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Rixe entre les jeunes gens de Cattenières et d'Estourmel : 1750 [4G2144]

(1)

Mémoire des --- et vacations faits par les sergents du chapitre de La Métropole de Cambrai au procès extraordinairement instruit à la requête du procureur d’office dudit chapitre demandeur contre Théodore Deffossez et autres, défendeurs et accusés.

Pour le 8 de juillet 1750 avoir été à Cattenières à l’information --- et visite de Cardon blessé et assignés comme témoins Jacques Hego, Philippe Begnicourt, Antoine Forrière, Jacques Joseph Doisy et Marie Anne Foriere revient y compris le louage d’un cheval. 4.0.0

Pour assemblée des Srs comre et greffier pour entendre lesdits témoins en ville et attendu pendant le temps. 0.5.0

Pour le 9 dito avoir été assignés Jean Baptiste Beauvay joueur de violon à Cambrai, Antoine Ségard à Cattenières et Jean François Lasselin chasseur de mosnée à Carnières revient. 2.15.12

Du 10 du même mois assemblée des Srs comre, greffier pour entendre lesdits trois témoins. 0.5.0

Pour le dit jour assigné Simon Porez joueur de basse. 0.3.12

Pour le … dudit mois fait assemblée de Mrs les juges pour décréter. 0.5.0

Pour le 18 dito avoir été signifié le décret d’assigner pour être ouï et donné assignation à Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbet, Théodore Défossez et Jacques Vignol et pour être comparaitre à la ---. 3.12.0

Pour le 20 et 23 dito assemblée des Srs comre et greffier pour entendre lesdits Tofflin et autres accusés et resté de garde pendant le temps des interrogatoires. 0.10.0

11.16.0

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(1Bis)

Pour le [12]août 1750 avoir fait assembler des juges qui ont décrété d’assigner pour être ouï Grégoire Leducq et Martin Défossez

Pour le 14 août avoir été signifié ledit décret auxdits Leducq et Défossez à Estourmel et donné assignation pour comparaître à la 8eme ---. 2.0.0

Pour assemblée des Srs comre et greffier a effet de les entendre et resté de garde pendant le temps des interrogatoires. 0.5.0

Pour le 28 août --- --- des Mrs les bailli et hommes de fiefs pour juger le procès. 0.5.0

Pour le premier septembre 1750 avoir été signifié la sentence à Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbet à Awoingt, Théodore Défossez à Chantemerle, Pierre Joseph Leducq, Martin Défossez, Grégoire Leducq et Jacques Vignol à Estourmel. 3.9.0

Pour assignations données par exploit auxdits Tofflin, Courbet, Théodore, Martin Desfossez et Grégoire Leducq pour comparaître à l’audience par devant mrs les juges le mercredi neuf de ce mois pour satisfaire la sentence 2.7.0

Pour ledit jour 9 de septembre 1750 avoir fait assemblée des juges pour l’exécution de ladite sentence. 0.5.0

6.8.12

18.4.12

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(2)

L’an mil sept cent cinquante le premier du mois de septembre en vertu de la sentence rendue par messieurs les bailli et hommes de fiefs du chapitre Métropolitain de Cambrai en date du … août dernier, signé d’eux, et à la requête de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre qui a élu son domicile en sa maison ordinaire size rue de Saint Sépulchre, paroisse de Saint Gengulphe audit Cambrai, de Jacques Théodore Sanse, sergent à cheval du même chapitre demeurant rue des capucines audit Cambrai soussigné, ait donné assignation à Michel Tofflin, à Jean Baptiste Courbet demeurant à Awoingt, à [Théodore] Desfossez demeurant à Chantemerle, à Martin Défossez et à Grégoire Leducq demeurant à Estourmel, parlant tous à leurs personnes à comparaître à l’audience qui se tiendra le mercredi neuf du présent mois, dix heures et demie du matin, par devant lesdits sieurs bailli et hommes de fief, au consistoire de la tour dudit chapitre de Cambrai pour satisfaire à ladite sentence, leur ayant signifié et déclaré que du présent exploit pour qu’ils n’en ignorent. Fait auxdits lieux les jours, mois et an susdits.

[signé] Thédore Sanse

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(3)

Les dépens faits et engendrés au procès extraordinairement instruit à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office du chapitre Métropolitain de Cambrai demandeur complaignant contre Michel Tofflin, Pierre Philippe Leduc, Jean François Théodore Desfossez, Martin Défossez, Grégoire Leduc, Jean Baptiste Courbet et Jacques Vignol, tous condamnés solidairement aux dépens ont été taxés et modérés par Messieurs les bailli et hommes de fief dudit chapitre Métropolitain à la somme de deux [cent] neuf florins dix neuf pattars à Cambrai le neuf de septembre mil sept cent cinquante.

Par ordonnance [signé]C.De Hennin 1750. Greffier

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(6)

Les dépens faits et engendrés au procès extraordinairement instruit à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office du chapitre Métropolitain de Cambrai demandeur complaignant contre Michel Tofflin, Pierre Philippe Leduc, Jean François Théodore Desfossez, Martin Défossez, Grégoire Leduc, Jean Baptiste Courbet et Jacques Vignol, tous condamnés solidairement aux dépens ont été taxés et modérés par Messieurs les bailli et hommes de fief dudit chapitre Métropolitain à la somme de deux cent neuf florins dix neuf pattars à Cambrai le neuf de septembre mil sept cent cinquante.

Par ordonnance [signé]C.De Hennin 1750. Greffier

Reçu la somme de deux cent neuf florins dix neuf pattars qui est le montant du présent acte tenu à Cambrai ce 24 septembre 1750.

[signé]C.De Hennin

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(7)

Etat et déclaration des dépens frais et mises de justice au procès que le procureur d’office du chapitre Métropolitain de Cambrai à justicier extraordinairement à sa requête demandeur complaignant contre Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq, Jean François Théodore Desfossez, Jean Baptiste Courbet, Martin Défossez, Grégoire Leducq et Jacques Vignol tous habitants des villages d’Awoingt et Estourmel, défendeurs et accusés auquel procès tant et si avant a été procédé que par sentence de messieurs les bailli et hommes de fief dudit chapitre Métropolitain de Cambrai en date du vingt huit août 1750, lesdits accusés furent condamnés solidairement aux dépens du procès et

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(7Bis)

Lesdits Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbet, Martin Défossez et Grégoire Leducq a comparaitre en jugement à l’audience tenant pour y subir une sérieuse correction avec défense de récidive sous peine plus grand grief et ledit Jean François Théodore Défossez en sept florins et dix pattars d’amende, lesquels dépens dont ont requis la taxe soit tels qu’ils suivent.

Crimes

Au procureur d’office pour formation réquisitoire --- le huit de juillet. 0.12.0

A messieurs De Calonne, Vuattier, Baret, Caudron et greffier pour avoir vaqué une heure le huit de juillet 1750 à l’ordonnace d’informer. 5.4.0

5.16.0

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(8)

Au sergent qui a assemblé la cour. 0.5.0

Au procureur d’office pour avoir vaquer une heure pour attendre --- de ladite ordonnance. 0.12.0

A monsieur le bailli pour son voyage fait à Cattenières à effet de faire tenir procès verbal de l’état du blessé ledit jour huit juillet 1750. 12.0.0

Au sieur Watier commissaire en cause pour pareil voyage à effet de tenir procès verbal de l’état du blessé. 8.0.0

Au greffier pour pareil voyage. 8.0.0

Au sergent qui a accompagné la justice y ayant du aller deux fois pour savoir et connaitre l’état du blessé avant d’ordonner, d’informer. 1.12.0

30.9.0

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(8Bis)

Aux sieurs commissaire et greffier pour l’ordonnance que ledit blessé se fera visité par médecin et chirurgien. 1.2.0

Auxdits sieurs commissaire et greffier pour faire de prestation de serment du sieur Hal médecin de François Taine chirurgien. 1.2.0

Au sieur Augustin Hal médecin pour son voyage fait à Cattenières à effet de visiter Jean Claude Cardon blessé et donner son rapport. 8.0.0

A François Taine chirurgien pour pareil voyage. 6.0.0

Payé à Jacques Philippe Hégo, premier témoin entendu le huit juillet 1750, à l’information tenu ledit jour à Cattenières taxé et payé. 0.8.0

16.12.0

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(9)

A Philippe Bugnicourt, deuxième témoin aussi entendu le huit à Cattenières taxé et payé. 0.8.0

Au sergent qui a délivré exploits auxdits deux témoins. 0.6.0

Aux sieurs commissaire et greffier pour avoir vaqué trois heures le neuf dito à attendre les dépositions des témoins ci-après nommés. 4.16.0

A Antoine Foriere troisième témoin entendu à Cambrai ledit jour neuf dito taxé et payé. 0.16.0

A Jacques Joseph Doisy quatrième témoin taxé et payé. 0.16.0

A Marie Anne Foriere cinquième témoin taxé et payé. 0.12.0

7.14.0

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(9Bis)

Au sergent qui a délivré exploits auxdits trois témoins. 0.9.0

Audit pour son exploit original du huit juillet 1750. 0.7.12

Aux sieurs commissaire et greffier pour avoir vaqué quatre heures le dix dito à entendre les dépositions des témoins ci-après nommés. 6.8.0

A Antoine Ségard sixième témoin entendu à Cambrai le dit jour dix dito taxé et payé. 0.16.0

A Jean Baptiste --- septième témoin taxé et payé. 0.12.0

A Jean François Lasselin huitième témoin taxé et payé. 0.16.0

A Simon Porez neuvième témoin taxé et payé. 0.10.0

9.18.12

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(10)

Au sergent qui a délivré exploit auxdits quatre témoins. 0.12.0

Audit pour son exploit original du 11 juillet 1750. 0.7.12

Au sergent pour son voyage fait à Wambaix et Cattenières. 1.3.12

Aux sieurs commissaire et greffier pour avoir vaqué deux heures et demie le treize dito à entendre les dépositions des témoins ci-après nommés. 4.0.0

A Jean Démaret dixième témoin taxé et payé. 0.16.0

A Adrien Bricout onzième témoin taxé et payé. 0.16.0

Au sergent qui a délivré exploits auxdits deux témoins. 0.6.0

Audit pour son exploit original du 13 dito. 0.7.12

Audit pour son voyage fait à Cattenières à effet d’assigner lesdits témoins. 0.16.0

9.4.12

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(10Bis)

Aux sieurs commissaire et greffier pour avoir vaqué deux heures à l’information tenue le 14 dito. 3.4.0

A Joseph Bouttemy douzième témoin taxé et payé. 1.0.0

A Gilles Vaillant treizième et dernier témoin taxé et payé. 1.0.0

Au procureur d’office pour production desdits treize témoins. 3.18.0

Au sergent pour deux exploits délivrés auxdits deux témoins. 0.6.0

Audit pour son voyage fait à Cattenières compris son exploit original. 1.3.12

Au procureur d’office pour les conclusions du quinze dito tendant à ce que Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbet, Pierre Philippe Leducq et Jacques Vignol assignés pour être ouïs. 0.16.0

11.7.12

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(11)

A messieurs les bailli Vuarlincourt, Watier, Baret, Caudron et greffier pour avoir vaqué deux heures ledit jour quinze dito à l’ordonnance portante que les susnommés seront assignés pour être ouïs. 10.8.0

Au procureur d’office pour y avoir vaqué pendant ledit temps. 1.4.0

Au sergent pour avoir assembler. 0.5.0

Au greffier pour cinq copies du décret d’assigner pour être ouïs pour signifier aux accusés. 3.15.0

Au procureur d’office pour droit de levée au greffe. 0.3.0

Au sergent pour avoir signifié et délivré copie dudit décret que

15.15.0

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(11Bis)

De l’exploit du seize dito à comparaitre dans la quinzaine savoir à Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbet demeurant au village d’Awoingt, à Jean Philippe Leducq , Jacques Vignol et à Théodore Défossez demeurant à Estourmel. 3.1.0

Audit sergent pour cinq exploit de livrer aux susnommés. 0.15.0

Audit pour l’exploit original. 0.7.12

Aux sieurs commissaire et greffier pour vaquer deux heures et demie le vingt de juillet aux interrogatoires subis par Michel Tofflin et Pierre Philippe Leducq. 4.0.0

Auxdits sieurs commissaire et greffier pour le 21 dito vaquer aux interrogatoires subis par Jean Baptiste

8.3.12

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(12)

Courbet l’espace d’une heure et demie. 2.8.0

Auxdits sieurs commissaire et greffier pour avoir vaqué le 23 dito trois heures et demie aux interrogatoires subis par Jacques Vignol et Jean François Théodore Défossez. 5.12.0

Au sergent qui a assemblé trois fois à cet effet. 0.15.0

Au procureur d’office pour avoir vaqué à cet effet deux heures. 1.4.0

Audit procureur d’office pour ses conclusions du trois d’août 1750 portante que Martin Défossez et Grégoire Leducq seraient assignés pour être ouïs. 0.15.0

10.14.0

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(12Bis)

A messieurs les baillis Wattier, Baret, Caudron, Bourdon et greffier pour avoir vaqué le douze dito deux heures au décret portante que lesdits Grégoire Leducq et Martin Défossez seront assignés pour être ouïs. 10.8.0

Au procureur d’office pour avoir vaqué deux heures pour attendre ledit décret. 1.4.0

Au sergent pour avoir assembler la cour. 0.5.0

Au greffier pour avoir expédié deux copies authentiques du susdit décret. 1.10.0

Au procureur d’office pour droit de levée . 0.3.0

Au sergent pour avoir signifié ledit décret auxdits Leducq et Défossez à Chantemerle. 1.3.12

14.13.12

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(13)

Audit sergent pour deux copies d’exploit an date du 14 dito délivrées auxdits Leducq et Défossez. 0.6.0

Audit pour son exploit original. 0.7.12

Aux sieurs commissaire et greffier avoir vaqué deux heurs le 20 dito aux interrogatoires subis par Martin Défossez. 3.4.0

Au sergent pour avoir assembler. 0.5.0

Au procureur d’office avoir vaqué une heure au sujet que dessus. 0.12.0

Aux sieurs commissaire et greffier avoir vaqué deux heures le 22 dito aux interrogatoires subis par Grégoire Leducq. 3.4.0

Au sergent pour avoir assembler. 0.5.0

8.3.12

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(13Bis)

Au procureur d’office pour avoir vaqué une heure à l’effet que dessus. 0.12.0

Audit procureur d’office pour ses conclusions définitives du vingt huit dito. 1.4.0

Payé à son conseil en différentes fois pour prendre des conclusions contre lesdits accusés. 4.16.0

A messieurs les baillis Vuarlincourt, Vuattier, Baret, Caudron et greffier pour le jugement définitif par eux rendus le vingt huit dito vaqué trois heures. 15.12.0

Au procureur d’office pour pareille vacation entendu ----de la dite sentence. 1.16.0

24.2.0

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(14)

Au sergent pour vacation avoir assemblé la cour. 0.10.0

Au greffier pour avoir expédié sentences fort amples et authentiques pour signifier Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbet, Martin Défossez, Grégoire Leducq, Pierre Philippe Leducq et Jacques Vignol à raison de trente pattars chaque part. 8.15.0

Au procureur d’office pour droit de levée. 0.3.0

Au sergent pour significations à eux faites et leur avoir délivré copie. 3.8.12

13.18.12

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(14Bis)

Pour cinq exploits délivrés aux accusés à effet de comparaitre en commun à ladite sentence. 0.15.0

A messieurs les baillis Watier, Baret, Caudron, Bourdon et greffier pour une heure de vacation à effet de réprimander lesdits accusés. 6.0.0

Aux sergents pour ladite assemblée. 0.5.0

--- --- --- droits de taxe. 9.17.0

Au greffier pour son tiers. 3.6.0

Au procureur d’office pour sollicitation de ladite taxe. 0.6.0

Au greffier pour ladite taxe. 0.7.12

Au procureur d’office pour droit de levé. 0.3.0

20.19.12

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(15)

---- présent état. 2.8.0

Les présents dépens ont été taxés et modérés par messieurs les baillis et homme de fief du vénérable chapitre Métropolitain de Cambrai à la somme de deux cent neuf florins dix neuf pattars. Fait à Cambrai le neuf de septembre mil sept cent cinquante.

[Signé] C.De Hennyn, greffier, 1750

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(9798)

A Messieurs

Messieurs les baillis et hommes de fief du vénérable chapitre de l’Eglise Métropolitaine de Cambrai.

Le procureur d’office de ce siège vous représente Messieurs qu’il est venu à sa connaissance que le lundi six de ce mois, sur les sept heures de relevée, le jour de la messe de Cattenières, le fils de Tofflin du village d’Awoingt, et Jean Baptiste Corbez meunier du moulin dudit Cattenières se sont présentés sur la place pour danser eux deux et à part, et les garçons de fêtes les prièrent d’attendre leur tour, et voulant forcer, Jean Claude Cardon et [Jacques] Hégo fils de Maximilien s’opposèrent en les repoussant et d’abord lesdits Corbez et Tofflin les traitèrent de &.& et sitôt s’est levé un tumulte et crièrent à moi Estourmel, le nommé Vignol sergent dudit Estourmel s’arma d’une plantière de saulx qu’il déplanta et en frappa, et le nommé Théodore Défossez dudit Estourmel armé d’un billon en a assené un coup sur la tête dudit Jean Claude Cardon, tellement qu’il en est resté blessé dangereusement à la tête, ayant été administré, et le nomme Leducq dudit Estoumel donna un coup de poing sur la tête du frère dudit Cardon qui lui fit sortir le sang du nez. Ce considéré Messieurs, il vous

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(9799)

Plaise permettre audit procureur d’office de faire informer des faits continus en la présente, circonstances et dépendances, pour ce fait et l’information à lui communiquer, requérir ce qu’il appartiendra

[Signé] Wasson

Vu la présente plainte messieurs les hommes de fiefs soussignés au conjurement de monsieur le bailli ont donné acte au suppliant de sa dite plainte, lui permettent en conséquence de faire informer des faits contenus en icelles circonstances et dépendances par devant Me Philippe Joseph Watier, franc servant homme de fief du chapitre Métropolitain de Cambrai commissaire dénommé en cette partie pour l’information faite et communiquée au procureur d’office requérir ce qui appartiendra. Fait à Cambrai au consistoire de la tour dudit chapitre le huit juillet mil sept cent cinquante.

[signé]Calonne Beaufait, P.J Watier, Caudron, Bourdon, Baret, C de Hennyn

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(9800)

Vu par nous Philippe Joseph Watier franc servant homme de fief du chapitre Métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie la plainte de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre avec l’ordonnance d’informer couchée au bas ensemble notre procès verbal de la déclaration de Jean Claude Cardon le tout de ce jourd’hui, nous ordonnons que ledit Cardon sera visité par les Srs Augustin Hal médecin et François Taisne chirurgien, juré de la ville de Cambrai que nous avons nommés d’office à cet effet et à cette fin seront assignés par devant nous pour faire le serment de procéder en leur conscience à ladite visite et en donner leur rapport fait au village de Cattenières le huit juillet mil sept cent cinquante.

[signé] P.J Watier et De Hennyn commis juré au greffe

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(9801)

L’an mil sept cent cinquante le huit juillet par devant nous Philippe Joseph Watier homme de fief, franc servant du chapitre Métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie sont comparus les Srs Augustin Hal médecin et Me François Taisne chirurgien juré de la ville de Cambrai en exécution de notre ordonnance de ce jourd’hui, lesquels ont fait le serment de bien et en leur conscience visiter ledit Jean Claude Cardon dans ses blessures et nous en faire un rapport fidèle. Fait les jour, mois et an susdit.

[signé] P.J Watier et De Hennyn commis juré au greffe

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(9802)

L’an mil sept cent cinquante le huit juillet à la requête de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office du chapitre Métropolitain de Cambrai, nous Philippe Joseph Watier franc servant homme de fief dudit chapitre, commissaire en cette partie accompagné de Me Prosper de Hennyn commis juré au greffe sommes exprès transportés de ladite ville de Cambrai au village de Cattenières à effet de visiter Claude Joseph Cardon fils de Claude, censier audit lieu où étant serions entrés dans la seconde place de la maison en entrant sur la droite ayant vue sur la cour dans laquelle avons trouvé ledit Cardon couché dans son lit et lui ayant demandé par qui et comment il avait été blessé, il nous a dit après serment par lui prêté de dire vérité qu’étant garçon de fête pendant la dédicace de ce lieu qui a commencé dimanche dernier, le lundi six de ce mois se trouvant sur la place avec Jacques Hégo aussi garçon de fête pour réjouir la jeunesse avec des violons qu’ils avaient loués à cet effet, le nommé Tofflin d’Awoingt est venu se présenter sur ladite place avec une des filles de Cavro d’Estourmel pour danser pendant que d’autres dansaient ce qui obligea le comparant de lui dire d’attendre son tour ; Sur ce un jeune homme d’Estourmel qu’il croit se nommer Bardoux cria

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(9803)

« A moi Estourmel » . Le nommé Philippe Leduc s’est avancé vers le parlant avec ledit Tofflin d’Awoingt et Théodore Défossez d’Estourmel qui était garni d’un billon à la main et en inféra un coup sur la tête dudit comparant qui l’a mis dans l’état où il se trouve, le nommé Vignol sergent d’Estourmel se trouvait aussi dans la démêlée avec une plantière de saulx à la main qu’il avait arraché le long d’un abreuvoir qui se trouve sur la place sans qu’il sache s’il en a frappé quelqu’un ou non parce que le coup qu’il avait reçu ne lui a point permis de rester ni d’examiner ce qui c’est passé ultérieurement, s’étant retourné chez lui sur le champs, à l’aide de Jacques Margerin de Cattenières. Il y avait sur la place lors de cette démêlée quantité de personnes tant du village de Cattenières que des autres lieux voisins dont Joseph Bouttemy, Gilles Vaillant étaient du nombre dans qu’il puisse présentement en nommés d’autres parce qu’il se trouve fatigué par sa blessure et lui ayant demandé s’il voulait se rendre partie civile il nous a répondu qu’il s’en rapportait à justice et ne voulait se rendre partie de quoi nous avons dressé notre présent procès verbal pour servir et valoir audit procureur d’office ainsi que de raison lecture a lui faite d’icelui a dit qu’il contient

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(9804)

Vérité y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquis suivant l’ordonnance fait les jour , mois et an susdit.

[signé] P.J Watier et De Hennyn commis juré au greffe

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(9805)

A Messieurs

Messieurs les bailli et hommes de fief de l’église métropolitaine de Cambrai.

Nous Augustin Hal médecin juré et François Michel Taisne chirurgien aussi juré, par vous messieurs nommé d’office pour voir et visiter le nommé Jean Claude Cardon, habitant du village de Cattenières, auquel effet nous nous sommes transportés dans ledit lieu pour l’examiner après serment prêté où nous avons trouvé coucher ledit Jean Claude Cardon dans une chambre en entrant à main droite vue sur la cour, après l’avoir examiné nous avons trouvé une plaie située sur la partie moyenne inférieure postérieure de l’os pariétal gauche tenant à la suture lambdoïde et à la suture squameuse la largeur de deux doigts, quatre ligne de profondeur jusqu’à la découverte du crâne accompagné

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(9806)

D’une fièvre accidentelle laquelle plaie nous a paru être faite par un instrument contendant sans cependant aucune apparence de mors malgré une longue cure sinon qu’il s’y joindrait quelques accidents fâcheux. Ce pourquoi nous avons dressé ce présent rapport que nous certifions être véritable en foi de quoi nous avons signé y ce lui à Cambrai le neuf de juillet mille cinq cent cinquante

[signé]A. Hal, François Taisne

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(9807)

L’an mil sept cent cinquante le huit de juillet en vertu de l’ordonnance rendue par messieurs les baillis et hommes de fiefs du chapitre métropolitain de la ville de Cambrai en date de ce jourd’hui signée d’eux et à la requête de maitre Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre qui a élu son domicile en sa maison ordinaire size rue de Saint Sépulchre, paroisse de St Gengulphe, audit Cambrai, de Jacques Théodore Sanse sergent à cheval du même chapitre soussigné, ait donné assignation à Jacques Hégo fils de Maximilien, à Philippe Begnicourt, à Antoine Forière, à Jacques Joseph Doisy et à Marie Anne Forière fille de Mathieu, tous demeurant au village de Cattenières, parlant à leurs personnes, à comparaitre savoir lesdits Hégo et Begnicourt ce jourd’hui quatre heures de relevée en la maison de François Ségard mayeur dudit lieu, et lesdits Foriere et Doisy demain six heures du matin en la maison et par devant Me Philippe Joseph Watier, homme de fief dudit chapitre et commissaire nommé en cette partie, demeurant rue de St Sépulchre audit Cambrai, pour déposer en l’information qui sera par lui faite à la requête dudit procureur d’office leur ayant déclaré qu’ils seraient payés de leurs salaires suivant la taxe qui en sera faite par ledit Sr commissaire, leur ayant à chacun séparément délivré et laissé exploit. Fait audit Cattenières les jour, moi et an susdit.

[signé]Théodore Sanse

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(9808)

L’an mil sept cent cinquante le onze de juillet en vertu de l’ordonnance rendue ce huit du courant par messieurs les baillis et hommes de fiefs du vénérable chapitre métropolitain de Cambrai et à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre, j’ai, Frédéric Ribourg, sergent dudit chapitre, donné assignation à Adrien Bricout demeurant au village de Wambaix et à Jean Démaret demeurant à Cattenières , parlant à leurs personnes à leur domicile, à comparaitre lundi treize du courant à six heures du matin à la maison de Me Philippe Joseph Wattier demeurant dans la rue de Saint Sépulchre, commissaire nommé en cette partie, pour déposer en l’information qui sera par lui faite, à la requête dudit procureur d’office et leur ait déclaré qu’ils seront payés de leurs salaires suivant la taxe qu’il en sera faite par ledit sieur commissaire et leur avoir délivrer copie chacun séparément du présent exploit. Fait audit lieu les jour, mois, an susdit.

[signé]Frédéric Ribourg

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(9809)

L’an mil sept cent cinquante le neuf de juillet en vertu de l’ordonnance rendue par messieurs les baillis et hommes de fiefs d chapitre métropolitain de Cambrai en date aujourd’hui, signée d’eux et à la requête de Maitre Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre qui a élu son domicile en sa maison ordinaire size rue de Saint Sépulchre, paroisse de Saint Gengulphe, audit Cambrai, de Jacques Théodore Sanse, sergent à cheval du même chapitre, soussignés, ai donné assignation à Jean Baptiste Beauvay, joueur de violon demeurant audit Cambrai, à Jean François Lasselin, chasseur de mosné au moulin de Carnières, parlant à leurs personnes et à Antoine Ségard habitant de Cattenières, parlant à sa fille en son domicile, à comparaitre demain vendredi dix du présent mois à six heures du matin par devant Me Philippe Joseph Watier, homme de fief dudit chapitre, et commissaire nommé en cette partie en sa maison dite rue de St Sépulchre audit Cambrai pour déposer en l’information qui sera par lui faite à la requête dudit procureur d’office leur ayant déclaré qu’ils seraient payés de leurs salaires suivant la taxe qui en sera faite par ledit Sieur commissaire leur ayant délivré et laissé à chacun copie du présent exploit.

[signé]Théodore Sanse

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(9810)

L’an mil sept cent cinquante le treize du mois de juillet, en vertu de l’ordonnance rendue le huit du courant par messieurs les baillis et hommes de fiefs du chapitre métropolitain de Cambrai, à la requête de me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre, j’ai Frédéric Ribourg sergent du susdit chapitre soussigné donné assignation à Joseph Bouttemy et à Gilles Vaillant demeurant au village de Cattenières parlant à leurs personnes à leur domicile, à comparaitre demain quatorze du présent mois six heures du matin, à la maison de Me Philippe Joseph Watier demeurant dans la rue de Saint Sépulchre commissaire nommé en cette partie pour déposer en l’information qui sera par lui faite à la requête dudit procureur d’office, et leur déclarant qu’ils seront payer de leurs salaires suivant la taxe qu’il en sera fait par ledit sieur commissaire et leur avoir délivrer copie chacun séparément du présent exploit. Fait audit Cattenières le jour mois an susdit.

[signé]Frédéric Ribourg

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(9811)

Vu la plainte de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office du chapitre métropolitain de Cambrai du huit de juillet dernier, l’ordonnance du même jour portant permission d’informer les actes de nomination des médecin et chirurgien, et prestation de serment d’iceux dudit jour huit, le procès verbal de l’état et déclaration de Claude Joseph Cardon habitant de Cattenières du susdit jour huit, le rapport du sieur Augustin Hal médecin et de François Michel Taisne chirurgien en date du neuf dudit moi, les exploits d’assignation donnés aux témoins des huit et neuf du même mois, les informations faite en conséquence le huit au village de Cattenières, et à Cambrai neuf, dix treize et quatorze du même mois juillet, conclusions dudit procureur d’office du quinze dudit mois, le jugement rendu en conséquence ledit jour quinze de juillet portant que Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbez, Jean Philippe Leducq, Jacques Vignol et Théodore Défossez seraient

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(9812)

Assignés à comparaitre en personne ledit jour quinze de juillet, l’exploit d’assignation données aux susnommés du seize dudit mois de juillet, l’interrogatoire subi par Philippe Joseph Leducq ledit jour vingt de juillet, autre interrogatoire subi par Jean baptiste Courbez du vingt un dudit mois juillet, autre interrogatoire subi par Jacques Vignol demeurant à Estourmel du vingt trois dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Jean François Théodore Défossez du même jour vingt trois juillet, conclusions du procureur d’office du trois du mois d’août tendant à ce que Martin Défossez et Grégoire Leducq du village d’Estourmel seraient assignés pour être ouÏs, le jugement rendu en conséquence le douze dudit mois d’août portant que lesdits martin Défossez et Grégoire Leduc seront assignés pour être ouïs, l’exploit d’assignation donné à Grégoire

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(9813)

Leducq et à Martin Défossez le quatorze dudit mois d’août, l’interrogatoire su bi par Grégoire Leducq le vingt deux du susdit mois d’août, conclusion définitive dudit procureur d’office de ce jourd’hui et tout considéré, nous hommes de fiefs dudit chapitre métropolitain au conjurement de monsieur le bailli en tenant à la procédure pour suffisamment instruite avons déclaré et déclarons lesdits Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq et Jean Baptiste Courbez, demeurent atteint et convaincu d’avoir le six de juillet dernier chercher querelle aux garçons de fête de Cattenières pour avoir une danse à part, et de les avoir agressés à cette occasion, ledit Vignol d’avoir intervenu à cette querelle, de s’y être mêlé muni d’une plantière de saulx, et d’en avoir frappé quelques personnes. Lesdits Martin Défossez et Grégoire Leducq d’avoir crié à différentes reprises pendant cette querelle à moi Estourmel, et ledit Jean François Théodore Défossez d’être accouru à ces cris

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(9814)

Muni d’un billon et d’en avoir frappé à la tête Claude Joseph Cardon, duquel coup il est resté blessé à plaie ouverte et sang coulant au péril de la vie, pour réparation de quoi avons condamné et condamnons lesdits Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbez, Martin Défossez et Grégoire Leducq à comparaitre en jugement à l’audience tenant pour y subir une sérieuse correction, défense à eux de récidiver sous peine plus grief, au surplus ledit Jean François Théodore Défossez en sept florins dix pattars d’amende, et tous solidairement aux dépens du procès avec lesdits Pierre Philippe Leducq et Jacques Vignol. Fait à Cambrai le vingt huit août mils sept cent cinquante.

[signé]Calonne Beaufait, P.J Watier, Caudron, Bourdon, Baret, C de Hennyn

Pour satisfaire à la sentence ci-dessus sont comparus Jean François Théodore Défossez, Michel tofflin, Jean Baptiste Courbez, Martin Défossez et Grégoire Leducq lesquels ont subi la correction qui leur était ordonné par ladite sentence faite en pleine audience tenue au consistoire de la tout du chapitre métropolitain de Cambrai le neuf de septembre mil sept cent cinquante. Par ordonnance.

[signé]C.De Hennyn

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(9816/9817)

Répartition des frais du procès extraordinairement instruit à la requête de Maitre Jean Joseph Wasson procureur d’office du vénérable chapitre métropolitain de Cambrai demandeur complaignant contre Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq, Jean François Théodore Défossez, Jean Baptiste Courbez, Martin Défossez, Grégoire Leducq et Jacques Vignol tous demeurant aux villages d’Awoingt et Estourmel défendeurs et accusés.

 

M le Bailly

Vuarlincourt

Watier

Baret

Caudron

Bourdon

Greffier

Wasson

Sergents

Récapitulatif

1.4.0

12.0.0

2.8.0

2.8.0

3.12.0

1.4.0

1.19.2

24.15.2

De Calonne

1.12.0

2.8.0

1.19.2

5.19.2

 

 

Hal

8.0.0

A Hal

 

 

 

Taine

6.0.0

Carneaux femme à Taine

 

0.16.0

8.0.0

0.11.0

0.11.0

2.8.0

3.11.0

2.0.0

1.12.0

2.8.9

2.0.0

1.4.0

2.16.0

1.12.0

1.12.0

1.12.0

2.8.0

0.16.0

1.19.2

33.9.2

 

P.J Watier

 

 

 

0.16.0

1.12.0

1.12.0

2.8.0

0.16.0

1.19.2

9.3.2

Baret

 

0.16.0

1.12.0

1.12.0

2.8.0

0.16.0

1.19.2

9.3.2

Charles femme à Caudron

0.16.0

1.12.0

0.16.0

3.4.0

Reçu le 25 7bre 1750

Bourdon

0.16.0

8.0.0

0.11.0

0.11.0

2.8.0

3.4.0

2.0.0

1.12.0

1.12.0

3.15.0

2.0.0

11.4.0

2.16.0

1.12.0

1.4.0

1.10.0

1.12.0

1.12.0

2.8.0

8.15.0

0.16.0

3.6.0

1.7.12

2.8.0

55.19.12

 

Reçu De Hennyn à dix florins prest

0.12.0

0.12.0

0.8.0

0.8.0

0.16.0

0.16.0

0.12.0

0.16.0

0.12.0

0.16.0

0.10.0

0.16.0

0.16.0

1.0.0

1.0.0

3.18.0

0.16.0

1.4.0

0.3.0

1.4.0

0.15.0

0.3.0

0.12.0

0.12.0

1.4.0

4.16.0

1.16.0

0.3.0

0.6.0

0.3.0

28.5.0

 

R.Wasson

0.5.0

1.12.0

0.6.0

0.9.0

0.7.12

0.12.0

0.7.12

1.3.12

0.6.0

0.7.12

0.16.0

0.6.0

1.3.12

0.5.0

3.1.0

0.15.0

0.7.12

0.15.0

0.5.0

1.3.12

0.6.0

0.7.12

0.5.0

0.5.0

0.10.0

3.8.12

0.15.0

0.5.0

20.13.12

 

Reçu pour moitié 10.6.6

Sanse

R l’autre moitié

Frédéric Ribourg

24.15.2

5.19.2

37.9.2

9.3.2

9.3.2

3.4.0

55.19.12

28.5.0

20.15.12

8.0.0

6.0.0

209.15.0

 

 

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(9818)

Information

Information faite et tenue au village de Cattenières par nous Philippe Joseph Watier, franc servant, homme de fief du chapitre Métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre demandeur complaignant contre le fils de Tofflin du village d’Awoingt, Jean Baptiste Corbez du village de Cattenières, le nommé Vignol sergent d’Estourmel et Théodore Défossez dudit Estourmel et le nommé Leduc dudit Estourmel, défendeurs et accusés à laquelle information avons procédé ainsi qu’il suit

Du huit juillet mil sept cent cinquante

Jacques Philippe Hégo, mulquinier de son stil, demeurant au village de Cattenières, âgé de vingt quatre ans, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent, allié, serviteur ni domestique des parties à lui nommé et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture.

[signé] P.J Watier

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(9819)

Que lundi dernier six de ce mois vers les sept heures de l’après-midi, étant sur la place de Cattenières en qualité de garçon de fête dudit lieu pour faire danser la jeunesse où étaient aussi Jean Claude Cardon, et se reprenant dit Claude Joseph Cardon et Frédéric son frère, Antoine Forière, Jacques Doisy, Jean Legrand, ces trois derniers aussi garçons de fête, il vit Michel Tofflin d’Awoingt, Jean Baptiste Courbez meunier du moulin de Cattenières, et derrière eux Pierre Philippe Leducq berger à Estourmel qui étaient dans les environs de la danse, il entendit en passant derrière eux que l’un dont il ne sait lequel a dit je parie que j’aurai mon tour en entrant. A l’instant lesdits Tofflin et Corbez, pendant que d’autres étaient à danser ou plutôt disposer pour danser qui étaient le nommé Liévin dit nous d’Estourmel et Jacques Doisy garçon de fête de Cattenières, se sont présentés pour danser et ont dit que c’était leur tour, à quoi le déposant leur dit d’attendre que ceux qui étaient avant eussent dansés et qu’ils danseraient après. Le déposant en leur tenant ce discours avait croisés son bras devant eux pour les empêcher d’avancer dans la danse et de les troubler. Lesdits Tofflin et Corbez lui demandèrent de quoi il s’embarrassait ce qui obligea le déposant de leur dire qu’étant garçon de fête et ayant pouvoir de monsieur le bailli de donner le tour pour les danses

[signé] P.J Watier

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(9820)

Il avait droit de les empêcher de danser avant d’autres qui y étaient auparavant. Ledit Claude Joseph Cardon s’est aussi avancé lors vers eux et leur fit les mêmes représentations ; Frédéric Cardon s’y est aussi rendu pour ce qui s’y passait alors Pierre Philippe Leduc s’avançant vers lui, lui inféra un soufflet, les garçons de fête voyant cela ont tiré ledit Leduc par les cheveux pour le séparer dudit Cardon avec lequel s’était acotté et ayant vu ledit Leduc par terre, le déposant s’est retiré n’ayant rien vu au surplus de la querelle, ledit Leduc s’étant relevé et ayant aperçu le déposant au coin d’une maison il courut après lui pour le maltraiter mais il en fut arrêté par quelques femmes ou filles, et le déposant s’est caché. Sait cependant le déposant que Claude Joseph Cardon a été ledit jour blessé à la tête d’un coup de billon qui lui a été inféré par le nommé Théodore fils du nommé --- d’Estourmel pour l’avoir ainsi entendu dire dans le lieu par différentes personnes et avoir vu le blessé qui est tout ce qu’il a dit savoir. Lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, a persisté et signé et nous ayant requis salaires lui avons taxé huit pattars.

[signé] P.J Watier, C De Hennyn , Jacques Philippe Hégo

Philippe Beugnicourt mulquinier de son stil demeurant

[signé] P.J Watier

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(9821)

A Cattenières âgé de quarante huit ans ou environ, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent, allié, serviteur ni domestique des parties à lui nommées sauf qu’il est parent à un degré fort éloigné à Claude Joseph Cardon, et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture que lundi dernier six du présent mois vers le sept heures de l’après-midi, étant à regarder jouer au billon au village de Cattenières, il entendit du bruit vers la danse qui se faisait sur la place, et par la crainte qu’un de ces neveu nommé Jean Claude Legrand qui était garçon de fête ne fut dans la démêlée, il s’y porta, et en approchant il vit que quelqu’un retenait Pierre Philippe Leduc de Chantemerle qui faisait des efforts pour s’en aller vers la danse où il y avait beaucoup de monde assemblé. Il entendit aussi en passant que la fille d’Amand Cavro dudit Estourmel disait de le laisser aller et qu’il en tue un, ledit Leduc s’étant débarrassé couru après Jacques Hégo qui était proche la maison de Jacques Bricout. Il fut encore retenu et s’en étant échappé, il couru vert l’endroit où on dansait et donna un coup de poing sur la tête de Frédéric

[signé] P.J Watier

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(9822)

Cardon qui saigna par le nez. Le nommé Vignol, sergent d’Estourmel était avec une plantière de saulx à la main avec laquelle il voulu frapper un des garçons qui se trouvait sur ladite place, qu’il n’a pu reconnaître à cause de la grande quantité de monde mais celui là s’étant adroitement retiré, le coup n’a porté que les jupes de la fille de Mathieu Forriere de Cattenières, et à l’instant Théodore Défossez de Chantemerle qui avait un billon à la main en inféra un coup de toutes ses forces sur la tête de Claude Joseph Cardon dont il est resté blessé à plaie ouverte et sang coulant. Alors le déposant s’est retiré qui est tout ce qu’il a dit savoir, lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé et nous ayant requis salaires lui avons taxé huit pattars.

[signé] Philippe Bugnicourt, P.J Watier, De Hennyn

Continuation de ladite information faite et tenue à Cambrai le neuf juillet mil sept cent cinquante par nous commissaire susdit et à la requête que dessus contre les avant nommés déférés et accusés à laquelle avons procédé ainsi qu’il en suit

Antoine Forriere mulquinier de son stil demeurant

[signé] P.J Watier

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(9823)

A Cattenières, âgé de vingt sept ans ou environ, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommées et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons lecture qu’en qualité de garçon de fête il s’est trouvé sur la place de Cattenières lundi six de ce mois, deuxième jour de la dédicace dudit lieu sur les sept heures de l’après-midi, puis a vu le fils de Tofflin du village d’Awoingt et Jean Baptiste Corbez, meunier du moulin de Cattenières danser une danse en commun avec bien d’autres du lieu, cette danse finie ils en ont demandé une particulière, Jacques Hégo l’un des garçons de fête s’y est opposé et leur a dit qu’ils venaient de danser. Ceux-ci voulaient néanmoins le forcer mais ledit Hégo les repoussa de sorte qu’étant parvenu à quelques pas où était Frédéric Leduc de Chantemerle, fils de Joseph, qui ayant vu la difficulté se railla desdits Tofflin et Corbez, qui s’étant ravancé de nouveau vers la danse ont voulu l’un et l’autre en avoir une à part, à quoi trouvant de l’opposition de la part de Joseph Cardon et Frédéric son frère, de Jacques Hégo et du déposant, Frédéric Leduc porta

[signé] P.J Watier

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(9824)

Un soufflet à Frédéric Cardon dont il fut blessé à sang coulant, l’un et l’autre se prirent alors aux cheveux et pendant la démêlée le nommé Vignol, sergent d’Estourmel qui était garni d’une plantière de saulx qu’il avait à ce qu’on a dit au déposant arraché le long d’un petit abreuvoir qui se trouve sur la place dudit Cattenières, vis-à-vis de la danse, en voulu porter un coup sur la tête du déposant qui s’en est échappé en se retirant, le coup ne porta que sur le côté de Marie Anne Foriere sa sœur auprès de laquelle il était et le long de ses jupes, ce que vu par le déposant il s’est retiré. Sait aussi le déposant pour l’avoir entendu dire de quantité de personnes du village que Claude Joseph Cardon a reçu dans cette démêlée un coup de billon sur la tête qui lui fut porté par Théodore Défossez de Chantemerle dont ledit Cardon en est dangereusement blessé. Ayant aussi entendu dire qu’à l’occasion de cette blessure et dans le danger où il se trouve on lui avait porté son créateur, ajoutant le déposant que lord de la démêlée et dans le commencement d’icelle, il a entendu crier A moi Estourmel par cinq ou six reprises sans savoir par qui, sait néanmoins que Baptiste Cagnette joueur de violon de cette ville et le fils du nommé Ronse de Carnières étaient sur la voiture où les violons jouent ordinairement

[signé] P.J Watier

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(9825)

Pendant la démêlée, Antoine Ségard dudit Cattenières, préposé par les garçons de fête pour faire --- est resté sur la place pendant une partie du temps, Jean François Lasselin de Cattenières chasseur de mosnée au moulin de Carnières y était aussi et quantité d’autres personnes que le déposant ne se rappelle pas qui est tout ce qu’il a dit savoir, lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé et nous ayant requis salaires lui avons taxé seize patars.

[signé]Anthoine Forrier, P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Jacques Joseph Doisy, valet de charrue à Philippe au village de Cattenières âgé de vingt quatre ans ou environ lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommées et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture que lundi six de ce mois sur les sept heures de l’après midi en qualité de garçon de fête de Cattenières et se trouvait sur la place dudit lieu pour avec ses compagnons réjouir la jeunesse au son des violons qu’ils avaient

[signé] P.J Watier

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(9826)

Loués, que Michel Tofflin du village d’Awoingt et Jean Baptiste Corbez du village de Cattenières aient fait une gageure avec le nommé Vignol du village d’Estourmel, Pierre Philippe Leduc berger chez son père à Chantemerle et Théodore Défossez dudit Chantemerle pour six pots de bière qu’ils auraient une danse à part, lesdits Tofflin et Corbez se sont présentés à la danse et le déposant les a vu danser une danse commune avec bien d’autres personnes du lieu, cette danse finie, et lorsque d’autres étaient disposés à danser ils ont demandé et voulu avoir une danse particulière qui leur fut refusé par Jacques Hégo, l’un des garçons de fête, en leur disant qu’ils devaient attendre leur tour, qu’il y en avait d’autres avant eux et comme ils voulaient nonobstant ce, s’avancer à la danse, ledit Hégo les repoussa , alors Pierre Philippe Leduc s’avançant vers Frédéric Cardon qui était auprès de son frère lui porta un soufflet dont il fut blessé à sang coulant. De là c’est fait un tumulte et l’un et l’autre, savoir les garçons de fête de Cattenières avec lesdits Tofflin, Corbez, le nommé Théodore Défossez et Pierre Philippe Leduc se prirent aux cheveux et sur ce qu’un d’eaux cria par plusieurs fois A moi Estourmel, le nommé Vignol sergent dudit lieu y accouru avec une plantière de saulx qu’on lui a dit avoir arraché le long

[signé] P.J Watier

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(9827)

D’un abreuvoir qui se trouve sur la place, n’ayant point vu quel usage il en a fait parce qu’on l’a retiré de la démêlée, ne sachant aussi ce qui s’est passé ultérieurement ayant cependant entendu dire que Claude Joseph Cardon y avait reçu un coup de billon qui lui fut porté par Théodore Défossez dont il est dangereusement blessé à l’occasion de laquelle blessure que le déposant a vu il fut administré ajoutant qu’il fut si troublé qu’il n’a reconnu et ne se rappelle d’avoir vu dans cette démêlée que ceux par lui ci-devant nommé qui est tout ce qu’il a dit, savoir lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance et nous ayant requis salaires lui avons taxé seize patars.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Marie Anne Foriere fileuse de son stil demeurant au village de Cattenières âgée de vingt un ans laquelle après serment par lui prêtée de dire vérité et qu’elle nous a dit n’être parente alliée servante ni domestique des parties à elle nommées et nous a reproduit l’exploit d’assignation à elle donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit

[signé] P.J Watier

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(9828)

Procureur d’office dont lui avons fait lecture que lundi dernier six de ce mois sur les sept heures de l’après-midi se trouvant sur la place de Cattenières un peu éloignée de la danse, elle entendit un tumulte et qu’on criait A moi Estourmel. Dans la crainte où elle était que son frère nommé Antoine Forriere fut dans la démêlée elle s’y porta précipitamment et y étant arrivée elle reçu un coup d’une plantière de saulx le long du bras gauche qui passa ensuite sur la hanche le long de ses jupes dont elle eut le bras jusqu’au jour d’hier un peu sensible sans qu’elle ait vu celui qui lui a inféré, ayant néanmoins entendu dire que c’était Jacques Vignol sergent d’Estourmel et qu’il avait arraché cette plantière le long d’un abreuvoir qui se trouve sur la place de Cattenières, elle a reconnu dans cette démêlée les garçons de fête dudit Cattenières , le nommé Tofflin d’Awoingt, Jean Baptiste Corbez meunier du moulin de Cattenières, le nommé Théodore Défossez de Chantemerle et Pierre Philippe Leduc dudit Chantemerle, et la déposante s’étant retirée vers le petit abreuvoir avec ses autres compagnes elle vit Frédéric Cardon tout ensanglanté au visage qui venu se laver audit abreuvoir et qu’on lui a dit avoir été ainsi blessé par un souffle qui lui avait été donné dans la démêlée.

[signé] P.J Watier

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(9829)

La déposante a aussi entendu dire que Claude Joseph Cardon a reçu un coup de billon à la tête dans cette démêlée dont il est dangereusement blessé par ledit Théodore Défossez et pour raison de cette blessure il a été administré, ayant aussi entendu dire que lesdits Tofflin et Corbez avaient fait une gagûre pour quatre pots de bière par ensemble qu’ils auraient une danse à part qui est tout ce qu’elle a dit savoir, lecture à elle faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquise suivant l’ordonnance et nous ayant requis salaires lui avons taxé douze patars.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Continuation de ladite information faite et tenues à Cambrai le dix juillet mil sept cent cinquante par nous commissaire susdit et à la requête que dessus et contre les accusés déférés à laquelle avons procédé ainsi qu’il en suit.

Antoine Ségard, journalier demeurant à Cattenières âgé de cinquante ans lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommées sauf qu’il pourrait être d’un degré fort éloigné parent

[signé] P.J Watier

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(9830)

A Pierre Philippe Leduc et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture qu’ayant été préposé par les garçons de fête de Cattenières pour recevoir les présents que les jeunes gens font après avoir dansé, il s’est trouvé sur la place dudit Cattenières le lundi six de ce mois deuxième jour de la Dédicace dudit lieu, que vers les sept heures du soir, le fils Tofflin du village d’Awoingt et Jean Baptiste Corbez meunier du village dito du moulin de Cattenières après avoir dansé quelque danse en commun ainsi qu’il se pratique dans ledit lieu, ledit Tofflin en a demandé une à part à Jacques Hégo qui lui refusa parce que d’autres avaient pris leur tour pour danser, le remettant après la danse faite, ledit Tofflin à côté duquel était Jean Baptiste Corbez persista à vouloir en avoir une et poussa ledit Hégo faisant mine de vouloir entrer dans la danse celui-ci le repoussa pour qu’il ne troubla point ceux qui dansaient. Pierre Philippe Leduc qui était présent après quelque dispute de part et d’autres entre lesdits Hégo et autres garçons de fête nommés, Claude Joseph Cardon, Frédéric son frère, Jacques Hégo sans savoir si les autres

[signé] P.J Watier

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(9831)

Garçons de fête y étaient, ledit Pierre Philippe Leducq porta un coup de poing audit Frédéric Cardon dont il est resté blessé à sang coulant sur le champs, en criant à moi Estourmel sans savoir par qui, ils se prirent aux cheveux et se terrassèrent, ce que voyant le déposant pris le pot dans lequel on avait mis l’argent que les particuliers avaient donnés pour danser et se retira dans la cour de Philippe Leducq.

Dépose qu’il a entendu dire que cette bataille n’avait été engendré que parce que ledit Tofflin Jean Baptiste Corbez le nommé Vignol sergent d’Estourmel, Théodore Défossez de Chantemerle et Pierre Philippe Leduc d’Estourmel berger à Chantemerle avaient gagé six pots bière qu’ils auraient des danses à part, et se reprenant dit qu’il n’a point entendu dire pour combien la gagure a été faite, ayant aussi entendu dire que dans cette démêlée ledit Claude Joseph Cardon a reçu un coup de billon sur la tête par Théodore Défossez dont il est resté dangereusement blessé à plaie ouverte et sang coulant pour raison de laquelle blessure il fut administré le lendemain ce qu’il sait aussi pour avoir vu le blessé chez lui qui est tout ce qu’il a dit savoir lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenue vérité, y a

[signé] P.J Watier

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(9832)

Persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance et nous ayant requis salaires lui avons taxé seize patars.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Jean Baptiste Bovay joueur de violon de son stil demeurant à Cambrai âgé de trente cinq ans lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommé et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture qu’ayant été loué par les garçons de fête de Cattenières pour jouer du violon pendant leur carmesse qui a commencé dimanche dernier, il s’y trouvait sur la place dudit lieu monté sur une voiture comme il est d’ordinaire et y jouant de son violon seul avec deux enfants qui avaient pris les instruments du nommé Porez, joueur de basse de Cambrai et de Jean Démaret de Cattenières pendant que ces derniers étaient allés boire un coup au cabaret du fils de Jean Hégo, il a vu sur les sept à huit heures du soir sans pouvoir mieux

[signé] P.J Watier

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(9833)

Préciser le temps que le fils de Tofflin d’Awoingt a dansé quelque danse, qu’en suite il a demandé une contredanse qui lui fut accordée et après l’avoir dansée il s’en alla au cabaret accompagné de quelqu’autre compagnon que le déposant ne connait pas dans lequel il a entendu qu’ils avaient fait gagure pour quatre pots de bière qu’ils auraient des danses à part, que Jean Démaret joueur de violon qui lui a fait le récit ayant entendu cette gagure lui demanda s’ils prétendaient en avoir avec de l’argent, à quoi il fut répondu qu’ils en auraient argent ou non argent. Peu de temps après, ledit Tofflin s’étant représenté sur la place avec ses compagnons entre lesquels était le meunier du moulin de Cattenières qui était un peu saoul et un berger de Chantemerle dont il ne sait les noms, ont venu demander une danse à part à un des garçons de fête, et sur ce qu’ils voulaient avancer à la danse, l’un des garçons de fête nommé Jacques Hégo fils de Maximilien les repoussa, à quoi le berger de Chantemerle demanda pourquoi on le poussait. Ledit Hégo lui répondit qu’il avait autant de droit de les pousser qu’ils en avaient d’avancer et après plusieurs disputes entre eux que le déposant n’a point pu entendre ils se sont l’un et l’autre entrebattus et Frédéric Cardon frère du blessé y reçu un coup de poing dans le nez dont il fut blessé au sang coulant sans que le

[signé] P.J Watier

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(9834)

Déposant sache par qui le soufflet a été inféré autrement que parce qu’on lui a dit que c’était par le berger de Chantemerle, ayant vu néanmoins ledit berger terrassé par terre pendant lequel temps un jeune homme dont il ne sait le nom est accouru avec une plantière de saulx qu’il avait arrachée étant morte le long d’un fossé ou abreuvoir qui est le sergent d’Estourmel et qu’on lui a dit se nommer Vignol et en a frappé sur plusieurs personnes. Le berger de Chantemerle dont il ne sait le nom y vint, veut dire une autre personne y accourut avec un billon à la main dont il en frappa Claude Joseph Cardon sur la tête qui en est resté blessé dangereusement à plaie ouverte et sang coulant à cause de laquelle blessure il fut administré, ne connait cependant point celui qui a donné le coup, à tout ce tumulte est survenu un garçon de fête dont il ne sait le nom avec un coute d’arnas mais il n’en porta aucun coup parce qu’il fut empêché par quelques femmes et filles. La scène finie le sergent d’Estourmel se promenait sur la place avec la plantière de saulx et le nommé Porrez joueur de basse revenant du cabaret lui demandant s’il allait à St Jacques avec son bourdon ledit sergent

[signé] P.J Watier

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(9835)

Lui répondit que s’il avait eu son fusil il serait arrivé autre chose qui es tout ce qu’il a dit savoir, lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé et nous ayant requis salaires lui avons taxé douze patars.

[signé] Jean Baptiste Bauvais, P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Jean François Lasselin, chasseur de mosnée du moulin de Carnières, y demeurant, âgé de vingt un ans lequel après serment prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent, allié, serviteur ni domestique des parties à lui nommées et nous a reproduit l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture que lundi six de ce mois deuxième jour de dédicace de Cattenières sur les sept heures du soir vers l’endroit où on dansait sur la place où il a vu danser Jean Baptiste Corbez avec Michel Tofflin fils, qui serait veut dire qui après la danse finie ayant gagé avec Claude Leprêtre pour quatre pots de bière qu’il aurait une danse à part s’est présenté

[signé] P.J Watier

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(9836)

Avec ledit Tofflin pour la danse et en a fait la demande aux garçons de fête qui leur dirent d’attendre leur tout qu’après ceux qui s’étaient présentés avant eux pour danser auraient fini, ils danseraient, mais s’étant poussés et repoussés respectivement savir lesdits Michel Tofflin, Jean Baptiste Corbez, et Pierre Philippe Leduc d’une part, contre Claude Joseph Cardon et Frédéric Cardon et Jacques Hégo fils de Maximilien ils se prirent aux cheveux et ceux d’Estourmel crièrent plusieurs fois « à moi Estourmel », le nommé Vignol sergent d’Estourmel arracha une plantière de saulx qu’il a cassé en deux à l’aide de quelque camarade que le déposant n’a point reconnu et se sont rendus vers l’endroit où on se battait sans qu’il ait remarqué s’ils en avaient frappé ou non, pendant laquelle défaite le déposant a vu donner un coup de billon sur la tête de Claude Joseph Cardon dont il est resté dangereusement blessé sans qu’il sache par qui ce coup a été inféré autrement que tout le monde lui a dit dans l’instant que c’était Théodore Défossez. Sait aussi que Pierre Philippe Leduc d’Estourmel berger chez son père à Chantemerle a été blessé à sang coulant dans cette démêlée ce qu’il a vu et remarqué étant sur la place dudit lieu accompagné d’André Lebecq, François et Nicolas Fiévet du village de Cattenières, Jean Michel Cardon et Antoine Forrière dudit lieu

[signé] P.J Watier

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(9837)

Et quantité d’autres. Après cette défaite et à l’instant même qu’ils furent séparés le déposant a vu ledit Vignol passer sur la place avec une partie de ladite plantière sur son épaule qui est tout ce qu’il a dit savoir, lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance et nous ayant requis salaires lui avons taxé seize patars.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Simon Porez, joueur de basse et cordonnier de sons stil, âgé de cinquante trois ans ou environ lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent, allié, serviteur ni domestique des parties à lui nommées et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office, ledit Porez demeurant en cette ville.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture qu’il a été loué par les jeunes hommes de fête pour jouer de la basse pendant la dédicace de Cattenières, que le lundi six de ce mois, vers les sept heures de l’après-midi, il lui prit envie de descendre de la voiture sur laquelle il jouait pour les besoins

[signé] P.J Watier

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(9838)

Et passant vers le cabaret de Jacques Hégo, plusieurs jeunes gens de Wambaix qui y étaient l’appelèrent et le firent entré, il y but quelques coups de bière et peu de temps après il entendit du bruit sur la place ce qui l’obligea de sortir pour veiller à sa basse. A peine fut-il sur la rue qu’il entendit crier et répéter plusieurs fois « à moi Estourmel, à moi Wambaix ». Arrivant sur la place et monté sur la voiture, il vit le nommé Vignol, sergent d’Estourmel avec une plantière de saulx mort courant ça et là cherchant à en frapper quelqu’un, de quoi il fut arrêté par plusieurs personnes qui se saisirent de son bâton mais s’en étant débarrassé il vint avec le même bâton se promener sur l’endroit où on avait dansé, ce qui obligea le déposant qui était vis-à-vis de lui de demander ce qu’il voulait faire avec ce bâton, si cétaitpour aller à St Jacques, à quoi ne lui ayant fait réponse, le déposant poussa la chose plus loin et lui dit de se souvenir de ce qu’il était qu’aussitôt il lui fit une réponse que le déposant n’a entendu mais qu’un de ses compagnons lui a dit d’avoir ouï et que ledit Vignol avait dit que s’il avait son fusil se serait autre chose, ayant vu l’instant d’après que Pierre Philippe Leduc berger à Chantemerle poursuivait Jacques Hégo fils de Maximilien en faisant mine de vouloir lui lancer quelques coups de poing, mais il en fut empêché

[signé] P.J Watier

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(9839)

Par quelques femmes qui s’opposèrent à sa course. Cela fait, le déposant appela ledit berger et lui représenta qu’il exposait beaucoup à ce qu’il faisait et que si la Justice en avait connaissance il y en avait assez pour perdre sa monture à quoi il s’est contenté de répondre que la chose était vraie et de suite il s’est en allé. Sait le déposant pour l’avoir entendu dire que la querelle n’est venue que ce que le nommé Tofflin d’Awoingt avait gagé pour quatre pots de bière avec Jean Baptiste Corbez meunier du moulin de Cattenières qu’ils danseraient tout en arrivant une danse à deux. Sait aussi pour l’avoir pareillement entendu dire de quantité de personnes que Frédéric Cardon a reçu un coup de poing dudit Leduc berger à Chantemerle dont il fut blessé à sang coulant et que Claude Joseph Cardon a reçu un coup de billon sur la tête par Théodore Défossez dont il est dangereusement blessé pour raison de laquelle blessure il fut administré qui est tout ce qu’il a dit savoir, lecture faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance et nous ayant requis salaires lui avons taxé dix patars.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

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(9840)

Continuation de ladite information faite et tenue à Cambrai le treize juillet mil sept cent cinquante par nous commissaire susdit et à la requête que dessus contre les susnommés déférés et accusés à laquelle avons procédé ainsi qu’il en suit.

Jean Demaret, maître tailleur et joueur de violon de son stil, âgé de trente ans, demeurant à Cattenières, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent, allié, serviteur ni domestique des parties à lui nommées et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture que qoui qu’il ait joué à la dédicace de Cattenières du violon il n’a cependant rien vu de la défaite qui s’est faite audit lieu le lundi six de ce mois vers les sept heures du soir parce que pendant ce temps il était allé se rafraichir chez lui avec deux de ses parents et il n’est revenu sur la place que lorsque tout était dissipé et qu’on recommençait à danser, ayant néanmoins entendu l’instant d’avant qu’il se soit en allé chez lui que Jean Baptiste Corbez disait assez hautement qu’il aurait une danse à part, la vérité étant aussi que ledit Corbez s’était adressé au déposant lui a dit qu’argent ou non argent il

[signé] P.J Watier

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(9841)

Danserait s’il voulait et les joueurs de violon qu’il sait qu’il danserait à quoi le déposant ayant fait réponse qu’il n’était point maitre de la place et qu’il n’était qu’instrument il s’est en allé chez lui avec ses dits deux parents. Sait néanmoins que pendant son absence il y a eu une bataille sur la place au sujet des danses entre Claude Joseph Cardon, Jacques Hégo, Frédéric Cardon et autres de Cattenières à l’encontre du fils de Tofflin d’Awoingt, Jean Baptiste Corbez meunier du moulin de Cattenières, Jacques Vignol sergent d’Estourmel, Théodore Défossez de Chantemerle et Pierre Philipe Leduc berger chez son père à Chantemerle, que dans cette démêlée Frédéric Cardon y a reçu un soufflet de Pierre Philippe Leduc qui lui fit sortir le sang du nez, que Claude Joseph Cardon y a pareillement reçu un coup de billon sur la tête qui lui fut inféré par Théodore Défossez dont il est resté dangereusement blessé à plaie ouverte et sang coulant au sujet de laquelle blessure il fut administré, que Jacques Vignol sergent d’Estourmel a arraché une plantière de saulx avec laquelle il en a frappé plusieurs personnes ce qu’il a entendu dire de quantité de gens et notamment de Gilles Vaillant de Cattenières. Ayant aussi entendu dire que Joseph Bouttemy avait été présent lorsque ledit Défossez lâcha son coup de billon sur la tête dudit Claude Joseph Cardon et que ledit Bouttemy

[signé] P.J Watier

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(9842)

Avait dit audit Défossez lorsqu’il se sauvait après le coup fait « ne te caches point si bien, on l’a bien vu » qui est tout ce qu’il a dit savoir, lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité y a persisté et signé et nous ayant requis salaires lui avons taxé seize patars.

[signé] Jean Demarest, P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Adrien Bricout, ménager et échevin du village de Wambaix, âgé de soixante trois ans, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommées et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture que le lundi six de ce mois, deuxième jour de dédicace de la carmesse de Cattenières il s’y est rendu avec plusieurs personnes de Wambaix, que vers les sept heures du soir, étant derrière le chariot sur lequel les violons sont exposés, il vit le de Tofflin du village d’Awoingt et Jean Baptiste Corbez meunier du moulin de Cattenières qui se présentaient à la danse et sans qu’il ait remarqué aucune difficulté entre eux avec les garçons de fête dudit Cattenières il vit que ceux-ci se sont ramassés et que Pierre Philippe Leduc de Chantemerle levant le poing au-dessus des autres

[signé] P.J Watier

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(9843)

En inféra un coup sans qu’il sache à qui il l’a porté autrement qu’il a entendu dire que ce fut à Frédéric Cardon lequel Leduc fut sur le champs terrassé par les garçons de Cattenières, et le fils de Grégoire Leducq qui était près de cette démêlée s’est en allé sur le champs vers ceux d’Estourmel qui étaient dans la rue à jouer au billon, criant de toutes ses forces et répétant souvent « à moi Estourmel ». Le déposant vit à l’instant Théodore Défossez armé d’un billon et quelqu’autres qu’il ne connait pas qui avaient pareillement des billons en mains se portèrent vers l’endroit où on se battait sans qu’il ait vu donner le coup audit Claude Joseph Cardon, ayant néanmoins entendu dire sur le champs par toute l’assemblée que c’était Théodore Défossez qui avait porté un coup de billon sur la tête de Claude Joseph Cardon dont il est resté dangereusement blessé à plaie ouverte et sang coulant pour raison de laquelle blessure il a été administré, ayant aussi remarqué ledit déposant que pendant cette querelle Jacques Vignol sergent d’Estourmel a arraché une plantière de saulx le long d’un petit fossé qu’il a cassé sur son genou et en ayant une pièce à la main s’est rendu sur la démêlée ayant ladite plantière --- sans qu’il l’ait vu frapper avec icelle. Ayant néanmoins entendu dire que plusieurs femmes en avaient reçu plusieurs coups, qui est tout ce qu’il a dit savoir. Lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé

[signé] P.J Watier

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(9844)

Et nous ayant requis salaires lui avons taxé seize patars.

[signé] Adrien Bricout, P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

Continuation de ladite information faite et tenue à Cambrai le quatorze juillet mil sept cent cinquante par nous commissaire susdit et à la requête que dessus contre les nommés en icelle déférés et accusés à laquelle avons procédé ainsi qu’il en suit.

Joseph Bouttemy, maître maçon de son stil, demeurant à Cattenières, âgé de quarante quatre à quarante cinq ans, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommés et nous a reproduit l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office.

Dépose sur les faits repris en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture que le lundi six de ce mois étant au cabaret de Jacques Hégo il entendit qu’il y avait du bruit sur la place vers les sept heures de relevé ce qu’il l’obligea de se mettre à la porte pour voir ce que c’était et vit ledit Vignol sergent d’Estourmel armé d’une plantière de saulx qui fonçait la foule et poursuivait

[signé] P.J Watier

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(9845)

François Fiévet pour l’en frapper, il vit aussi quantité de monde amassés qui s’entrebattaient sans qu’il les ait reconnu et que Théodore Défossez de Chantemerle armé d’un billon se porta vers Claude Joseph Cardon et lui en inféra un coup sur la tête dont il est resté dangereusement blessé à plaie ouverte et sang coulant au sujet de laquelle blessure il fut administré, ledit Défossez se sauva ensuite par le jardin dudit Jacques Hégo et jeta son billon dans l’’houblonnière dudit cabaretier. Le déposant l’ayant vu se sauver lui dit « sauve toi frippon tu as fait ton coup », l’instant d’avant ce coup de billon donné il vit Pierre Philippe Leduc berger à Chantemerle demeurant à Estourmel qui porta un coup de poing sur la tête d’Antoine Forrière qui ne lui causa aucune blessure apparente. Sait au surplus le déposant pour l’avoir entendu dire de quantité de personnes que dans cette démêlée qui n’a été occasionnée que pour des danses à part que Michel Tofflin d’Awoingt et Jean Baptiste Corbez meunier de Cattenières ont prétendu d’avoir, Frédéric Cardon y a reçu un coup de poing au visage de Pierre Philippe Leducq dont il est resté blessé à plaie ouverte et sang coulant seulement qui tout ce qu’il a dit savoir. Lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance et nous ayant requis salaires lui avons taxé vingt patars.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

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(9846)

Gilles Vaillant, marchand de chevaux de son métier, demeurant à Cattenières, âgés de trente huit ans, lequel après serment par lui prêté de dire vérité et qu’il nous a dit n’être parent allié serviteur ni domestique des parties à lui nommés et nous a représenté l’exploit d’assignation à lui donné pour déposer cejourd’hui à la requête dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture.

Dépose sur les faits mentionnés en la plainte dudit procureur d’office dont lui avons fait lecture qu’l se trouvait sur la place de Cattenières vers les joueurs de billon le lundi six de ce mois deuxième jour de la dédicace dudit lieu lorsque vers les sept heures du soir il entendit du bruit vers l’endroit où on dansait et qu’on criait à haute voix « à moi Estourmel » ce qu’il entendit répéter différentes fois, Théodore Défossez dit Badou son père jouait lors au billon avec Pierre Défossez son autre fils l’un et l’autre se portèrent vers la querelle, Théodore Défossez armé d’un billon qu’il cachait sous le pan de son habit et Pierre Défossez son frère d’une pierre déformée qu’il tenait en main, le déposant ayant très bien vu et remarqué que ledit Théodore Défossez leva le billon et ayant regardé fixement son objet il en frappa un coup sur la tête de Claude Joseph Cardon dont il est resté dangereusement blessé

[signé] P.J Watier

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(9847)

A plaie ouverte et sang coulant à cause de laquelle blessure il fut administré sans que le déposant sache ce que Pierre Défossez à fait de la pierre qu’il tenait en main s’il en frappé ou non, ne l’ayant plus vu l’instant après. Ayant vu aussi le déposant l’instant avant le coup de billon donné que Pierre Philippe Leducq berger à Chantemerle a porté plusieurs coups de poing sur différentes personnes et notamment sur Antoine Forrière et Jacques Hégo, il a remarqué aussi que Jacques Vignol sergent d’Estourmel était armé d’une plantière de saulx avec laquelle il a frappé quelques personnes mais elle fut saisi l’instant après. Que suivant le récit qu’on lui a fait, cette querelle a commencé par des danses que Michel Tofflin et Jean Baptsite Corbez meunier de Cattenières ont prétendu d’avoir à part et que sur l’opposition de Claude Joseph Cardon et Frédéric Cardon, Jacques Hégo et Antoine Forriere et autres ils se prirent par les cheveux et se terrassèrent qui est tout ce qu’il a dit savoir, lecture à lui faite de sa déposition a dit icelle contenir vérité y a persisté et signé et nous ayant requis salaires lui avons taxé vingt patars.

[signé]Gille Vaillant, P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

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(9848)

Vu par moi Jean Joseph Wasson procureur d’office du vénérable chapitre métropolitain de Cambrai ma plainte en date du huit juillet présent mois, l’ordonnance du même jour portant permission d’informer les actes de dénomination des médecin et chirurgien, et prestation de serment d’iceux dudit jour huit, le procès verbal de l’état et déclaration de Claude Joseph Cardon, habitant de Cattenières dudit jour huit, le rapport du sieur Augustin Hal médecin et de François Michel Taisne chirurgien en date du neuf dudit mois, les exploits d’assignation donnés aux témoins des huit et neuf du même mois, les informations faites en conséquence le huit à Cattenières et à Cambrai le neuf, dix, treize et quatorze du même mois de juillet, tout considéré je conclut à ce que Théodore Défossez soit pris au corps et conduit en prison de la tout dudit chapitre pour être ouï et interrogé sur les faits résultants des charges et informations et autres sur lesquels je voudrai le faire ouïr, sinon et après perquisition faite de sa personne qu’il soit assigné à comparaitre à la quinzaine et par un seul cri public à la huitaine ensuivant, ses biens saisis et annulés et à

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(9849)

Iceux établis commissaire, ce qui sera exécuté nonobstant opposition ou appellation quelconque et sans préjudice d’icelles, et à ce que lesdits Michel Tofflin, Jean Baptiste Corbez, Pierre Philippe Leduc et Jacques Vignol soient assignés pour être ouïs sur les faits résultants desdites informations et répondre aux conclusions que je voudrai prendre contre eux. Fait ce quinze de juillet mils sept cent cinquante.

[signé] Wasson

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(9850)

L’an mil sept cent cinquante le seize du mois de juillet, en vertu du décret d’assignation du gouvernement personnellement et d’assignation pour être ouïs, --- par messieurs les bailli et hommes de fiefs su chapitre métropolitain de la ville de Cambrai en date du quinze du courant signé d’eux, et à la requête de Maitre Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre qui a élu domicile en sa maison ordinaire sise rue de Saint Sépulchre, paroisse de Saint Gengulphe, audit Cambrai, je, Frédéric Ribourg, sergent du même chapitre demeurant dans la rue de Saint Sairment ( ?) de ladite paroisse audit Cambrai, soussigné, j’ai donné assignation à Michel Tofflin et à Jean Baptiste Courbez demeurant au village d’Awoingt, et à Jean Philippe Leduc et à Jacques Vignol demeurant au village d’Estourmel, et à Théodore Défossez demeurant au village de Chantemerle, parlant toutes à leurs personnes à leur domicile, à comparaitre à quinzaine par devant Me Philippe Joseph Watier, commissaire nommé en cette partie à la tour dudit chapitre dudit Cambrai, pour être ouïs sur les faits résultant des informations faites à la requête dudit procureur d’office, et répondre aux conclusions qu’il voudra contre eux prendre, leur ayant délivré et laissé copie authentique tant dudit décret que du présent exploit suivant l’ordonnance faite audit lieu le jour, moi et an que dessus.

[signé] Frédéric Ribourg

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(9851)

Vu la plainte de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office du chapitre métropolitain de Cambrai du huit juillet présent mois, l’ordonnace du même jour portant permission d’informer les actes de dénomination des médecin et chirurgien et prestation de serment d’iceux dudit jour huit, le procès verbal de l’état et déclaration de Claude Joseph Cardon habitant de Cattenières dudit jour huit, le rapport du sieur Augustin Hal médecin et de François Michel Taisne chirurgien en date du neuf dudit mois, les exploits d’assignation donnés aux témoins des huit, neuf, onze et treize dudit mois de juillet, les informations faites en conséquence le huit au village de Cattenières et à Cambrai les neuf, dix, treize et quatorze du même mois de juillet, conclusions dudit procureur d’office de cejourd’hui et tout considéré.

Nous franc servants, hommes de fiefs dudit chapitre soussignés au conjurement de monsieur le bailli avons ordonné et ordonnons que Théodore Défossez, meunier du moulin de Cattenières, accusé d’avoir le six de ce mois inféré un coup de billon sur la tête de Claude Joseph Cardon dont il est resté dangereusement blessé à plaie ouverte et sang coulant, sera adjourné à comparaitre en personne

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(9852)

Par devant nous en dedans la quinzaine pour ouï et interrogé sur les faits résultant des charges et informations contre lui faits et autres sur lesquelles le procureur d’office le voudra faire ouïr et répondre à ses conclusions, et lesdits Michel Tofflin, Jean Baptiste Corbez, Pierre Philippe Leducq et Jacques Vignol seront assignés pour être ouïs sur les faits résultants de ladite information et répondre aux conclusions que ledit procureur d’office voudra contre eux prendre. Fait à Cambrai au consistoire de la tour du chapitre le quinze de juillet mils sept cent cinquante.

[signé]Calonne Beaufain, P.J Watier, Caudron, De Vuarlincourt, Baret, C de Hennyn

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(9853)

Interrogatoire

L’an mil sept cent cinquante, le vingt juillet, nous Philippe Joseph Watier, franc servant homme de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie étant transporté au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Michel Tofflin, assigné pour être ouï par sentence de messieurs les baillis et hommes de fief dudit chapitre du quinze de ce mois, à lui signifié le seize suivant par exploit de Frédéric Ribourg sergent de ce siège, à la requête de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre demandeur complaignant lequel Michel Tofflin après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son surnom, âge, qualité et demeure,

a dit se nommer Michel Tofflin fils d’Antoine François, âgé de vingt trois ans demeurant chez son père censier au village d’Awoingt.

Interrogé où il était le lundi six de ce mois vers les sept heures de l’après-midi,

a dit qu’il était au village de Cattenières.

Interrogé sur ce qu’il y faisait,

a dit qu’il s’y était rendu pour se réjouir de la dédicace

[signé]Michel Tofflin, P.J Watier

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(9854)

Interrogé s’il n’a point eu querelle ledit jour avec les garçons de fête dudit Cattenières,

a dit qu’il n’avait eu querelle avec personne.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisque ledit jour vers les sept heures du soir il s’est entrebattu avec lesdits garçons de fête dont plusieurs ont été blessés et terrassés,

a dit qu’il ne s’est battu avec personne, que la vérité est néanmoins que Jacques Hégo, l’un desdits garçons de fête, l’ayant poussé deux fois lorsqu’il était à regarder danser, le répondant lui demanda la raison pourquoi il le poussait, et lui ayant dit qu’il avait droit de le faire et qu’il ne danserait pas, le répondant s’est retiré.

Interrogé s’il n’avait pas lors voulu avoir une danse à part tandis que d’autre dansaient,

a dit qu’il n’a pas demandé de danses à part.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisqu’il avait gagé pour quatre à six pots de bière qu’il danserait en arrivant et qu’il aurait une danse à part,

a dit qu’il n’a fait gagure avec personne qu’il aurait une danse à part ou qu’il danserait en arrivant.

Interrogé s’il ne s’est pas trouvé dans la démêlée

[signé]Michel Tofflin, P.J Watier

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(9855)

S’il n’y a point inféré ou reçu quelques coups de poing ou de pied,

a dit ne s’y être trouvé et n’avoir porté ni reçu aucun coup, n’ayant eu querelle avec personne.

Interrogé si à l’occasion d’un refus de danser à lui fait ou quelqu’un d’autre de ses compagnons, quelques jeunes hommes d’Estourmel et d’Awoingt se sont tirés aux cheveux avec les garçons de fête de Cattenières et terrassés,

a dit n’en avoir vu faire aucun refus de danser à personne, ayant vu néanmoins que Pierre Philippe Leduc berger à Chantemerle ayant été poussé par Jacques Hégo sans que le répondant en sache le sujet parce qu’il s’était retiré un peu en arrière lesdits Hégo et Leduc se sont acottés et hurbillés et avec eux Frédéric Cardon qui était le premier attaquant.

Interrogé si dans cette querelle et débat Frédéric Cardon n’y a point reçu un soufflet de Pierre François Leduc

A dit que ledit Cardon n’a reçu aucun soufflet.

Interrogé si dans la même querelle Claude Joseph Cardon n’y a point reçu un coup de billon sur la tête de Théodore Défossez

A dit de l’ignorer.

[signé]Michel Tofflin, P.J Watier

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(9856)

Interrogé si pendant ce combat lui ou quelqu’un de ses compagnons n’ont point crié ni répété différentes fois « à moi Estourmel »

A dit n’avoir entendu crier « à moi Estourmel » une seule fois mais ne sait par qui.

Interrogé si l’un d’eux dans ce débat n’a point arraché une pantière de saulx et s’il n’en a point frappé plusieurs personnes

A dit qu’il n’avait vu personne avec une plantière de saulx.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisqu’ç l’occasion des cris qu’on a fait « à moi Estourmel », le sergent d’Estourmel a accouru sur la danse armé de cette plantière et en a frappé plusieurs personnes, et qu’au sujet des mêmes cris, Théodore Défossez est accouru armé d’un billon et en a frappé un coup sur la tête de Claude Joseph Cardon

A dit n’avoir vu personne armé d’une plantière de saulx, de n’en avoir vu aucun coup non plus qu’aucun billon.

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations contre lui faites et s’en rapporter aux témoins qui ont déposé en icelle

A dit de s’en rapporter à justice.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté et signé. Fait les jour, mois et an que dessus

[signé]Michel Tofflin, P.J Watier, De Hennyn commis juré au greffe

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(9857)

Interrogatoire

L’an mil sept cent cinquante, le vingt trois juillet nous Philippe Joseph Watier, franc servant, homme de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie étant transportés au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Jean François Théodore Défossez demeurant à Chantemerle assigné de comparaitre en personne par sentence de messieurs les bailli et hommes de fiefs dudit chapitre du quinze de ce mois et à lui signifié le seize suivant par exploit de Frédéric Ribourg sergent de ce siège à la requête de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre demandeur complaignant lequel Jean François Théodore Défossez après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité et demeure

A dit se nommer Jean François Théodore Défossez, âgé de trente ans, batteur en grange de son stil demeurant à Chantemerle.

Interrogé où il était le lundi six de ce mois vers les sept heures de l’après-midi

A dit qu’il était au village de Cattenières.

[signé] P.J Watier

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(9858)

Interrogé s’il ne s’est point battu audit lieu ledit jour et s’il n’a point porté un coup de billon sur la tête de Claude Joseph Cardon

A dit ne s’être battu mais qu’étant à jouer au billon il entendit que Grégoire Leduc criait à haute voix « à moi Estourmel » ce qui l’engagea de prendre un billon à la main et de se porter vers la danse qui se faisait sur la place dudit Cattenières, il vit Michel Tofflin d’Awoingt, Jean Baptiste Courbez meunier de Cattenières, Pierre Philippe Leduc d’Estourmel qui se battaient avec les garçons de fête dudit Cattenières dont plusieurs s’acottaient. Le parlant vit aussi Claude Joseph Cardon dans cette démêlée qui le troubla si fort qu’étant quasi hors de lui-même il lâcha un coup de billon sans savoir sur qui il est tombé. Ce fait, le répondant s’est retiré et n’a rien vu de ce qui s’est passé ultérieurement sauf qu’en s’en allant il a remarqué que Jacques Vignol sergent d’Estourmel allait ça et là sur la place avec une plantière de saulx à la main, ne l’ayant vu néanmoins en frapper personne.

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations contre lui faites et s’en rapporter aux témoins qui ont déposé en icelle.

[signé] P.J Watier

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(9859)

A dit de s’en rapporter à justice.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance fait les jour, mois et en susdit.

[signé] P.J Watier

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(9860)

Interrogatoire.

L’an mil sept cent cinquante le vingt trois juillet, nous Philippe Joseph Watier, franc servant, homme de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie étant transporté au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Jacques Vignol sergent d’Estourmel y demeurant assigné pour être ouï par sentence de messieurs les bailli et hommes de fief dudit chapitre du quinze de ce mois et à lui signifié le seize suivant par exploit de Frédéric Ribourg sergent de ce siège à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre, demandeur complaignant lequel Joseph Vignol après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son surnom, âge, qualité et demeure

A dit se nommer Jacques Vignol, âgé de trente cinq à trente six ans sergent d’Estourmel y demeurant.

Interrogé ce qu’il faisait au village de Cattenières le lundi six de ce mois deuxième jour de la dédicace.

[signé] Jacques Vignolle, P.J Watier

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(9861)

Dudit lieu vers les sept heures de l’après-midi

A dit qu’il y était allé pour invitation de Philippe Leducq habitant dudit Cattenières où il a bu et mangé.

Interrogé s’il ne s’est point battu ledit jour audit lieu avec les garçons de fête.

A dit qu’étant chez ledit Leduc, la femme d’Amand Cuissette de Wambaix lui dit qu’on se battait sur la place, il sortit sur le champs de la maison et à peine était il à la porte qu’il entendit que Grégoire Leduc et Martin Défossez criaient de toutes leurs forces « à moi Estourmel » et se porta précipitamment vers la querelle pour tâcher d’y porter remède et de séparer ceux qui se battaient qui étaient Claude Joseph, Frédéric et Baptiste Cardon, frères, François Cardon, le fils de Jean Baptiste Carlier et son cousin, le charon dudit Cattenières Antoine Foriere, Michel Tofflin d’Awoingt, Pierre Philippe Leducq, François Défossez et autres qu’il ne se rappelle pas et étant à cette séparation, il vit qu’Antoine Forriere avait un coude … à la main dont il lui allait porté un coup sur la tête s’il n’en avait été retenu par Marie Anne Gransard et de la femme

[signé] Jacques Vignolle, P.J Watier

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(9862)

Du partant qui fut obligé à ce sujet de s’armer d’une plantière de saulx morte qu’il a trouvé dans un trou sur ladite place et qu’il a cassé en deux pour s’en défendre avec la moitié, l’autre moitié ayant été prise par Liévin Chartier dudit Estourmel, qu’avec cette moitié de plantière il s’est en allé vers les combattants dans la même vue de les séparer mais il n’en frappa personne.

Interrogé si dans cette querelle n’y a point eu plusieurs blessés

A dit que Pierre Philippe Leduc y a été blessé à sang coulant, sans qu’il ait vu aucune autre blessure à qui que ce soit.

Chargé qu’il ne dit point a vérité puisque Grégoire Cardon y a pareillement été blessé et que Claude Joseph Cardon y a reçu un coup de billon sur la tête dont il fut dangereusement blessé à plaie ouverte et sang coulant

A dit d’avoir entendu dire que ledit Cardon avait été effectivement blessé mais de n’avoir vu leur blessure ni leur porter aucun coup, ayant néanmoins entendu un coup qui a fait du bruit à l’instant duquel tout le monde a crié « celui là en a » mais ne sait

[signé]Jacques Vignolle, P.J Watier

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(9863)

Par qui ni sur quelle personne il a été porté sinon qu’il a entendu dire que c’était un coup de billon porté par Jean François Théodore Défossez sur la tête de Claude Joseph Cardon.

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations contre lui faits et s’en rapporter aux témoins qui ont déposé

A dit de s’en rapporter à justice.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté et signé. Fait les jour, mois et an susdit.

[signé] Jacques Vignolle, P.J Watier

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(9864)

Interrogatoire

L’an mil sept cent cinquante le vingt un juillet nous Philippe Joseph Watier, franc servant homme de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie étant transporté au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Jean Baptiste Courbez, meunier du moulin de Cattenières, demeurant à Awoingt, assigné pour être ouï par sentence de messieurs les bailli et hommes de fiefs dudit chapitre du quinze de ce mois et à lui signifié par exploit de Frédéric Ribourg, sergent de ce siège, à la requête de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre, demandeur et complaignant lequel Jean Baptiste Courbez après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité et demeure

A dit se nommer Jean Baptiste Courbez, meunier de son stil, demeurant à Awoingt, âgé de trente trois à trente quatre ans.

Interrogé ce qu’il faisait au village de Cattenières le lundi six de ce mois vers les sept heures du soir

A dit qu’il y était pour se réjouir à la dédicace.

Interrogé s’il ne s’y est point battu ledit jour

[signé] P.J Watier

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(9865)

Avec plusieurs personnes d’Estourmel et d’Awoingt contre les garçons de fête de Cattenières.

A dit de ne s’être battu.

Interrogé s’il n’a point fait un pari pour quelques pots de bière qu’il aurait une danse à part et en arrivant.

A dit qu’en badinant avec Jean Claude Leprêtre, il a gagé avec lui qu’il aurait une danse à part en payant.

Interrogé si pour son opiniâtreté à avoir cette danse il ne s’est point engendré une bataille.

A dit que sortant du cabaret de Chez Jacques Hégo audit Cattenières avec Pierre Philippe Leduc, Michel Tofflin, Gisbert et Thomas Miroux et autres qu’il ne saurait nommés, où ils ont bu deux pots de bière entre eux ils se sont rendus sur la place pour voir danser, où étant le parlant y a demandé une danse à part en payant, et s’est adressé à cet effet aux garçons de fête , qui lui ont dit d’attendre son tour, et comme il s’était avancé assez près de la danse, Jacques Hégo l’un desdits garçons de fête le repoussa. Sur ce, Pierre Philippe Leducq représenta qu’on ne devait lui refuser une danse à part en payant et pendant ces représentations Frédéric Cardon

[signé] P.J Watier

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(9866)

S’est avancé vers ledit Leduc et lui lâcha un coup de poing sur la tête après quoi ils le prirent aux cheveux et voulurent le terrasser, il y résista jusqu’à ce que Michel Cardon l’a été tiré par la jambe et et l’a par ce moyen abattu, il y eut dans cette démêlée bien des coups de poings et de pieds donnés de part et d’autre dont le parlant fut spectateur sans s’y être en aucune façon entremêlé, Martin Défossez et Grégoire Leducq étant à portée de cette défaite crièrent plusieurs fois à haute voix « à moi Estourmel », à ces cris Jacques Vignol sergent d’Estourmel y accourut avec une plantière de saulx à la main allant ça et là sans qu’il ait remarqué qu’il en eut frappé personne.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisque dans cette défaite Pierre Philippe Leduc fut l’agresseur et porta le premier un coup de poing à Frédéric Cardon dont il fut blessé à la tête à sang coulant.

A dit que sa réponse à l’interrogateur ci-devant contient vérité et que ce fut Frédéric Cardon qui porta le premier coup de poing.

Interrogé si dans cette querelle et débat Claude Joseph Cardon n’y a point reçu un coup de billon sur la tête dont il est resté dangereusement blessé et qu’il lui fut inféré par Théodore Défossez

A dit n’avoir vu donner le coup mais d’avoir entendu que le fait était vrai.

[signé] P.J Watier

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(9867)

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations contre lui faits et s’en rapporter aux témoins qui ont déposé icelle

A dit de se rapporter à justice.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance fait les jour, mois et an susdit.

[signé] P.J Watier, De Hennyn commis au greffe

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(9868)

Interrogatoire

L’an mil sept cent cinquante le vingt juillet nous Philippe Joseph Watier, franc servant homme de fief du chapitre métropolitain de Cambrai commissaire en cette partie étant transporté au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Philippe Joseph Leduc assigné pour être ouï par sentence de messieurs les bailli et hommes de fiefs dudit chapitre du quinze de ce mois et à lui signifié le seize suivant exploit de Frédéric Ribourg sergent de ce siège à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre demandeur complaignant lequel Philippe Joseph Leduc après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité et demeure

A dit se nommer Pierre Philippe Leduc, âgé de trente quatre ans, berger de son stil, demeurant à Estourmel.

Interrogé où il était le lundi six de ce mois vers les sept heures de relevée

A dit qu’il était au village de Cattenières où il est arrivé vers les six heures et demie de l’après-midi.

Interrogé s’il ne s’est point battu ledit jour audit lie

[signé]Pier Philippe Leducq, P.J Watier

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(9869)

A dit qu’ayant été boire un verre de bière avec Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbez, Apolinaire Ségard, Grégoire Leduc, Thomas Miroux, Jean Philippe Doisy, et autres qu’il ne se rappelle pas entre lesquels ils en burent deux pots, il leur prit envie de sortir du cabaret pour se promener dans le village. Le répondant s’étant arrêté seul au jeu de billon, les autres s’en allèrent vers l’endroit où on dansait sur la place. L’instant d’après il lui prit envie de les aller rejoindre, et les ayant abordé, il entendit que Jean Baptiste Courbez disait à Jean Claude Leprêtre « veux-tu gager pour quatre pot de bière que j’en aurais une » et que ledit Leprestre lui dit veux-tu gager que tu n’en aura point. Jean Baptiste Courbez s’est présenté à la danse, mais il en fut repoussé par Jacques Hégo fils de Maximilien ce qui obligea ledit Jean Baptiste Courbez de se retirer, Michel Tofflin représenta néanmoins aux garçons de fête qu’ils ne devaient point refuser de danse en payant ce que, le répondant répéta aussi. Sur quoi, Jacques Hégo s’approchant du répondant qui s’était aussi avancé le poussa et lui dit qu’ils ne danseraient point. Le parlant lui demanda le sujet pourquoi il le poussait, et lui ayant été dit par ledit Hégo qu’il avait plus de droit de le pousser que lui d’avancer. Ils eurent quelque parole à ce sujet ensemble, et Frédéric Cardon

[signé] Pier Philippe Leducq, P.J Watier

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(9870)

Qui se trouvait de l’autre côté de la danse, la traversa précipitamment et vint donner un soufflet au répondant, ce qui l’obligea de se saisir dudit Cardon et de le prendre par les cheveux, mais tous les garçons de fête qui se trouvaient là et une partie d’autres le prirent par les cheveux, lui donnèrent plusieurs coups de poing sur la tête et voulurent le terrasser, à quoi n’ayant pu parvenir l’un d’eux lui pris la jambe par derrière et la tira de telle force qu’il le fit tomber. Ils se jetèrent sur lui, lui donnant plusieurs coups de poing et de talons parmi le corps et sur la tête de sorte qu’il en fut tout ensanglanté.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisqu’il est accusé d’avoir ledit jour donné un soufflet audit Frédéric Cardon dont celui-ci est resté blessé à sang coulant

A dit qu’il n’avait en aucune façon frappé ledit Cardon puisque comme il a dit ci-devant ledit Cardon est accouru de l’autre côté de la danse pour le frapper offrant au surplus de prouver que ce fut ledit Cardon qui l’a frappé le premier ?

Interrogé si ce ne fut point lui qui pendant cette querelle cria « à moi Estourmel ».

A dit que ce ne fut point lui mais qu’il l’a entendu

[signé] Pier Filippe Leducq, P.J Watier

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(9871)

Effectivement crier plusieurs fois lui ayant été dit que c’avait été Grégoire Leduc d’Estourmel et Martin Défossez du même lieu.

Interrogé si lors de ces cris il n’a point vu Théodore Défossez porter un coup de billon sur la tête de Claude Joseph Cardon.

A dit ne l’avoir vu mais d’avoir entendu dire que la chose était ainsi.

Interrogé si à cause de ces cris il n’a point vu que jacques Vignol est accouru avec une plantière de saulx en main courant ça et là sans qu’il se souvienne de l’avoir vu frapper avec.

Interrogé si s’étant relevé il n’a point poursuivi Jacques Philippe Hégo pour le maltraiter

A dit que la chose est vraie qu’il a effectivement poursuivi ledit Hégo mais qu’il ne l’a aucunement frappé parce qu’il en fut empêché et arrêté par plusieurs personnes.

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations contre lui faites et s’en remporter aux témoins qui ont dépose en icelle.

[signé] Pier Filippe Leducq, P.J Watier

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(9872)

A dit s’en rapporter à justice.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté et signé. Fait les jour mois et an susdit.

[signé] Pier Filippe Leducq, P.J Watier, De Hennyn

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(9873)

Interrogatoire

L’an mil sept cent cinquante le vingt deux août nous Philippe Joseph Watier homme de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, commissaire en cette partie, étant transporté au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Grégoire Leducq demeurant à Estourmel assigné pour être ouï par sentence de messieurs les baillis et hommes de fiefs dudit chapitre du douze de ce mois et à lui signifié le quatorze suivant par exploit de Théodore Sanse sergent de ce siège à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre demandeur complaignant lequel Grégoire Leducq après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité et demeure.

A dit se nomme Grégoire Leducq

[signé] Grégoire Le Duc, P.J Watier

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(9874)

Agé de dix neuf ans ou environ, laboureur de son stil, demeurant à Estourmel.

Interrogé ce qu’il faisait au village de Cattenières le lundi six du mois de juillet dernier.

A dit qu’il y était pour se réjouir à la dédicace.

Interrogé s’il n’y a point eu querelle entre les garçons de fête de Cattenières, Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean baptiste Courbez, Pierre Philippe Leducq, et Jacques Vignol au sujet de quelques danses.

A dit qu’étant disposé à danser avec Véronique Leduc il a entendu que Jean Baptiste Courbez, prenant la main de Michel Tofflin dit à un jeune homme de Cattenières qu’il gagerait pour quelques pots de bière qu’il aurait une danse. Ce fait ils se sont avancés vers la danse et s’étant respectivement

[signé] Grégoire Le Duc, P.J Watier

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(9875)

Avec les garçons de fête repoussé avec les garçons de fête, Frédéric Cardon lâcha un soufflet à Pierre Philippe Leduc dont il fut blessé à sang coulant, quantité de garçons de Cattenières se jetèrent à l’instant sur ledit Leduc qu’ils ont enfin terrassés se donnant respectivement des coups de poing, ce que voyant par le répondant il cria trois ou quatre fois « Estourmel, on se bat », alors Martin Défossez cria aussi et répété plusieurs fois « Estourmel, Estourmel », Théodore Défossez entendant ce bruit à couru avec un billon à la main et en porta un coup de sur la tête de Claude Joseph Cardon dont il fut blessé à plaie ouverte et sang coulant, Pierre Défossez y était aussi accouru avec un

[signé] Grégoire Le Duc, P.J Watier

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(9876)

Billon à la main, mais il n’a pas vu qu’il en eut frappé personne.

Interrogé si dans cette bataille personne ne s’y est servi d’un couteau ou autres instruments

A dit qu’il n’a point vu de couteau paraitre, mais le fils de Mathieu qu’il croit se nommer Foriere y était avec un coute d’herna qu’il tenait des deux mains et lancé au-dessus de la tête voulant en frapper, s’il n’avait été retenu par quantité de femmes et filles. François Carlier de Cattenières tenait un fer d’herna par l’épée et il en aurait frappé suivant qu’il a jugé par ses démonstrations s’il n’en avait aussi été retenu par beaucoup de femmes et de filles, aussitôt que Cardon fut blessé, ils jetèrent l’un et l’autre leur instrument par terre, ayant entendu dire

[signé] Grégoire Le Duc, P.J Watier

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(9877)

Que Jacques Vignol avait été vers la démêlée avec une plantière de saulx en main n’ayant appris s’il en a frappé ou non.

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations et ce qu’il résulte contre lui au procès et s’en reporter aux témoins qui ont déposé.

A dit de s’en rapporter en justice.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté ajoutant que lorsque Martin Défossez a crié Estourmel il avait un billon à la main tandis que lui répondant avait les bras croisés par étonnement

[signé] Grégoire Le Duc, P.J Watier

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(9878)

De voir cette querelle. Lecture à lui ainsi faite de la présente addition a dit qu’elle contient vérité et y a persisté et signé. Fait les jour, mois et an susdit.

[signé] Grégoire Le Duc, P.J Watier, C De Hennyn

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(9879)

Interrogatoire

L’an mil sept cent cinquante le vingt août nous Philippe Joseph Watier, franc servant homme de fief du chapitre de la métropole de Cambrai, commissaire en cette partie étant transporté au consistoire de la tour dudit chapitre est comparu Martin Défossez demeurant à Estourmel assigné pour être ouï par sentence de messieurs les bailli et hommes de fief dudit chapitre du douze de ce mois et à lui signifié le quatorze suivant par exploit de Théodore Sanse sergent de ce siège à la requête de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office dudit chapitre demandeur complaignant lequel Martin Défossez après serment par lui prêté de dire vérité a été par nous interrogé ainsi qu’il en suit.

Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité et demeure

A dit se nommer Martin Défossez âgé de vingt quatre ans, couvreur de paille de son stil demeurant à Estourmel.

Interrogé où il était le six du mois de juillet dernier vers les sept heures du soir.

A dit qu’il était à la dédicace de Cattenières.

Interrogé avec qui il était en ce lieu et ce qu’il y faisait

[signé] P.J Watier

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(9880)

A dit qu’il y était avec son père, et qu’il y était allé pour s’y réjouir à danser.

Interrogé s’il n’y a point vu quantité d’autres personnes d’Estourmel

A dit d’y avoir vu Jean Baptiste Mathieu, Antoine Roland, Pierre Philippe Lasselin et Liévin Charpentier et Jean Pierre Carniaux et autres qu’il ne se rappelle pas.

Interrogé si à l’occasion des danses il n’y a point eu querelle audit lieu ledit jour entre les garçons de fête de Cattenières, plusieurs jeunes hommes d’Estourmel, d’Awoingt et autres endroits et environ

A dit que pendant qu’il était à danser avec plusieurs personnes d’Estourmel qui étaient Grégoire Leduc, Liévain Chartier et Jean Pierre Carniaux, après en avoir obtenu la permission des garçons de fête, il dit à ceux qui ont dansé avec lui « allons Estourmel et dansons » ce qu’il répéta deux à trois fois. Il se mit à danser comme il vient de dire avec les avant nommés. Pendant cette danse, il entendit que Michel Tofflin d’Awoignt faisait gagure avec Jean Baptiste Courbez pour quelques pots de bière qu’ils auraient une danse à part, à l’occasion de laquelle gagure il

[signé] P.J Watier

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(9881)

S’est à l’instant engendrée une querelle entre lesdits Tofflin, Courbez et les garçons de fête de Cattenières. Ils se donnèrent respectivement des coups de poing et se terrassèrent, Pierre Philippe Leduc d’Estourmel s’est aussi mêlé dans cette querelle et y a pris le parti de ceux d’Estourmel.

Interrogé si dans ce débat il n’y a point eu plusieurs personnes de blessé

A dit qu’il ne l’a point vu s’étant retiré ayant cependant remarqué que Pierre Philippe Leduc avait été blessé.

Interrogé s’il n’y a point eu d’autre personne qui se soit mêlé dans cette querelle que ceux par lui nommé.

A dit de n’en avoir vu d’autres parce qu’aussitôt qu’il eut vu la querelle il s’est retiré chez lui.

Interrogé s’il n’y a point eu plusieurs personnes qui pendant cette querelle ont crié différentes fois « à moi Estourmel »

A dit de ne l’avoir entendu mais qu’on lui a fait récit qu’on avait effectivement crié « à moi Estourmel »

[signé] P.J Watier

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(9882)

Interrogé si Claude Joseph Cardon de Cattenières n’a point reçu un coup de billon sur la tête dans cette démêlée et par qui il lui a été inféré.

A dit de n’y avoir été présent mais d’avoir entendu dire que ledit Cardon avait reçu un coup de billon sur la tête par Théodore Défossez.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisqu’il était présent lorsque ce coup de billon fut porté.

A dit qu’il n’y était pas.

Chargé qu’il ne dit pas encore la vérité puisque ce fut à l’occasion des cris qu’il a fait « à moi Estourmel » qu’il a répété plusieurs fois que ledit Théodore Défossez est accouru avec son billon à la main et en porta sur le champs un coup sur la tête dudit Cardon

A dit de n’avoir crié « à moi Estourmel » et de n’avoir été présent lorsque le coup de billon a été porté.

Interrogé si Jacques Vignol sergent d’Estourmel ne s’est point entremêlé dans cette querelle, e s’il n’y a point frappé plusieurs personnes

A dit que la querelle à peu près finies, il a vu ledit Vignol

[signé] P.J Watier

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(9883)

Avec un bâton à la main se porter vers cette bataille mais qu’il ne l’a vu frapper personne.

Chargé qu’il ne dit point la vérité puisqu’il nous a dit ci-devant qu’il s’était retiré chez lui au moment que la querelle a commencé tandis que par sa réponse à l’article précédent il convient que la bataille était à peu près finie lorsqu’i vit le sergent d’Estourmel s’y porter

A dit qu’il s’était un peu retiré à l’écart lorsqu’il a vu commencer la querelle et qu’il y est resté jusqu’au temps qu’il a vu Vignol paraitre et quoi que le coup de billon fut déjà lors porté il ne l’a point vu donner par la grande fouille de monde qui s’y trouvait et c’est alors qu’il s’est retiré.

Interrogé qui sont ceux qui ont crié « à moi Estourmel »

A dit d’avoir entendu crier plusieurs fois « Estourmel » mais de ne savoir par qui.

Interrogé s’il veut prendre droit par les charges et informations contre lui faites, et de s’en rapporter aux témoins qui ont déposé en icelle et à ce qui résulte du procès

A dit de s’en rapporter à justice.

[signé] P.J Watier

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(9884)

Lecture à lui faite du présent interrogatoire a dit que ses réponses contiennent vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer. De ce enquis suivant l’ordonnance, fait les jour, mois et an susdit.

[signé] P.J Watier, C De Hennyn commis juré au greffe

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(9885)

Vu par moi Jean Joseph Wasson procureur d’office du vénérable chapitre métropolitain de Cambrai, ma plainte en date du huit de juillet dernier, l’ordonnance du même jour, portant permission d’informer les actes de dénomination des médecin et chirurgien et prestation de serment d’iceux dudit jour huit, le procès verbal de l’état et déclaration de Claude Joseph Cardon habitant de Cattenières dudit jour huit, le rapport du sieur Augustin Hal médecin et de François Michel Taisne chirurgien en date du neuf dudit mois, les exploits d’assignation donnés aux témoins des huit et neuf du même mois, les informations faites en conséquence le huit à Cattenières et à Cambrai le neuf, dix, treize et quatorze du même mois de juillet, ma plainte du quinze dudit mois de juillet, la sentence dudit jour quinze de juillet, l’interrogatoire subi par Jean François Défossez demeurant à Chantemerle le vingt trois dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Michel Tofflin le vingt dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Jean Baptiste Courbez le vingt un dudit moi de juillet, autre interrogatoire subi par Philippe Joseph Leduc le vingt, autre interrogatoire subi par Jacques Vignol sergent d’Estourmel le vingt trois dudit mois de juillet, tout considéré, je conclut et requiert qu’avant faire

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(9886)

Droit sur le présent procès, Martin Défossez et Grégoire Leduc du village d’Estourmel soient assignés pour être ouïs sur les faits résultants du procès et répondre aux conclusions que voudrais contre eux prendre, à Cambrai ce trois du mois d’août mil sept cent cinquante.

[signé] Wasson

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(9887)

L’an mil sept cent cinquante le quatorze août en vertu du décret d’assigner pour être ouï, décerné par messieurs les bailli et hommes de fiefs du chapitre métropolitain de la ville de Cambrai en date du douze présent mois, signé d’eux, et à la requête de Me Jean Joseph Wasson, procureur d’office dudit chapitre qui a élu son domicile en sa maison ordinaire sise rue de Saint Sépulchre, paroisse de Saint Gengulphe en ladite ville, de Jacques Théodore Sanse, sergent à cheval du même chapitre demeurant rue des capucines audit Cambrai soussigné, ai donné assignation à Grégoire Leduc, fils de Grégoire parlant à sa personne, et à Martin Défossez fils d’Augustin parlant audit Augustin son père, demeurant tous deux au village d’Estourmel, à comparaitre dans la huitaine par devant Me Philippe Joseph Watier, commissaire nommé en cette cause, au consistoire de la tour dudit chapitre à Cambrai, pour être ouïs sur les faits résultants du procès et répondre aux conclusions que ledit procureur d’office voudra contre eux prendre, leur ayant en parlant comme dit est délivré et laissé à chacun copie tant dudit décret que du présent exploit. Fait audit Estourmel les jour, mois, et an susdit.

[signé] Théodore Sanse

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(9888)

Vu la plainte de Me Jean Joseph Wasson procureur d’office du chapitre métropolitain de Cambrai, du huit juillet dernier, l’ordonnance du même jour, portant permission d’informer les actes de dénomination des médecin et chirurgien et prestation de serment d’iceux dudit jour huit, le procès verbal de l’état et déclaration de Claude Joseph Cardon habitant de Cattenières dudit jour huit, le rapport du sieur Augustin Hal médecin et de François Michel Taisne chirurgien en date du neuf dudit mois, les exploits d’assignation donnés aux témoins des huit et neuf du même mois, les informations faites en conséquence le huit au village de Cattenières et à Cambrai les neuf, dix, treize et quatorze du même mois de juillet, conclusions dudit procureur d’office du quinze dudit mois de juillet, le jugement rendu en conséquence ledit jour quinze de juillet, l’exploit d’assignation donné à Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbez, Jean Philippe Leduc et Jacques Vignol du seize dudit mois de juillet, l’interrogatoire subi par Philippe Joseph Leduc ledit jour vingt de juillet, autre interrogatoire subi par Jean Baptiste Courbez du vingt un dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Jacques Vignol

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(9889)

Demeurant à Estourmel du vingt trois dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Jean François Théodore Défossez du même jour vingt trois juillet, conclusions dudit procureur d’office de cejourd’hui et tout considéré.

Nous hommes de fiefs dudit chapitre soussigné au conjurement de monsieur le bailli avons ordonné et ordonnons que Martin Défossez et Grégoire Leduc seront assignés pour être ouïs sur les faits résultant du procès et répondre aux conclusions que ledit procureur d’office voudra contre eux prendre. Fait à Cambrai le douze août mil sept cent cinquante.

[signé] De Calonne Beaufait, Baret, Caudron, PJ Watier, Bourdon, C de Hennyn

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(9890)

Vu par moi Jean Joseph Wasson procureur d’office du vénérable chapitre métropolitain de Cambrai, ma plainte en date du huit de juillet dernier, l’ordonnance du même jour, portant permission d’informer les actes de dénomination des médecin et chirurgien et prestation de serment d’iceux dudit jour huit, le procès verbal de l’état et déclaration de Claude Joseph Cardon habitant de Cattenières dudit jour huit, le rapport du sieur Augustin Hal médecin et de François Michel Taisne chirurgien en date du neuf dudit mois, les exploits d’assignation donnés aux témoins des huit et neuf du même mois, les informations faites en conséquence le huit à Cattenières et à Cambrai le neuf, dix, treize et quatorze du même mois de juillet, ma plainte du quinze dudit mois de juillet, la sentence dudit jour quinze de juillet, l’interrogatoire subi par Jean François Défossez demeurant à Chantemerle le vingt trois dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Michel Tofflin le vingt dudit mois de juillet, autre interrogatoire subi par Jean Baptiste Courbez le vingt un dudit moi de juillet, autre interrogatoire subi par Philippe Joseph Leduc le vingt, autre interrogatoire subi par Jacques Vignol sergent d’Estourmel le vingt trois dudit mois de juillet, mes concluions du trois du mois d’août, la sentence du douze dudit mois d’août

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(9891)

L’acte d’assignation donné par Jacques Théodore Sanse à Grégoire Leduc, fils de Grégoire, et à Martin Défossez, fils d’Augustin, l’interrogatoire subi par Martin Défossez le vingt dudit mois d’août, autre interrogatoire subi par Grégoire Leducq le vingt deux dudit mois d’août, tout considéré.

Je conclut et requiert à ce qu’en tenant la procédure pour suffisamment instruite à ce que lesdits Tofflin, Pierre Philippe Leducq, et Corbez soient déclarés dûment atteints et convaincus d’avoir le six de juillet dernier recherché querelle aux garçons de fête de Cattenières pour avoir une danse à part, de les avoir agressés et maltraités à cette occasion, ledit Jacques Vignol d’avoir pris part à cette querelle, de s’y être mêlé muni d’une plantière de saulx et d’en avoir frappé quelques personnes, lesdits Martin Défossez et Grégoire Leduc d’avoir crié à différentes reprises pendant cette querelle, à moi Estourmel, et ledit Jean François Théodore Défossez d’être accouru à ces cris, muni d’un billon et d’en avoir frappé à la tête Claude Joseph Cardon, duquel coup il est resté blessé à plaie ouverte et sang coulant au péril de la vie, pour réparation de quoi lesdits Jean François Théodore , Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq, Jean Baptiste

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(9892)

Courbez, Jacques Vignol, Martin Défossez et Grégoire Leducq, soient condamnés à comparaitre en jugement l’audience tenante pour y être admonestés, ce fait, à tenir cachot au pain et à l’eau, savoir ledit François Théodore Défossez pendant trois mois, lesdits Martin Défossez et Grégoire Leducq pendant deux mois, lesdits Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq et Jean Baptiste Corbez pendant six semaines, et ledit Jacques Vignol, l’espace de quinze jours, les condamnant au surplus solidairement aux dépens du procès. A Cambrai le vingt huit août mil sept cent cinquante.

[signé] Wasson

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(9893)

Nous hommes de fiefs dudit chapitre au conjurement de monsieur le bailli avons déclaré en tenant la procédure pour suffisamment instruite avons déclaré et déclarons lesdits Michel Tofflin Pierre Philippe Leduc et Jean Baptiste Courbez dûment atteints et convaincus d’avoir le six de juillet dernier cherchés querelle aux graçons de fête de Cattenières pour avoir une danse à part et de les avoir agressés à cette occasion, ledit Vignol d’avoir intervenu à cette querelle de s’y être mêlé muni d’une plantière de saulx et d’en avoir frappé quelques personnes. Lesdits Martin Défossez et Grégoire Leduc d’avoir crié à différentes reprises pendant cette querelle « à moi Estourmel » et ledit Jean François Théodore Défossez d’être accouru à ces cris muni d’un billon et d’en avoir frappé à la tête Claude Joseph Cardon, duquel coup il est resté blessé à plaie ouverte et sang coulant au péril de la vie, pour réparation de quoi avons condamné et condamnons lesdits Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq, Jean Baptiste Courbez, Martin Défossez et grégoire Leducq à comparaitre en jugement à l’audience tenante pour y subir une sévère correction et au surplus ledit Jean François Théodore Défossez en sept florins dix patars d’amende et tous solidairement aux dépens du procès avec lesdits Pierre Philippe Leducq et Jacques Vignol

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(9894)

Pour satisfaire à la sentence ci-dessus sont comparus Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbez, Martin Défossez, et Grégoire Leduc , lesquels ont subi la correction qui leur était ordonné par ladite sentence faite en pleine audience tenue le neuf de septembre mil sept cent cinquante.

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(9895)

Vu le procès extraordinairement fait et instruit à la requête du procureur d’office du chapitre métropolitain de Cambrai, demandeur et complaignant, contre Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq, Jean Baptiste Courbez, Jacques Vignol, Martin Défossez et Grégoire Leducq accusés défendeurs, tout considéré

Le Conseil soussigné est d’avis qu’il échoit en tenant la procédure pour suffisamment instruite, déclare lesdits Tofflin, Pierre Philippe Leduc et Corbez dûment atteints et convaincus, d’avoir le six de juillet dernier recherché querelle aux garçons de fête de Cattenières pour avoir une danse à part, de les avoir agressés et maltraités à cette occasion, ledit Jacques Vignol d’avoir pris part à cette querelle, de s’y être mêlé muni d’une plantière de saulx et d’en avoir frappé quelques personnes, lesdits Martin Défossez et Grégoire Leducq d’avoir crié à différentes reprises pendant cette querelle « à moi Estourmel »

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(9896)

Et ledit Jean François Théodore Défossez d’être accouru à ces cris muni d’un billon et d’en avoir frappé à la tête Claude Joseph Cardon duquel coup il est resté blessé à plaie ouverte et sang coulant au péril de la vie, pour réparation de quoi condamne lesdits Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Pierre Philippe Leduc, Jean Baptiste Courbez, Jacques Vignol, Martin Défossez et Grégoire Leducq à comparaitre en jugement l’audience tenante pour y être admonestés, ce fait à tenir cachot au pain et à l’eau, savoir ledit François Théodore Défossez pendant trois mois, lesdits Martin Défossez et Grégoire Leducq pendant deux mois, lesdits Michel Tofflin, Pierre Philippe Leducq, et Jean Baptiste Courbez pendant six semaines, et ledit Jacques Vignol l’espace de quinze jours, les condamnant au surplus solidairement aux dépens du procès.

Donné pour avis à Cambrai ce 27 août 1750.

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(9897)

Vu le procès extraordinairement fait à la requête du procureur d’office du chapitre de la métropole de Cambrai demandeur complaignant, contre Jean François Théodore Défossez, Michel Tofflin, Jean Baptiste Courbez, Pierre Philippe Leduc et Jacques Vignol défendeurs et accusés, tout considéré

Le Conseil soussigné est d’avis qu’il échoit de requérir par ledit procureur d’office, qu’avant de faire droit sur ledit procès, Martin Défossez et Grégoire Leducq du village d’Estourmel soient assignés pour être ouïs sur les faits résultant du procès et répondre aux conclusions que ledit procureur d’office voudra contre eux prendre.

Donné pour avis à Cambrai ce --- août 1750.

[signé] Hennyn

Bon 36 pat. Au procureur d’office

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(9898)

Mémoire des vacations

Ordonnance d’informer. 1.0.0

Vaqué le 9 juillet 1750 par mes les commissaires et greffier à l’information pendant trois heures. 3.0.0

Vaqué le 10 par Mrs les commissaires et greffier à la continuation de ladite information pendant quatre heures. 4.0.0

Le 13 vaqué par Mrs les commissaire et greffier à la continuation pendant deux heures et demie.

2.1/2.0

Le 14 vaqué par Mrs les commissaire et greffier à la continuation pendant deux heures. 2.0.0

Le 15 vaqué deux heures au jugement ledit jour 15 juillet 1750. 2.0.0

Le 20 vaqué par Mrs les commissaire et greffier pendant deux heures et demie. 2.1/2.0

Le 21 vaqué par lesdits commissaire et greffier pendant une heure et demie. 1.1/2.0

Les 21 et 23 vaqué aux interrogatoires de Vignol , François Théodore Défossez, Jean Baptiste Courbez pendant trois heures et demie. 3.1/2.0

Le 12 août vaqué par Mrs les baillis hommes de fiefs et greffier pendant deux heures au décret d’assigner pour être ouïs de Grégoire Leduc et Martin Défossez d’Estourmel. 2.0.0

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(9899)

Le 20 vaqué par Mrs les commissaire et greffier pendant deux à l’interrogatoire de Martin Défossez. 2.0.0

Le 22 par Mrs commissaire et greffier pendant deux heures à l’interrogatoire de Grégoire Leduc. 2.0.0

Au jugement définitif le 28 août 1750 vaqué. 3.0.0

 

 

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