Formulaire de recherche

Vente de Nicolas Gontier et Marie Hutin à Jacques Gransard et Jeanne Lemaire : 04.03.1610 [E2465/13]

Lettre d'acquet d'une mencaudée de terre prise en trois apaprtenant à Jacques Gransard et Jeanne Lemaire sa femme demeurant à Cattenières en Cambrésis. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, en la présence des échevins d'icelle ville, terre et seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs propres personnes Nicolas Gontiez et Marie Hutin sa femme, conjoints, et Pacquette Wyart veuve de feu […], tous demeurant à Cantain, lesquels comparants de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leurs certaines et vraies sciences, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant certain juste prix et léal vendage pour et duquel prix et vendage ils s'étaient tenus et tiennent pour contents et bien payés, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude perpétuellement et à toujours, à honnêtes personnes Jacques Gransard et Jeanne Lemaire sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, présents et acceptant, une mencaudée de terre ahénable prise en trois mencaudées séant sur le terroir dudit Cattenières tenant d'une part à neuf mencaudées de monsieur Laloux, d'autre à quatre mencaudées de Jean Rémy, aux terres de l'abbaye de Cantimpré et de dernier sens au grand chemin menant de Cambrai au Cateau en Cambrésis. Ainsi que ladite mencaudée de terre prise en trois mencaudées dessus déclarées qu'elle se comporte et extend sans rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, de toute ladite mencaudée de terre prise desdites trois mencaudées dessus déclarées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits vendeurs à conduire et garantir paisiblement le présent vendage contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes et redevances anciennes que ladite mencaudée de terre prise en trois mencaudées dessus déclarées doit et peut devoir chacun an et tant seulement et sans nul autre empêchement. Si comme lesdits vendeurs jurèrent et affirmèrent en leurs serments solennnellement selon ladite coutume du lieu, pays et comté de Cambrésis. Et puis de toute ladite mencaudée de terre prise en trois mencaudées dessus déclarées, furent ledit Jacques Gransard et ladite Jeanne Lemaire sa dite femme, conjoints acheteurs, à leur prière et requête, par les mains dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux, leurs hoirs, successeurs et ayant cause, en jouir, user et posséder comme de leur propre et léal terre, perpétuellement et à toujours aux charges et conditions que ladite mencaudée au dernier vivant d'eux deux en disposera à sa propre volonté selon les us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et sauf tous droits et jugement tous droits seigneuriaux et autres paies et toutes solennités nécessaires à ce faire touchant les choses dessus dites bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume à ce faire comme dit est et furent spécialement requis et appelés … le dessus nommé mayeur Arnould Bricout et les échevins Benoit Desourmaire, Hubert Machon et Denis Desourmaire. Ce fut fait, dit, reconnu et passé audit Cattenières le quatrième jour du mois de mars l'an de grâce Notre Seigneur mille six cent et dix.

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.