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Contrat de mariage entre Jean Claude SOYEZ et Marie Jeanne JOUVENAIN : 17-01-1739 [2E26-381]

Aujourd’hui, dix sept de janvier mil sept cent trente neuf, par devant le notaire royal résident à Cambrai soussigné, furent présents Jean Claude Soyez, fils à marier de feu Pierre et d’encore vivante Marie Marguerite Lefebvre, demeurant à Cagnoncles, assisté de sa mère, de Michel Soyez son frère, de Jean Baptiste Senez son beau-frère d’une part.

Marie Jeanne Jouvenain, fille aussi à marier de Michel de feue Marie Claire Lesains, demeurant à Saint Vaast Cambrésis, assistée de son père, de Thomas Bracelet son oncle, de Jacques Mairesse son parrain, de Jacques Lefebvre son cousin d’autre part.

Et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre elles pour parler, qui de bref au plaisir de Dieu se fera en face de notre mère la sainte église si elle y consente et accorde d’avoir convenu comme s’en suit.

Premièrement, quant au portement du même futur mariant, icelle sa mère, lui donne acceptant, demie mencaudée de terres jardinage ou environ, mainferme, amazée de maison et autres édifices audit Cagnoncles, tenant à l’héritage de Nicolas Leduc, d’autre à celui d’Etienne Soyez et par devant au warescaix qui mène à Naves. De quoi, il jouira du jour de ses épousailles. Item, promet se faire agréer le droit de bail des occupation et jouissance de toutes les terres qu’elle occupe de Messieurs du vénérable Chapitre, première collégiale de Saint Géry en Cambrai, se consistant en vingt quatre mencaudées à la sole ou environ. De quoi, il jouira aussi du jour de ses épousailles en payant rendages et autres submissions locatives. Item, lui donne tous ses chevaux, chariots, herches, arnats et autres ustensiles de labour, une vache, tous ses fourrages et avoine et paille, la moitié des blé et secourgeon avec tous les meubles meublants, de tout quoi il jouira du jour de ses épousailles. Finalement, le futur époux déclare qu’il lui compte et appartient, suivant la donation faite à son profit par Philippe Lefebvre et Bonne Lemaire, ses père et mère grand, une mencaudée de terre labourable fief au terroir dudit Cagnoncles, tenant d’une part à une mencaudée de Mathieu Lefebvre, d’autre à une mencaudée d’Angélique Lefebvre et à quatre mencaudées occupées par André Ramette. De quoi, il est en paisible possession et jouissance, à la charge de l’usufruit de sa dite mère.

Comme ladite Marie Marguerite Lefebvre espère de vivre et demeurer en communauté avec les futurs conjoints, au cas qu’elle ne le pourrait ou ne le voudrait, elle retirera la juste moitié de tous ses meubles et se retirera dans une place de sa maison à son choix, en le livrant réciproquement passage les uns les autres. La cave, le four, grenier, la cour, jardin seront communs entre eux. Ce faisant, les futurs conjoints, icelle future épouse de son futur mari autorisée, promettent solidairement de labourer de toute royes au profit de ladite Lefebvre en temps et saison convenable, tant les biens patrimoniaux qui lui appartiennent, les semer, charrier les dépouilles en leur grange et les fumer, en fournissant … nécessaires. Ce faisant, les futurs conjoints profiteront de la moitié des mars à l’encontre d’icelle en fournissant par moitié les semences desdits mars. Qui est son portement duquel sa future épouse se contente.

Au regard du portement de la même future épouse, icelui son père, promet lui payer, compter et fournir la somme de sept cents florins, monnaie de Flandre dont quatre cent florins seront payés à la décharge du futur mariant sitôt ce mariage consommé à Marie Catherine Soyez sa sœur pour paiement de … qu’il lui doit suivant le testament conjonctif de leur père et mère. Et les trois cents florins restant au jour de Noël mil sept cent quarante deux … Item, promet lui fournir pour le jour de ses épousailles un coffre et une vache. Item, lui donne, acceptant comme dessus, cinq pintes de terre labourable à prendre en cinq boitellées au terroir dudit Saint Vaast, tenant à neuf boitellées de Jean Mairesse, à deux mencaudées et demie des hoirs de Jacques Villain, et à cinq mencaudées de Monsieur Lecocq. De quoi, elle jouira du jour de ses épousailles, à la charge des rentes foncières seulement et de l’usufruit de son dit père.

Au moyen de quoi, la future épouse, du gré et consentement de son futur mari, et de lui autorisée, déclare de renoncer au droit et profit de sa sœur qui restera dans le marché de son père et de celle qu’il voudra disposer à tels port et droit qu’elle pourrait prétendre dans le jardin et héritage amazé de son dit père contenant environ trois boitellées audit Saint Vaast, tenant à une boitellée de pareilles terres de Hilaire Mille, au jardin de Michel Bezin, et à la grande rue, avec promesse au besoin d’en faire toutes œuvres de loi de déshéritance quand il en seront requis et avec dépens de celle qui profitera de la maison, marché, chevaux et ustensiles de labours dudit Jouvenain père. Qui est son portement duquel son futur mari se contente.

Convenu entre les parties, qu’à dissolution de ce mariage, soit à enfant ou non, le survivant d’eux deux sera et demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles, actions mobiliaires et pour tels réputés, et outre ce viager des immeubles généralement quelconques échus et à échoir que délaissera le prémourant, de tel nature qu’ils soient et où ils puissent être situés et assis, nonobstant toutes us et coutumes au contraire auxquelles les parties ont dérogé et renoncé par exprès avec promesse d’en faire aussi toutes œuvres de loi nécessaires devant ou après leurs épousailles.

A l’accomplissement desquelles clauses et conditions, les parties comparantes ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir, sur soixante sols tournois de peine & renonçant à choses contraires, notamment la susdite future épouse et au droit du senatus consulte Velleyan et à l’authentique si qua mulier à elle donné à entendre.

Ainsi fait et passé audit Cambrai les jours, an et par devant que dessus, en présence des amis non intéressés dénommés au préambule et de Bauduin Queulain praticien audit Cambrai, témoin à ce requis appelé et aussi soussigné. Ayant la susdite Lefebvre et son dit fils futur mariant déclaré que les dites présentes de leur communauté seront payés des deniers, des blés et secourgeon qu’ils ont actuellement en leur possession et qu’au cas de séparation de la mère les meubles meublant qu’elle retirera reviendront après son décès aux futurs mariants ou survivant et ont signé après lecture.

Suivent les marques et signatures de Jean Claude Soyez, Marie Jeanne Jouvenain, Marie Marguerite Lefebvre, Jacques Lefebvre, Michel Jouvenain, Thomas Bracelet, Jacques Mairesse, B.Queulain et A.Queulain (notaire).

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