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Contrat de mariage entre Antoine BEAUVOIS et Marie Marthe OBLIN : 07-01-1699 [2E26-208]

Du septième jour de l’an mil six cent quatre vingt dix neuf.

Comparurent personnellement Antoine Beauvois, veuf de Marie Bara, manouvrier demeurant à Viesly d’une part. Marie Marthe Oblin, fille à marier de feu Martin et Marie Gallio qui furent conjoints, manouvrier et journalier, demeurant au village de Troisvilles, accompagnée de Marie Martin sa nièce demeurant audit lieu, laquelle Marie Martin compare ici avec l’agréation et consentement de Jacques, Géry et Jean Oblin ses frères et de Jean Gallio son oncle, tous journalier demeurant audit Troisvilles, sauf ledit Jacques qui demeure à Montay d’autre part. Et reconnurent volontairement pour parvenir au mariage pourparler qui au plaisir de Dieu se parachèvera et solennisera de bref en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente entre lesdits Antoine Beauvois et Marie Marthe Oblin, qui a fait apparaître ledit consentement par acte du 28 décembre dernier ici vu, d’avoir traité et convenu des charges et conditions suivantes.

Premièrement, quant est du bien et portement dudit Beauvois, icelui déclare avoir à lui appartenant et porte au présent mariage une demie mencaudée de terres labourables à lui appartenant moitié de patrimoine et moitié d’achat, prise en une mencaudée à l’encontre de ses sœurs pour le surplus, séante en une pièce au terroir dudit Viesly, tenant à une mencaudée de Jean Lempereur, et de lisière à une mencaudée de Michel Richez, estimée à trente florins. Plus, lui compte et appartient le nombre de trente quatre bêtes blanches tant moutons, brebis qu’agneaux, valables environ quarante florins. Duquel portement ladite Oblin a déclaré s’en tenir pour apaisée.

Et comme ledit Beauvois a retenu de sa feue femme un garçon appelé Antoine Beauvois, il lui a assigné et assigne de l’agréation de sa future épouse, pour tout droit de formoture, la somme de dix patagons une fois, a lui fournir lorsqu’il prendre état honorable. Ne soit que son père viendrait à mourir devant, en ce cas ladite Oblin sera tenue fournir ladite formoture, savoir la moitié immédiatement après la mort de son mari et l’autre moitié un an après à compter du jour de ladite mort.

Au regard du portement de la susdite Marie Marthe Oblin, icelle a déclaré lui appartenir et porter au présent mariage, de la succession de ses père et mère, un jardin amazé de maison manable contenant une boitellée de terre ou environ située audit Troisvilles tenant au jardin de Jean Pruvost, et à celui des hoirs de Jérôme Lengrand. En outre, lui compte aussi la troisième partie d’un autre jardin audit lieu contenant trois boitellées ou environ en totalité à prendre à l’encontre de ses neveux et nièces, tenant au jardin de Jean Paul Cronembourg d’une part, de lisière au jardin d’Antoinette Rousseau et de debout à celui de Marie Rousseau. Les susdites deux parties estimées à soixante florins ou environ. Duquel portement ledit Beauvois a pareillement déclaré s’en tenir pour content.

Ayant été conditionné et stipulé entre les parties que le survivant des futurs conjoints demeurera paisible, aussi bien sans qu’avec hoirs de leur conjonction, en tous biens meubles et effet mobiliers que laissera le prémourant à charge des dettes, obsèques et funérailles d’icelui.

Si a été convenu entre les parties que ledit Beauvois, en cas de survivance, jouira sa vie durant tant seulement dudit jardin amazé porté par la future épouse. Pour quoi effectuer, elle promet en passer tous devoirs de loi requis et pertinents.

Tout lequel contrat de mariage, les parties respectivement promettent tenir et entretenir, fournir et ponctuellement accomplir, sous l’obligation de leurs personnes et biens présents et futurs sur soixante sols tournois de peine à servir à tel juge qu’il appartiendra, renonçant à tous choses contraires.

Fait et passé en la ville de Cambrai par devant le notaire royal y résident soussigné avec lesdites parties, en présence de Pierre François Lefebvre demeurant à Cagnoncles et Arthur Dupont demeurant à Ramilly, témoins pour ce requis et appelés les jour et an susdits.

Suivent les marques et signatures d’Antoine Beauvois, Marie Marthe Oblin, Marie Martin et Rousseau (notaire).

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Du 28° de décembre mil six cent nonante huit.

Traité et alliance de mariage encommencé et qui au plaisir de Dieu se parfera et solennisera en notre mère la Sainte Eglise si elle y consente entre Antoine Beauvois, veuf, d’une part, assisté et accompagné d’André Beauvois son frère et de François Bara son beau-père, et d’autre part, Marie Marthe Oblin assistée et accompagnée de Jacques, Géry et Jean Oblin ses frères et de Jean Gaillo son oncle, dont il est fait en la forme et manière sur s’en suit.

Quant est du bien et portement dudit Antoine, ledit Antoine étant chargé d’un enfant délaissé de Marie Bara sa première femme, lui ont assigné pour douaire la somme de dix patagons payables à deux termes et paiement, savoir douze florins après la mort du père s’il arrivait avant l’enfant, et douze florins un an après à compter du jour, ne soit décédé lorsqu’il prendra état de mariage, ladite somme se paiera en une seule fois. En outre, ledit Beauvois porte encore en avancement de ce présent mariage une demie mencaudée à lui appartenant venant de patrimoine tenant à une mencaudée de Jean Lempereur et à une mencaudée de Michel Richez en lisière. Porte encore en avancement le nombre de trente quatre bêtes blanches tant moutons que brebis et autres.

Et à l’égard de ladite Marie Marthe a porté en ce présent mariage un jardin contenant une boitellée ou environ où il y a une maison érigée sur ledit jardin, le tout appartenant à ladite Marie Marthe, tenant ledit jardin au jardin de Jean Prévost et au jardin des hoirs de Jérôme Lengrand. En outre, elle a encore la troisième partie d’un jardin tenant au jardin de Jean Paul Cronembourg, d’autre au jardin d’Antoinette Rousseau en lisière et de debout au jardin de Marie Rousseau.

Toutes lesquelles devises et conditions, lesdites parties se sont respectivement obligé l’un envers l’autre en plus grande approbation de vérité en foi de quoi ont signé les présents termes.

Lesdites parties se sont accordées que le dernier vivant jouira du patrimoine à deux délaissé. Savoir ledit Antoine jouira du jardin et maison appartenant à ladite Marie Marthe et ladite Marie Marthe de ladite demie mencaudée.

Suivent les marques et signatures d’Antoine Beauvois, Marie Marthe Oblin, François Bara, André Beauvois, Jacques Oblin, Géry Oblin, Jean Oblin, Jean Gaillio.

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