Formulaire de recherche

Contrat de mariage entre Philippe LABBE et Marie Catherine Joseph CLOQUETTE : 20-09-1738 [2E26-380]

Aujourd’hui, vingt de septembre mil sept cent trente huit, par devant le notaire royal résident à Cambrai soussigné, furent présents Philippe Labbé demeurant actuellement à Cambrai, fils à marier de Michel demeurant à Crèvecoeur et de feue Marguerite Creau, assisté de son père, de Pierre Michel Labbé son frère d’une part. Marie Catherine Joseph Crespin, fille aussi à marier, de feu Michel et d’encore vivante Antoinette Clocquette demeurant en cette ville, assistée de sa dite mère, de Julien Seuron son beau-père d’autre part. Et reconnurent que pour parvenir au mariage entre elles pourparler qui de bref au plaisir de Dieu se fera en face de notre mère la sainte église si elle y consente et accorde d’avoir convenus comme s’en suit.

Premièrement, quant au portement du même futur époux, icelui son père lui donne acceptant trois mencaudées de terres labourables fiefs mouvant du château de Crèvecoeur, situées en une pièce au terroir du même lieu sur le haut de la rue des rosettes, tenant d’une part à seize mencaudées des héritiers de Monsieur Dehoue occupée par Jean Marchaix de Masnières, à cinq mencaudées de Jean Lalain, à sept mencaudées des hommes Leriche de Crèvecoeur, et à quatre mencaudées de l’hôpital Sainte Barbe à présent l’hôpital de Saint Jean. De quoi, il jouira en toute propriété de ce jour et à toujours à la charge de l’usufruit que son dit père s’en réserve tant seulement. Finalement, qu’après son décès et trépas, il aura part à l’encontre de ses autres enfants en sa succession mobiliaire et immobilière qui est son portement, duquel sa future épouse se contente.

Au regard du portement de la même future épouse, elle a déclaré, jointement ses assistants, qui lui compte et appartient de la succession de son feu père sept boitellées de terres labourables tenues en fief de la seigneurie de Beaufort situées en une pièce vers Abancourt, tenant à une boitellée de la charité d’Abancourt, à trois boitellées de la cure dudit lieu, au ruyot qui mène dudit Abancourt à Hem-Lenglet, et à trois mencaudées de Jean Laboue, de quoi elle est en actuelle possession et jouissance. Finalement, ses dits beau-père et propre mère déclarent qu’ils lui doivent la somme de soixante florins pour formotures qu’ils lui ont assignée, qui est son portement duquel son futur mari se contente.

Convenu entre les parties qu’à dissolution de ce mariage, soit à enfant ou non, le survivant d’eux deux sera et demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles, actions mobiliaires et pour tels réputés. Et outre ce viager des immeubles généralement quelconques échus et à échoir que délaissera le prémourant de telles natures qu’ils soient et où ils puissent être situés et assis, en payant toutes dettes et funérailles du décédé, promettant en faire tous devoirs de loi devant ou après leurs épousailles.

A l’accomplissement desquelles clauses et conditions, les parties ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournois de peine & renonçant à choses contraires, notamment les comparantes au droit du senatus à elle expliqué. Passé à Cambrai les jour et an susdits en présence de Beaudoin Queulain et de Pierre Hubaut témoins au requis et appelés.

Suivent les marques et signatures de Philippe Labbé, Marie Catherine Joseph Crepin, Michelle Labbé, Julien Seuron, Anne Thonette Cloquette, B.Queulain, Hubaut et A.Queulain (notaire).

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.