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Dispense de consanguinité entre Jean Claude LECOCQ et Marie Jeanne DUFRESNE : 29-10-1740 [5G462]

L’an mil sept cent quarante, le vingt neuf octobre, par devant nous official de Cambrai, juge ecclésiastique de ladite ville et du diocèse, commissaire apostolique, délégué par notre St Père le Pape Benoît quatorze, sont comparus Jean Claude Lecocq et Marie Jeanne Dufresne, lesquels nous ont représenté certaines bulles qu’ils ont affirmées d’avoir donné ordre d’obtenir en leur faveur la cour de Rome pour pouvoir être dispensés de l’empêchement y énoncé, lesquelles furent expédiées le treize de septembre dernier, requérant qu’il nous plaise procéder à la vérification des faits contenus es dites bulles et déclarent leur généalogie être ainsi qu’il s’en suit.

 

Toussaint Trocquemet

Marie Trocquemet

1

Jeanne Trocquemet

Claude Lecocq

2

Jean Dufresne

Jean Claude Lecocq

3

Marie Jeanne Dufresne

 

Jean Lecocq

Claude Lecocq

1

Marie Catherine Lecocq

Jean Claude Lecocq

2

Marie Jeanne Dufresne

 

Lesquelles généalogies, ainsi qu’elle sont ci-dessus transcrites, tant les impétrants que les témoins ci-après ont affirmé véritables et ont lesdits témoins signé avec nous et lesdits impétrants déclaré ne le savoir de ce enquis.

Suivent les signatures de Jacques Malpaux et François Corbaux

 

Et nous, acceptant avec respect la commission de notre Saint Père le Pape, avons dit qu’il sera par nous présentement procédé à la vérification des fais contenus es dites bulles. Ce fait et les impétrants retirés, est comparu Jacques Malpaux, demeurant à Malincourt, âgé de quarante ans, lequel après serment par lui prêté de dire vérité, a dit de bien connaître les impétrants pour être du diocèse de Cambrai, bons catholiques apostoliques et romains. Qu’ils sont tellement pauvres, qu’ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains. Qu’ils sont parents ensemble au deuxième degré égal d’une part et au troisième degré de consanguinité d’autre part selon les généalogies ci-dessus transcrites que lui avons représentées laquelle il a affirmé véritable. Que ce nonobstant, ils ont tenu une conduite si familière ensemble que le monde en a murmuré, ce qui serait cause que l’impétrante demeurerait grièvement diffamée à marier et d’où pourraient naître grands scandales si ce mariage manquait. Qu’il n’y a point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense, au contraire c’est le seul moyen de réparer celui qui est déjà arrivé et d’obvier à celui qui vraisemblablement arriverait dans la suite. Que pour ce, l’impétrante n’a point été ravie. Lecture à lui faite de sa déposition, a dit qu’elle contenait vérité, y a persisté et signé.

François Corbeau, demeurant à Malincourt, âgé de cinquante cinq ans ou environ, lequel après serment prêté de dire vérité et enquis sur les faits contenus en la déposition précédente, a dit qu’ils contiennent vérité, y a persisté et signé.

Est aussi comparu Jean Claude Lecocq, impétrant âgé de vingt quatre ans ou environ, demeurant à Malincourt, lequel après serment par lui prêté de dire vérité, a dit que lui aussi bien que l’impétrante sont du diocèse de Cambrai, bons catholiques, vivant sous l’obéissance de la Sainte Eglise Romaine et qu’avec la grâce de Dieu ils espèrent d’y persévérer jusqu’à la mort. Qu’ils sont tellement pauvres, qu’ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains. Qu’ils sont parents au deuxième degré égal d’une part et au troisième degré de consanguinité d’autre part, suivant les généalogies ci-dessus transcrites que lui avons représenté lesquelles il a affirmé véritables. Que ce nonobstant, ils ont été si familiers ensemble que par fragilité humaine, il se sont connus charnellement, ce qui serait cause que l’impétrante demeurerait grièvement diffamée à marier et d’où pourraient naître grands scandales si ce mariage manquait. Et il y aurait à craindre des inimitiés capitales dans leurs familles respectives qui les exposeraient à de grands dangers même de la vie. Que ce fut pour avoir plus facilement la dispense qu’ils ont commis inceste, qu’ils sont maris de l’avoir commis, promettent de ne plus commettre à l’avenir ni de jamais donner conseil, aide, faveur ou assistance à qui que ce soit de le commettre, et promettent d’accomplir la pénitence qui pour ce leur sera imposée. Qu’il n’y a point de scandale si on leur accorde la dispense. Au contraire, il sera réparé au moyen du présent mariage. Que pour ce, l’impétrante n’a point été ravie. Lecture à lui faite de sa déposition, a dit contenir vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquis.

Marie Jeanne Dufresne, impétrante âgée de vingt quatre ans ou environ, demeurant à Malincourt, laquelle après serment par elle prêté de dire vérité et enquise sur les faits de la déposition précédente, a dit qu’elles contiennent vérité, y a persisté et déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquise.

Fait les jour, mois et en que dessus.

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