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Contrat de mariage entre Philippe LEFEBVRE et Bonne LEMAIRE : 07-01-1713 [2E26-349]

Du sept de janvier mil sept cent et treize, par devant les notaires royaux, résidents à Cambrai soussignés, furent présent Philippe Lefebvre, veuf d’Elisabeth Rappe, demeurant au village de Cagnoncles, assisté de Toussaint Lefebvre son cousin d’une part. Bonne Lemaire, veuve de François Bury, demeurant à Cagnoncles, assistée de Toussaint Lemaire, maître tallendier demeurant à Cambrai son frère, et de Pierre François Lefebvre son parrain et cousin d’autre part. Et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre eux pour parler, qui de bref au plaisir de Dieu se fera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente et accorde, et avant qu’il y ait aucun engagement entre lesdits Philippe Lefebvre et Bonne Lemaire, futurs mariants, d’avoir convenu comme s’en suit.

Premièrement, quant est des biens et portement en ce mariage des futurs mariants, ils ont réciproquement déclaré s’en tenir pour contents et apaisés sans qu’il soit besoin d’en faire ici aucune déclaration ni spécification.

Convenu entre les parties qu’arrivant la mort de la future mariante sans délaisser enfant en ce mariage, le futur mariant demeurera propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires qu’elle délaissera, en payant les dettes, obsèques et funérailles, et sera obligé de retourner aux parents et héritiers plus proches d’icelle la somme de cent cinquante florins, monnaie de Flandres, payable savoir la moitié six mois après le décès d’icelle et l’autre moitié six mois après.

Ce autrement arrivant la mort du même futur mariant avant sa future épouse, à enfant ou non, icelle pourra librement, franchement et sans aucune charge de prendre sur les plus clairs et apparants biens qu’il délaissera la somme de cent et cinquante florins, monnaie de Flandres, pour son douaire prefix et conventionnel avec les habits, linges, bagues et autres choses ayant servi ou devant servir à ses corps et chef que son dit futur mari lui a assigné et assigne par ces présentes. Et au cas d’enfants, iceux auront telle part dans la succession de leur père que la coutume généralement donnera et suivant les dispositions qu’il en pourra faire.

Et au regard des acquets qu’ils feront et pourront faire constant ce mariage, ils appartiendront aussi à eux au profit de ce qui et ainsi qu’ils en disposeront.

A l’accomplissement desquelles clauses et conditions, les parties comparantes ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir, sur soixante sols tournois de peine & renonçant à choses contraires.

Ainsi fait et passé audit Cambrai les jour, an et par devant que dessus, après qu’il a été encore dit que le futur mariant devra fournir pendant sa vie à sa future épouse deux mencauds de blé annuellement, desquels elle pourra disposer au cas de non enfant comme elle trouvera convenir. Et de quoi faire, il l’autorise dès à présent et comme pour lors, et ce pendant ce mariage lesdits deux mencauds de blé n’auraient été fournis, la même future mariante ou ses héritiers pourra s’en faire payer par le même futur mariant ou par ses héritiers suivant les prix convenus de chaque année.

Suivent les marques et signatures de Philippe Lefebvre, Bonne Lemaire, Toussaint Lemaire, Pierre François Lefebvre, Toussaint Lefebvre, B.Watier (notaire) et A.Queulain (notaire).

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