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Contrat de mariage entre Jean Philippe LASSELIN et Marie Marguerite LEMAIRE : 01-02-1725 [2E26-233]

Comparurent personnellement Jean Philippe Lasselin, garçon mulquinier, jeune homme à marier de Philippe Lasselin, batteur en grange et de défunte Marie Jeanne Lemoine qui furent conjoints ses père et mère, natif de Cauroir demeurant présentement à Fontaine au Pire, soit disant être autorisé de son dit père pour faire et passer ce que s’en suit et par lequel il promet en tant que de besoin de faire apparaître son consentement par devant qui il appartiendra par avant ses épousailles, assisté et accompagné de Jean Jacques Lesage son maître mulquinier demeurant audit Fontaine d’une part. Et Marie Marguerite Lemaire, fille aussi à marier de feux Michel Lemaire, en son vivant manouvrier, et de Marguerite Watremez qui furent conjoints ses père et mère, assistée et accompagnée de Frédéric Lemaire son frère demeurant audit Fontaine au Pire d’autre part. Lesquels comparants, de leur bon gré, reconnurent que pour parvenir au mariage entre eux concerté qui de bref au plaisir de Dieu se passera et solennisera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente et accorde d’entre ledit Philippe Lasselin et ladite Marie Marguerite Lemaire, futurs mariants, ont fait les devises, promesses et conditions dudit mariage en la forme et manière que s’en suit.

Et premier, quant est des biens et portement de mariage dudit Jean Philippe Lasselin, icelui a déclaré et mis en avant d’avoir à lui appartenant prestement de la succession de sa dite mère. A savoir la propriété d’un cinquième par indivis à l’encontre de ses frères et sœurs pour chacun pareil cinquième, en un petit jardin, lieu et héritage non amazé situé à Carnières tenant le total de lisière à l’héritage de Pierre Soyez et sa femme, d’autre lisière à celui de Marie Anne Lemoine, et par devant à la ruelle menant à Cambrai. Comme aussi un autre cinquième par indivis à l’encontre que dessus en quinze pintes de terres labourables situées au terroir dudit Carnières en deux pièces. Si comme huit pintes tenant à une mencaudée de Claude Dupuis, et d’autre lisière à demie mencaudée d’Antoine Doremus. Et sept pintes tenant de lisière audit Antoine Doremus et d’autre lisière aux terres de Jean Lempereur. Et quant au surplus des autres biens dudit futur mariant, sa dite future épouse, assistée que dessus a déclaré en être suffisamment apaisée, après que ledit futur mariant a déclaré que son dit père a droit de jouir desdites parties déclarées.

Et à l’égard des biens et portement de mariage de ladite Marie Marguerite Lemaire, icelle avec son dit frère, ont déclaré et mis en avant qu’à elle, future mariante, compte et appartient prestement de la succession de sa dite mère, en vertu du partage ci-devant fait à l’encontre de ses frères, une pinte de jardin et héritage non amazée située audit Fontaine au Pire tenant de lisière à pareille pinte dudit Michel Lemaire son frère, d’autre lisière aussi à pareille pinte de Martin Lemaire aussi son frère et d’un bout par devant à la ruelle menant à Bévillers. Et quant au surplus des autres biens de ladite future mariante, son dit futur époux, assisté que dessus a déclaré en être suffisamment apaisé. Les deux portements de mariage ci-dessus estimés entre les parties à la somme de quarante florins.

Ayant été expressément convenu, conditionné et accordé entre les parties, parents et assistants soussignés, qu’arrivant le décès dudit Jean Philippe Lasselin par avant sa dite future épouse, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, en ce cas icelle aura droit de jouir de la part et portion telles que ledit futur mariant a et peut avoir à l’encontre de ses dits frères et sœurs, tant sur ledit petit jardin et héritage non amazé que sur lesdites quinze pintes de terres labourables en deux pièces, le tout ci-dessus déclaré au port de mariage d’icelui, usufructuairement sa vie durant seulement, après le décès dudit Philippe Lasselin et non devant. Et le contraire survenant le décès de ladite Marie Marguerite Lemaire par avant son dit futur époux, aussi bien avec hoirs que sans hoirs, en ce cas icelui aura pareillement et réciproquement droit de jouir dudit petit jardin et héritage déclaré par abouts et tenants au port de mariage d’icelle, usufructuairement sa vie durant seulement. Promettant lesdits deux futurs conjoints respectivement d’en faire et passer tous devoirs de loi requis et nécessaires pour et aux fins que dessus par avant leurs épousailles ou après si besoin est.

Si a été au surplus conditionné et accordé entre lesdites parties, parents et assistants soussignés, que le dernier vivant desdits deux futurs conjoints, aussi bien avec hoirs et sans hoirs, demeurera seul propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires de leur communauté et tels qu’ils se trouveront délaissés par le prémourant au jour de son trépas, à charge des dettes, obsèques, service et funérailles dudit prémourant.

Tout lequel contrat de mariage et choses dites, lesdites parties ont respectivement promis tenir, entretenir, payer, fournir et entièrement accomplir de point en point et en la manière dite par leur foi et serment sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et futurs et sur soixante sols tournois de peine à donner à tel juge qu’il appartiendra renonçant à toutes choses contraires.

Ce fut ainsi fait et passé audit Fontaine au Pire, par devant le notaire royal de la résidence de Prémont soussigné en présence dudit Jean Jacques Lesage dénommé au préambule du présent contrat et de Jean François Verin, tisserand demeurant audit Fontaine, requis pour témoins et assistants à ce appelés le premier de février mil sept cent vingt cinq.

Suivent les marques et signatures de Jean Philippe Lasselin, Marie Marguerite Lemaire, Jean Jacques Lesage, Michel Lemaire, Jean François Verin et B.Leducq (notaire).

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