marie Ségard, Antoine Bracq, Martin Courtois, Pierre Lefebvre, Marie Jeanne Levain, Philippe Lefebvre, Thérèse Levain, Catherine Levain, Antoine Jacquemain, Jean François Delecourt et Leducq (notaire).

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