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Contrat de mariage entre Philippe François LASSELIN et Anne LEMPEREUR : 13-09-1704 [2E26-210]

Du treizième jour de septembre mil sept cent quatre.

Comparurent personnellement Philippe François Lasselin, censier demeurant à Carnières, veuf demeuré en biens et dettes de Marie Françoise Dromal, accompagné de Claude Collau demeurant à Cambrai son cousin par alliance d’une part. Anne Lempereur, fille à marier de Jean Lempereur et Jeanne Godelot, conjoints laboureur audit Carnières, assistée de ses père et mère d’autre part. Lesquels pour parvenir au mariage entre eux pourparlé, qui au plaisir de Dieu, se solennisera de bref en face de notre mère la Sainte Eglise, si elle y consente d’entre lesdits Philippe François Lasselin et Anne Lempereur, reconnurent d’avoir convenu et traité des clauses et conditions suivantes.

Premièrement, quant est du bien et portement dudit Lasselin, icelui déclare tenir à ferme de divers maîtres douze mencaudées de terres labourables à la solle, gisantes en plusieurs pièces au terroir dudit Carnières, amplement spécifiées en baux d’icelles. Et avoir à lui appartenant trois chevaux harnachés avec un chariot, harnat, herche, et autres instruments servant à la labour. Duquel portement, aussi bien que de ce qu’il peut avoir d’autres bestiaux, ladite Lempereur accompagnée que dessus a déclaré s’en tenir pour apaisée.

Et comme il a retenu de sa première conjonction quatre enfants, à savoir Marie Françoise, Philippe, Adrien et Noël Lasselin, il leur a assigné et assigne, du consentement de sa future épouse, à savoir : cent trente florins à la fille et quatre vingt florins à chacun desdits garçons, dont ils seront héritiers l’un de l’autre, à leur fournir à deux fois par égale portion. Si comme la moitié lorsqu’ils prendront état honorable ou atteint l’âge de vingt deux ans, et l’autre moitié un après. Jusque auquel temps, la future mariante sera obligée, en cas de survivance, les nourrir, habiller, endoctriner et entretenir selon leur état, pourvu par iceux enfants lui rendre service autant qu’ils pourront et la respecter comme doit faire un bon enfant de famille, moyennant quoi icelle jouira des fruits de leurs biens de fond aussi longtemps qu’elle les aura en charge et nourrira.

Au regard du portement de la future mariante, ses dits père et mère lui donnent en avancement d’hoirie la moitié d’un jardin, lieu et héritage, contenant en totalité une demie mencaudée ou environ, situé audit Carnières, à prendre et tenant à front de rue au jardin d’Adrien Bricout et à celui de Philippe de Saint Guislain, pour de ladite moitié de jardin ainsi qu’il se comporte, en jouir par la future mariante, sans charges sauf celles seigneuriales et foncières, sitôt ce mariage consommé. A condition qu’elle sera obligée livrer passage pour aller librement à l’autre moitié du côté dudit Saint Guislain, soit à pieds, cheval ou chariot sans aucun empêchement. Plus, cèdent à leur dite fille tel droit, nom et action qu’ils ont en trois mencaudées et demie de terres labourables qu’ils tiennent à ferme, savoir une rasière de St Julien de Cambrai, et deux mencaudées appartenant à Monsieur De Quellerie, amplement spécifiées es baux qu’ils en ont pris, pour en jouir, savoir de ladite rasière sitôt ce mariage consommé, et des deux mencaudées après la dépouille du mars de l’an prochain, à charge d’en payer les rendages aux maîtres après qu’elle les aura dépouillées. En outre, donnent encore à leur dite fille, une génisse de huit mois tel qu’ils ont en leur étable. Duquel portement, ledit Lasselin a pareillement déclaré s’en tenir pour apaisé.

Conditionné et stipulé entre les parties que le survivant des futurs conjoints, soit à hoirs ou sans hoirs de leur conjonction, demeurera paisible possesseur et propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires et pour tels réputés trouvés entre eux convenu au jour du trépas du prémourant, à charge des dettes, obsèques et funérailles d’icelui. Tout lequel contrat de mariage et condition y exprimées, les parties ont respectivement promis tenir, entretenir, fournir et accomplir ponctuellement, par leur foi et serment sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et futurs, sur soixante sols tournois de peine à servir à tel juge qu’il appartiendra renonçant à toutes choses contraires.

Fait et passé en la ville de Cambrai par devant le notaire royal y résident soussigné avec lesdits comparants en présence dudit Claude Collau et Jean Godelot demeurant audit Carnières les jour et an susdits.

Suivent les marques et signatures de Philippe François Lasselin, Anne Lempereur, Jean Lempereur, Jeanne Godelot, Claude Colau, Jean Godelot et Houseau (notaire)

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