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Vente de Gauvette Lefebvre, Peronne et Martin Leduc à Jean Pillier et Antoinette Leroy : 24.03.1614 [E2465/13]

Acquet par Jean Pillier et Antoinette Leroy sa femme demeurant à Cattenières. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs propres personnes Gauvette Lefebvre veuve de feu Thomas Leduc, Jean Parent et Peronne Leduc sa femme conjoints, Martin Leduc à marier suffisamment âgé, tous demeurant à Clary et à Fontaine, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur certaine et vraie science, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire parmi et moyennant la somme de trois cents florins carolus vingt pattars pour chacun qu'ils confessèrent avoir reçue comptant par les mains de Jean Pillier et Antoinette Leroy sa femme, conjoints, demeurant audit Cattenières dont ils s'en tiennent pour contents et bien payés, ils avaient et ont vendu bien justement et léamment, sans fraude à toujours audit Jean Pillier et à sa dite femme, présents et acceptant, tout un jardin, lieu pourpris et héritage contenant une mencaudée de terre ou environ séant audit Cattenières tenant à une mencaudée de pareil jardin amazé appartenant à Bernard Pillier, d'autre lisière tenant au jardin et héritage appartenant à Pierre Cardon, et au warescaix des seigneurs et devant l'église dudit Cattenières. Ainsi que ledit jardin et héritage ci-dessus déclaré qu'il se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, de tout ledit jardin et héritage ci-dessus déclaré et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce à toujours pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits vendeurs et chacun d'eux à conduire et garantir paisiblement ce présent vendage contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes et redevances anciennes que ledit jardin et héritage dessus déclaré doit et peut devoir chacun an tant seulement et sans nul autres empêchements. Si comme lesdits vendeurs jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon ladite coutume de Cambrésis. Et puis de tout ledit jardin et héritage dessus déclarés furent ledit Jean Pillier et ladite Antoinette Leroy sa femme, acheteurs à leur prière et requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder comme de leur propre et léal héritage leurs deux vies durant et après leurs deux décès et trépas advenus et non devant ladite juste moitié dudit jardin et héritage dessus déclaré devra être comptée et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréés de leurs deux chairs ensemble en leur léal mariage à répartir entre iceux enfants ensemble également autant à l'un comme à l'autre. Et l'autre moitié dudit jardin devra compter et appartenir à Magdeleine Pillier fille dudit Jean Pillier et de défunt Chrétienne Guillebaut, ses père et mère, en tant toutefois que par autres manières lesdits acheteurs conjointement ensemble n'en feront, ordonneront et disposeront par autres manières. De quoi faire ils ont entre eux retenu et retiennent le pouvoir et faculté tant qu'ils vivront. Et à condition s'il advenait que ladite Antoinette Leroy vint à décéder sans délaisser hoirs propres avec ledit Jean Pillier son mari, ledit jardin et héritage dessus déclaré retourner, compter et appartenir le côté et ligne dudit Jean Pillier sans aller du côté de ladite Antoinette Leroy aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et sauf tous droits en furent toutes les choses dessus dites et chacun d'icelles successivement et par ordre fait, tous conjurement et jugement, tous droit seigneuriaux et autres paies et toutes solennités nécessaires à faire touchant les choses dessus dites bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume. A ce faire que dit est, furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire à savoir le dessus nommé mayeur Arnould Bricout et comme échevins Julien Lesage, Jean Leduc et pour cette fois Olivier Bricout. Ce fut fait, dit, reconnu et passé audit Cattenières le vingt-quatrième jour du mois de mars l'an de grâce mille six cent quatorze.

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